‹ Recherches sur les diélectriquesChapitre 32 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° J'ai étudié, à l'aide de la balance de Coulomb, l'effet produit par l'interposition d’un diélectrique, solide ou liquide, à faces parallèles, dans un champ dù à un seul point électrisé.

2° Cet effet est le même, au moins dans les limites de mes expériences» que si le diélectrique d'épaisseur e était remplacé par une épaisseur d'air e — à

3° La distance à peut être mesurée sur les courbes qui représentent les expériences ; constante pour une même lame, elle paraît proportionnelle à l'épaisseur et dépend de la nature de la lame ; elle peut donc être représentée par 2—e f(x).

4 Après avoir calculé f(k) au moyen de la relation précédente, j'ai essayé diverses formules empiriques choisies de façon à annuler f(k) pour À — 1 et à donner des valeurs identiques pour À—2. Toutes ces formules conviennent également : en particulier, la forme

ra

donne pour À des valeurs très concordantes. Une autre forme

montre que l'effet produit est le mème, dans les limites de mes expériences, que si la lame diélectrique d'épaisseur e était remplacée par une épaisseur d’air -

5e La discussion faite en partant de la loi de Coulomb conduit aux mêmes résultats.

6° J'ai étudié l'attraction de deux plateaux parallèles séparés soit par

l'air, soit par un diélectrique solide ou liquide non en contact intime avec leur surface. J'ai vérifié que cette attraction est conforme à la for-

Er De mule connue. En particulier, lorsque la somme des épaisseurs d'air de part et d'autre de la lame isolante devient négligeable, le rapport des attractions avec ou sans diélectrique est représenté par >.

7 Cette dernière expérience fournit pour la mesure de la constante diélectrique une méthode très simple et très pratique.

Vu et approuvé :

Paris, le 16 mai 1893.

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