‹ Recherches sur les écrans électromagnétiques et l'influence de la fréquence sur l'énergie dissipée dans l'aimantationChapitre 6 sur 35 · RECHERCHES SUR LES ÉCRANS ÉLFCTROMAGNÉTIQUES · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LES ÉCRANS ÉLFCTROMAGNÉTIQUES

rants induits circulaires, dont l’action s'oppose à celle du champ primitif ; si l’on supposele cylindre de longueur infinie, le champ a la même valeur en tous les points de la cavité intérieure; soit H/ sa valeur moyenne pour un de ces points, et H a valeur moyenne du champ à la surface extérieure du cylindre; si les courants induits

es H U 5 , n in Ye : 9 Ne AS n’existaient pas, le rapport serait égal à l'unité; mais, !

x = ne ; H à cause de leur action, H' est inférieur à H; le rapport re

; Tr H ; est done plus petit que 1; la quantité mir a nulle en lab-

sence des courants induits, sera, lorsque leur action s'exercera, une quantité d’autant plus grande que cette action

protectrice sera plus intense : pour simphfier le langage je

a, . : Le H désignerai dans la suite la quantité 1 — 57 sous le nom de

protection due à un cylindre.

Nous chercherons d’abord à nous rendre compte de l’allure générale du phénomène, et nous verrons ensuite

comment les résultats s'accordent avec ces prévisions.

II. — Mopk D'ACTION DES ÉCRANS ÉLECTROMAGNÉTIQUES. o Cond : onéti M Lintenaité de I onducteurs non magnéliques. intensité des

courants induits, de laquelle dépend la protection, augmente avec la conductibilité ; elle angmente aussi avec la fréquence, car plus celle-ci est grande, plus la force électromotrice induite est considérable. La protection sera conc d'autant plus grande que la fréquence sera plus élevée et la conductibilité du eylindre plus considérable ; elle sera d’ailleurs indépendante de l'amplitude du champ magnétique variable, le mode de répartition des courants induits ne dépendant aucunement de amplitude.

2° Conducteurs magnétiques. — À conductibilité égale, un conducteur magnétique sera meilleur écran qu'un con-

[e] CH, MAURAIN.

ducteur non magnétique, parce que, le flux d’induction étant plus grand dans le premier, les courants induits y seront plus intenses.

D'ailleurs, l'intensité du champ, qui ne jouait aucun rôle dans le cas précédent, acquiert ici une grande importance, à cause de la variation de la perméabilité magnétique, qui croît rapidement avec le champ, atteint un maximum très nec et décroîl ensuite de plus en plus lentement.

Si les variations périodiques du champ H restaient localisées entre deux valeurs voisines H, et H,, la protection suivrait à pen près la même marche que la perméabilité ; pour des valeurs suflisamment élevées de H, et de EH, la perméabilité tendant vers l'unité, le fer se comporterait comme une substance non magnétique de même conductibilité.

Mais en général les choses ne se passent pas ainsi, parce que les champs variables, produits par des courants alternatifs, oscillent entre des valeurs égales et de signes contraires, de sorte qu'on a à considérer non une valeur à peu . près constante de la perméabilité, mais des valeurs différant entre elles d’une façon très considérable; il est d’autant plus difficile de connaitre exactement ces variations de la perméabilité que cette quantité dépend non seulement de la valeur du champ à un moment donné, mais encore des valenrs antérivures, et est ainsi mal définie.

On peut cependant prévoir approximativement le mode d'action d’un écran dans ces conditions : appelons + H,, les limites entre lesquelles varie le champ; lorsque ET ne comprend pas la valeur du champ correspondant au maximum de la perméabilité, la valeur moyenne de celleci pendant une période croit avee H,,; elle continue à croître lorsque le maximum est dépassé, mais atteint elle-

même un maximum et décroit ensuite, puisque, en aug-

mentant suffisamment H,,, on arriverait à une variation pendant la plus grande partie de laquelle la perméabilité aurait une valeur décroissante. La protection devra donc croitre d’abord en fonction de H,,, présenter un maximum, puis décroître, ses variations étant beaucoup moins accentuées que celles de la perméabilité.

On peut opérer dans des conditions plus simples de la façon suivante : le champ est la somme d’un champ constant produit par un couravt continu et d’un faible champ variable produit par un courant alternatif; en laissant ce dernier fixe, et en faisant varier l’intensité du courant continu, On peut arriver à placer les variations dans telle région qu’on le veut de la courbe de perméabilité.

De plus, la variation de la perméabilité influe sur la manière dont se comporte un écran, le champ périodique utilisé restant le nième, lorqu’on fait varier l'épaisseur de l'écran ou la fréquence du courant alternatif employé.

En effet, l'amplitude du champ magnétique diminue à parür de la surface extérieure de l’écran, à cause de l’action protectrice des courants induits, et de façon différente suivant la valeur de amplitude à la surface : si cette valeur est inférieure à celle du champ qui correspond au maximum de laperméabilité, la valeur moyenne de la perméabilité diminuera de plus en plus à parür de Ja surface, tandis que, dans le cas contraire, la perméabilité moyenne augmentera d’abord pour diminuer ensuite.

Lorsque la fréquence varie, la rapidité de la décroiïssance du champ variant par là même, on pourra, pour une même épaisseur de l'écran, avoir ou non les deux phases précédentes dans la variation de la perméabilité moyenne.

J'ai cherché, en étudiant plus particulièrement linfluence de la fréquence, à vérifier les conclusions pré-

cédentes.

8 CH. MAURAIN.

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