‹ Recherches sur les écrans électromagnétiques et l'influence de la fréquence sur l'énergie dissipée dans l'aimantationChapitre 31 sur 35 · C. Fil de · texte numérisé non relu

C. Fil de

fermées représentant la variation pendant une période du flux d’induction total , en fonction de l'intensité du courant magnétisant; elles ont été construites en prenant

pour ordonnées les valeurs de > c’est-à-dire des nombres

comparables entre eux pour un même noyau, comme nous

l’avons vu plus haut (celles dont je me servais pour Ja M. 5

66 CH. MAURAIN.

mesure de l’aire des courbes étaient naturellement construites à une plus grande échelle). Jai ajouté aux courbes relatives aux cinq séries d’expériences précédentes celles qui correspondent, pour chaque noyau, à la

Fig. 16.

D. Fil deo""5

E. Fil de o®"2

plus haute fréquence employée. On a ainsi les courbes relatives, pour chaque noyau, à la plus basse et à la plus haute fréquence, ce qui facilite les comparaisons. Variation dans la forme des courbes. — L'aspect des courbes se modifie d’une manière très nette: avec le noyau plein, le flux d’induction varie d’une manière à

Sr. d ; :

peu près uniforme, la courbe LE ne présentant aucune si-

nuosité ; le maximum du flux d’induction n’est atteint que longtemps après celui du courant; la courbe représentant les variations du flux d’induction a une forme arrondie ne rappelant aucunement celle de la courbe d’aimantation obtenue par des méthodes statiques. Avec le deuxième noyau nous trouvons une forme déjà notablement diffé-

DR d :

rente. Avec le troisième, la courbe . se déforme, et la

courbe représentant les variations du flux d’induction s’amincit près de ses extrémités. Enfin, avec les deux derniers noyaux nous relrouvons pour cette dernière courbe, en apparence du moins, tous les caractères de la courbe d’aimantation statique; cependant le maximum du flux d’induction est toujours en rétard sur celui du courant : nous reviendrons plus loin sur l’étude de ce retard.

Ces variations s'expliquent facilement par l’action des courants induits : lorsque le noyau est compact ou formé de fils assez gros, les courants induits étant très développés donnent une certaine importance relative au terme ZM ? qui figure dans l'expression à + EM? de w; de plus le retard du champ dans les couches intérieures est alors considérable, de sorte que les valeurs de B, dont il faut prendre la moyenne, sont réparties dans un large intervalle : de là la variation uniforme de o.

L’intensité des courants induits augmente avec la fréquence; de là les variations qui se produisent dans Ja forme des courbes correspondant à un même noyau et à différentes fréquences, variations qui sont nettes surtout avec le troisième noyau ( Jig. 15, C).

Forme du courant. — Dans chacune des expériences, la courbe représentant les variations du courant pouvait être construite parspoints. Il n'y a pas de diflérence sensible entre les courbes correspondant à un même noyau el à différentes fréquences, de sorte que les limites entre lesquelles variait le champ sont restées à peu près les mêmes. La forme des courbes varie avec les diflérents noyaux; dans la /ig. 14 on a réuni les courbes correspondant aux cinq séries d'expériences dont les résultats numériques ont été donnés plus haut; on voit qu’elles sont d'autant plus régulières qu'elles correspondent à un milieu plus compact; la réaction des courants induits dans le fer end à niveler les irrégularités du courant et à rapprocher sa forme de la sinusoïde théorique; c'est à cette action des

68 CH. MÂAURAIN.

courants induits qu'est due la régularité des courbes du courant que nous avons obtenues dans la première Partie de ce travail, ces courants s’établissant avec une grande intensité dans les écrans de cuivre ou de fer employés. Variation de la chaleur créée et du flux d’induction maximum. — Le Tableau suivant résume les variations de l'aire des courbes fermées représentant les variations du flux d’induction en fonction de l'intensité du courant magnétisant; celte aire représente, comme nous l'avons vu, la somme des quantités de chaleur créées par la variation de l’aimantation et par les courants induits; les réductions étaïent opérées comme on l’a dit, de sorte que, pour un même noyau, les résultats indiqués sont rapportés aux mêmes unités; on a d’ailleurs, dans une seconde colonne, donné les valeurs relatives de l’aire S et du flux d’induction maximum ®, rapportées, pour les deux premiers noyaux, à la première d’entre elles, et, pour les autres, à la moyenne de toutes les valeurs. (L’allure des résultats montre suffisamment pourquoi on a opéré ainsi.)

1° Noyau plein.

18,35 GE SSI 1082 I 20,93 6,795 0,995 1,477 0,933 24,39 6,08 0,890 1600608077 26,91 500938007870 1327807030 SR 5,235. 0,500 1,165 "0730 36,98 4,798 0,702 1,077. 0 08 50,49 4,086 0,599 0,890 0,563 54 ,o1 BF 014 0070 0,920 0,581

2° Noyau de fils de 2"",68.

2100 HS948 ur MODE

N. sr D.

3° Noyau de fils de 1,57.

20,43 ,.3,441 0,946 Oo r;o8t 1,041 27,64 3,608 0,986 1,085 1,046 36,41 3,578 0,983 1,033 0,996 . 36,6r 3,770 1,036 1,034 0,997 42,84 S7STIR AIN O2 7 1 OO O1 Ho 3,692" 1,015 0,989 0,953 os 3:00000:078 0,964 9,930

4° Noyau de fils de o"",5.

19,05 2,765 1,004 0,835 0,990 20,38 2,636 0,997 0,856 1,025 21,36 DOBINO; 077 0,834 0,989 24,36 2,589 0,979 0:824 0,977 26,77 2 O7 02 0,843 0,999

27 DÉGOANERN 0,862 1,022 27,08 2,666 1,008 0,862 1,022 31,74 2,675 roro 0,879 1,053

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