Résultats spectroscopiques
Les mesures de vitesses radiales de la composante la plus brillante du système double correspondent à une époque moyenne voisine de 1912 (£ = 1752).
Jorpan est conduit à deux solutions possibles de première approximation ; la première avec :
w — 90° donne e — 0,022 + 0,020
et la seconde avec :
RS LR A AT RE TS RUE || in A ee MR
w — 180° donne e — 0,061 + 0,022
JorDAN adoptant la seconde hypothèse aboutit finalement par les moindres carrés à la solution définitive :
= A4" 7+,009,9 ez—1,0,052 +:0,085
Partant de l’hypothèse d’une rotation des apsides, cette solution ne peut satisfaire aux derniers éléments photométriques de Herrerica cités plus haut. Nous trouvons graphiquement qu'ils donnent pour l’époque de JoRDAN :
ARRET NES Et ON A ete 0015
w concernant la composante brillante du système ; la dernière valeur correspond à une rotation rétrograde des apsides.
Les résultats photométriques et speciroscopiques étant loin de s’accorder, nous avons repris le problème en partant de.la solution primitive suivante [56] :
PSE 19529
T, = J.J 2419449518 (Passage au périastre) © = 90°
K = + 67 Km. p.s.
y = — 40 Km. p.s.
puis nous avons appliqué numériquement sur les observations de Jorpan la méthode
M y ee
de ScuresiNGer, telle que nous proposons de Ja simplifier (chapitre IV, paragraphes I et 2). Nous aboutissons ainsi à la solution définitive :
Pr 42119625
BtÆ—r00TS T, = J.J.2419449,604 (Passage au périastre) (20
K = +68 Km.08ps.
y = —41 Km. 00 p.s
dans laquelle les quantités e et w diffèrert peu de celles déduites précédemment des mesures photométriques, dans le cas d'une rotation rétrograde de la ligne des apsides.
D'après notre solution, le milieu de l’éclipse photométrique serait en retard de 19 minutes sur la phase spectroscopique où les deux composantes sont dans la direction du rayon visuel. Dans la solution de Jorpan, le décalage atteignait 50 minutes en sens inverse.
Une rotation rétrograde des apsides ne peut pas s'expliquer par l’aplatissement des pôles de Tisseranp ou l’effet de marée de Russezz ;: mais nous oblige à admettre une translation en sens rétrograde du système double autour d'un troisième corps. Nous sommes ainsi qualitativement en accord avec les travaux de A. DE Sirrer ; ce dernier étant parti de l'hypothèse de translation du système double, alors que nous avons adopté celle de rotation des apsides. Nous sommes porté à conclure que les deux hypothèses ont leur part de vérité. Il resterait à résoudre le problème en associant ces deux hypothèses ; mais malheureusement il y a pénurie de documents. Nous ne connaissons qu'une seule série de mesures spectroscopiques. Plusieurs suffisamment espacées seraient nécessaires pour préciser la rotation des apsides et le changement de vitesse radiale du système double ; il faudrait également qu'elles soient associées à de très bonnes mesures photométriques. Nous nous bornerons à souhaiter que ces documents existeront dans des temps à venir.