MS
arquées, les deux ou trois antérieures en chevron aigu, inéquilatérales, cloisons saillantes ou planes, ouverture ronde.
Figure 26. Base semblable à celle du Cristellaria triquetra, pl. IX, fig. 26; toutes les cloisons sont costellées.
Figures 27 et 28. Base identique au Cristellaria doliolum, pl. IX, fig. 29; figure 27, les loges sont saillantes et les cloisons ne sont pas costellées dans le jeune âge ; figure 28, les loges ne sont pas saillantes et les cloisons sont planes et simplement épaisses.
Localités : Fontoy et les environs de Longwy, couches 11 et 13; fort rare.
Troisième Division.
Base distincte, non enroulée.
FLABELLINA OOITHICA, Terq., pl. XXIV, fig. 20. Cristellaria instabilis, Terq., pl. XVIIL, fig. 10.
F. testa elongata, compressa, lœvigata, loculis prominentibus, basis quinque primis loculis sphæricis, in arcu dispositis, postice et ventro alios involutantibus, sequentibus arcuatis, transversalibus, duobus anticis angulatis, regularibus.
Coquille allongée, comprimée, lisse, formée de loges saillantes ; base formée de cinq premières loges sphériques, disposées en arc enveloppant le côté postérieur et le ventral, loges de la crosse arquées et transversales, deux loges antérieures en chevron, régulières, résorbant en partie deux loges de la crosse.
Les loges basales sphériques rapprochent cette coquille de la série des Cristellaires figurée planche XVIIT; mais leur disposition en arc le long du côté ventral en ferait une nouvelle variété, comme elle constitue une nouvelle espèce de Flabelline, par cette disposition de la base et la résorption des loges supérieures de la crosse.
Cinquième Division.
Base douée d’un demi-tour de spire.
Loge initiale latérale.
Loge initiale recevant latéralement et par juxtaposition les autres loges. :
FLABELLINA SEMI-INVOLUTA, Terq., pl. XXIL, fig. 29 et 30 et pl. XXIV, fig. 1 à 10.
Cristellaria semi-involuta, Terq., pl. XI, fig. 4 à 30; pl. XI, fig. 1 à 30 et pl. XIHIL, fig. 1 à 24.
C. testa elongata, compressa, lœvigatd vel striis aut costulis ornata, loculis planis vel plus minusve prominentibus, transversalibus, loculo basili contiquis, vel in basim projectis, vel à basi involutis, vel basim involutantibus, loculo primo laterali, basi semi-involuta, anticis 1-7 angulatis, plus minusve brevibus vel productis aliosque involutantibus.
Coquille allongée, comprimée, lisse ou ornée de stries ou de côtes rayonnantes, formée de loges planes ou sail- Hantes ; loge initiale latérale, base munie d’un demi-tour d’enroulement , formée de loges transversales contiguës à la loge initiale et s’y appuyant ou projetées contre cette loge ou la recouvrant; loges antérieures, une à sept, en chevron, plus ou moins courbées ou allongées, régulières ou enveloppantes, plus ou moins inéquilatérales.
Planche XXIIT, figure 29. Coquille à base identique au Cristelluria semi-involuta, pl. XI, fig: 29; quatre loges en chevron, régulières, équilatérales, la dernière plus aiguë et plus étroite que les précédentes ;
Figure 30. Coquille à base identique à la Cristellaire. pl. XI, fig. 23, ornée de côtes irrégulières en arrière et
régulières en avant, une loge en chevron très-allongée et aiguë en arrière.
Planche XXIV, figure 1. Coquille vue par "A à base identique à la Cristellaire, pl. XI, fig. 29; quatre loges en chevron, régulières, égales ;
Figure 2. Coquille à coupe transversale ovale, à base identique à la Cristellaire, pl. XI, fig. 24; deux loges en chevron, régulières ;
Figure 3. Coquille à base identique à la Cristellaire, pl. XII, fig. 7; deux loges en chevron, régulières, allongées et acuminées ;
Figure 4. Coquille à base identique à la précédente; deux loges en chevron, la première en partie résorbée, la dernière très-longue, projetée jusqu’à la base et au contraire très-courte du côté dorsal ;
Figure 5. Coquille à base identique à la Cristellaire, pl. XI, fig. 5; une loge en chevron très-inéquilatérale;
Figure 6. Coquille ornée de très-fines côtes, à base identique à la Cristellaire, pl. XI, fig. 25; les premières loges planes, les trois antérieures saillantes, une loge en chevron très-inéquilatérale ;
Figure 7. Coquille ornée de fines côtes sinueuses, à base identique à la précédente, une loge en chevron lisse et - très-inéquilatérale ;
Figure 8. Coquille ornée de fines côtes simples en arrière, dichotomes en avant, à base identique à la Cristellaire, pl. XI, fig. 15 ; une loge en chevron inéquilatérale et une faible portion d’une précédente résorbée ;
Figure 9. Coquille ornée de fines côtes rayonnantes, régulières, à base identique à la Cristellaire, pl. XI, fig. 41 ; deux loges en chevron, régulières ;
Figure 10. Coquille ornée de côtes rayonnantes interrompues, à base identique à la Cristellaire, pl. XII, fig. 13.
Localité: Fontoy, couches 2, 3, 7, 9, 41; assez commun.
