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sens et la longueur des tiges peut être réglée au moyen d’écrous; on peut ainsi amener l'anneau de garde dans le plan du plateau mobile et le centrer exactement.
Le plateau fixe, qui a 19 cm. de diamètre, est placé au-dessous du premier, à une distance variable; un support à trois vis calantes permet de régler le parallélisme. Ce support est traversé par trois tiges d’ébonite qui soutiennent le diélectrique ; elles sont maintenues par des vis de serrage, de sorte qu'on peut les élever ou les abaisser pour rendre la lame isolante bien parallèle aux plateaux. De part et d'autre de cette lame, on laisse des épaisseurs d'air aussi faibles que possible; on est cependant obligé de laisser au-dessus un petit espace pour les oscillations du plateau mobile.
La cage ordinaire de la balance a été divisée en deux parties par une cloison verticale, perpendiculaire au fléau, qui sépare l’appareil électrique du plateau destiné à recevoir les poids. La première partie de la cage renferme des matières desséchantes.
Les appareils destinés à fournir la charge électrique sont à peu près les mêmes que dans la première partie de ce travail, mais la bobine de Ruhmkorff a été remplacée par une autre, de construction plus récente, donnant deux centimètres d'étincelle; elle est actionnée par six éléments Bunsen. L'un des pôles de cette bobine communique avec le plateau fixe et avec l’armature intérieure d’une jarre dont la capacité est, suivant les cas, 70 à 150 fois plus grande que celle du condensateur formé par les plateaux. L'autre pôle, l’armature extérieure de la jarre, le plateau mobile et le fléau de la balance sont reliés au sol. Je me suis assuré que les résultats ne varient pas, soil lorsqu'on intervertit la communication des deux plateaux, soit lorsqu'on supprime la jarre, qui était destinée à mieux assurer la constance de la différence de potentiel.
J'ai employé des plaques de soufre, de paraffine, d'ébonite et trois liquides, le pétrole, l'essence de térébenthine et le sulfure de carbone. Les lames de soufre et de paraftine ont été obtenues par fusion, comme je l'ai indiqué plus haut, et leur épaisseur a été mesurée par le même procédé.
La distance totale des deux plateaux est aussi mesurée au cathétomètre, en cinq points différents, et l’on prend la moyenne.
Les liquides sont placés dans une cuve en glace mince, reposant aussi sur les trois tiges d’ébonite, et leur épaisseur, qui n’est jamais égale à
NN à
la profondeur totale de la cuve, est mesurée au cathétomètre. Le diamètre de la cuve et celui des plaques solides est supérieur à celui du plateau fixe,
Le diélectrique, lorsqu'il est solide, est placé dans la cage, réglé et abandonné pendant plusieurs jours dans l'appareil fermé pour lui laisser le temps de perdre toute trace d'électricité. La balance contenant une tare un peu trop faible et toutes les pièces communiquant avec le sol, j'achève d'établir l'équilibre avec un poids p. Je charge le plateau fixe et j'établis de nouveau l'équilibre avec un poids P. Je remets ce plateau en communication avec le sol, et j'équilibre encore par un poids p'. Je représente l'attraction des plateaux par
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