IV. INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
Introduction
Ce travail est le premier d’une série d’études — pour lesquelles le matériel est déjà réuni et en partie examiné — que j'espère pouvoir publier sur les Diptères parasites des Arthropodes. Les espèces dont il s’agit appartiennent pour la plupart aux groupes des Dexünes et des Tachinaires : elles sont, à l’état larvaire, de véritables parasites internes. Toutefois, le groupe des Sarcophagines, étudié ici, ne comprend qu'un nombre relativement limité de parasites dans ce sens, la majorité des espèces qu'il renferme étant ou des saprophages ou des commensaux des larves des Hyménoptères mellifères où prédateurs. J'ai cru devoir m'occuper de ces Mouches, non seulement parce qu'un bon nombre d’entre elles sont généralement placées parmi les Tachinaires, à cause de certains caractères de l'adulte, mais aussi parce que, au point de vue éthologique, elles se trouvent, pour ainsi dire, à mi-chemin entre les Diptères à larves libres et les entomobies typiques. Pour cette raison, l'étude du groupe constitue, en quelque sorte, une bonne introduction aux travaux sur les Tachinaires, puisqu'elle fournit des bases de comparaisons intéressantes au point de vue biologique. Afin de faciliter les comparaisons de ce genre, j'ai commencé par déerire d'une façon assez détaillée un représentant d’un des prineipaux groupes des Sarcophagidæ (Miltogramma punctatum Meig.); et j'ai considéré ensuite, aussi sommairement que possible, en nr'efforçant de suppléer aux descriptions par des croqus des particularités anatomiques intéressantes aux points de vue biologique et systématique, les autres espèces du groupe dont j'ai pu examiner des stades larvaires.
J'ai fait ensuite ressortir, dans la partie systématique, l’importance des caractères larvaires pour l’arrangement taxonomique des genres du groupe; et j'ai terminé par un exposé de nos connaissances actuelles sur les habitudes des larves des Sarcophagines.
Le matériel qui a servi à cette étude provient de diverses localités des Etats-Unis et d'Europe. Une bonne partie est sortie des collections de Diptères de l’Université de Cambridge et du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, où l'autorisation d’utili-
ser des riches matériaux m'a été accordée grâce à l'amabilité de MM. les Professeurs J. Stanley Garpiwer et Bouvier qui m'ont accordé, dans leurs laboratoires, la plus large hospitalité, À Cambridge, MM. Scorr et Bazrour-Brownr, du département d'Entomologie, à Paris, M. Sécu, Préparateur au Muséum, m'ont fourni à maintes reprises des renseignements utiles et un encouragement précieux. É
La préparation de ce mémoire a été faite au Laboratoire d'Évolution des Etres organisés de l'Université de Paris où M. le Professeur Cauizery à bien voulu m'accepter comme travailleur, en 1913, sur la recommandation de M. Paul MarcraL. Je l’en remercie très vivement, ainsi que des conseils qu'il est toujours prèt à fournir à ses élèves. J’ai eu l'avantage de suivre pendant plusieurs années l’enseignement du Läboratoire d'Évolution et d’y vivre dans une atmosphère que l’on trouve dans très peu d'établissements scientifiques. Non seulement, et malgré ses apparences le Laboratoire d'Évolution offre aux travailleurs des ressources techniques dont la richesse tient plutôt à une excellente organisation qu'à des crédits abondants, mais encore et surtout 1l mculque à ses élèves un principe qui double l'intérêt du travail biologique, à savoir, dans toute observation de chercher le point de vue général. C'est là, on peut dire, la véritable méthode biologique, méthode dont les travaux bien connus de M. Et. Rapaup constituent des exemples saisissants. C’est donc avec le plus grand plaisir que je saisis cette occasion d'offrir à MM. les Professeurs du Laboratoire d'Évolution mes meilleurs remerciements.
Pendant mon séjour à Paris, j'ai eu l’occasion de travailler à côté de M. David Keiui, dont on connait les nombreux travaux sur les larves de Diptères : et 1l m'a fait souvent profiter de ses larges connaissances sur ces matières. J'ai été aussi souvent aidé et encouragé par les deux savants dont les travaux remarquables constituent les bases de nos connaissances sur les Tachinaires ef dont la mort récente a été üne si grande perte pour l'Entomologie : M. le Dr. Niecsex et le R. P.J. Panrez S.J.
Enfin, un grand nombre des dessins — et les meilleurs — qui figurent dans ce travail m'ont été préparés avec une patience inépuisable par ma femme.,Sans son aide je n'aurais pas pu terminer ce travail dans le temps dont je disposais. Je tiens donc à lui exprimer ici ma profonde reconnaisance,