— Se —
FLABELLINA TETRAGONA, Terq., pl XXIV, fig. 11, a, b.
F. testa elongata, tetragona, compressa, transversim subacute ovata, costulis undulosis ornata, postice carinata, loculis numerosis planis, plus minusve irregularibus, basi quadriloculari, loculis ovalibus, sequentibus obliquis, duobus anticis angulatis, ultimo lœvigato, anticis angustiore, apertura ovali.
Coquille allongée, tétragone, comprimée, transversalement ovale, subaiguë sur le bord, ornée de fines côtes onduleuses, munie d’une carène enveloppant la partie postérieure ; formée de loges nombreuses non saillantes, plus ou moins régulières ; base formée de quatre loges ovales, les suivantes obliques, deux loges en chevron, la dernière lisse et plus étroite que les précédentes, ouverture ovale.
Localité : Fontoy, couche 41 ; fort rare.
FLABELLINA ANOMALA, Terq., pl. XXIV, fig. 12, a, b. Cristellaria anomala, Terq., pl. XIE, fig. 27.
F. testa elongata, compressa, lœvigata, irregulari, basi carinata, loculis planis, basis primis tribus triangularibus, aliis obliquis quadrangularibus, ultimo angulato, producto, irregulari.
Coquille allongée, comprimée, lisse, irrégulière, munie d’une carène à la base ; formée de loges non saillantes, les trois premières de la base triangulaires, placées sur le même plan, les autres empilées en crosse, obliques, quadrangulaires, la dernière en chevron très-allongée, irrégulière, ouverture ovale.
Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.
FLABELLINA INSTABILIS, Terqg., pl. XXIV, fig. 43, a, b, et 14, a, b.
Cristellaria instabilis, Terq., pl. XVE, fig. 3.
F. testa elongata, compressa, spatulata, lœvigata, trans-
versim recta vel excavata, loculis numerosis, prominentibus, basis primis duobus vel quatuor ovalibus, aliis obliquis, anterioribus 7-8 angulatis, regulariter crescentibus.
Coquille allongée, comprimée, en forme de spatule, lisse, à côtés parallèles ou excavés, formée de loges nombreuses, saillantes, base formée de loges ovales, dont deux juxtaposées, ou quatre superposées deux à deux, les autres obliques, plus ou moins triangulaires ou quadrangulaires, loges en chevron, sept ou huit, croissant régulièrement.
Localité : Fontoy, couche 9; fort rare.
FLABELLINA PONDEROSA, Terq., pl. XXIV, fig: 15, @, b. Cristellaria instabilis, Terq., pl. XVII, fig. 23.
F. testa abbreviata, ovata, compressa, lœvigata, loculis irregularibus, prominentibus, basis primis tribus, mediano sphœrico, utrinque ovato-acuto loculo, sequentibus duobus arcuatis, transversalibus, anticis duobus angulatis, uno parvulo triangulari, ultimo amyplo, projecto, irregulari, apertura incisa.
Coquille courte, ovale, comprimée, lisse, formée de loges irrégulières, saillantes ; base formée de trois premières loges très-saillantes, l’une centrale sphérique et de chaque côté une loge triangulaire, les deux suivantes arquées, transversales, les deux antérieures en chevron, l’avant-dernière triangulaire, très-courte, la dernière large, allongée, irrégulière, ouverture munie de plusieurs incisions.
Localité: Fontoy, couche 4, fort rare,
Sixième Division.
Base douée d'un enroulement plus ou moins complet.
FLABELLINA HYBRIDA, Terq., pl. XXIV, fig. 16.
F. testa abbreviata, ovali, compressa, lœvigata, loculis
irregularibus, prominentibus, basis primo arcuato, producto, duos sequentes involutante, tertio sequenti basim projecto, duobus anticis angulatis, ultimo quam precedente añgustiore et minore, septis tribus anticis costula instructis.
Coquille courte, ovale, comprimée, lisse, formée de loges irrégulières, saillantes, base formée d’une loge allongée, arquée, enveloppant l'extrémité des deux loges suivantes, troisième loge de la crosse oblique, enveloppant l’extrémité de la loge basale, deux loges antérieures anguleuses, la dernière plus étroite et plus petite que la précédente, trois cloisons antérieures élevées et munies d’une côte carrée.
Cette espèce n’a pas de représentant identique parmi les Cristellaires, bien qu’elle appartienne à la division des coquilles à base non enroulée et enveloppant l'extrémité des loges de la crosse. La partie postérieure est accidentellement rugueuse.
Localité : Fontoy, couche 13; fort rare.
FLABELLINA TORTESTRIATA, Terq., pl. XXIV, fig. 17 à 19. Cristellaria instabilis, Terq., pl. XVI, fig. 15 et 26.
… F.testa elongata, compressa, subtriangulari, striis tortis,
radiantibus numerosis ornata, loculis numerosis planis, basis tribus primis sphæricis, juxtapositis, anticis vel posticis, sequentibus obliquis, arcuatis vel rectis, uno vel duobus anterioribus angulatis, acuminatis.
Coquille allongée, comprimée, subtriangulaire, ornée de fines stries rayonnantes, irrégulières, comme tordues, formée de loges nombreuses, planes; base formée de trois premières loges sphériques, juxtaposées, dirigées vers le eôté ventral ou le dorsal, loges de la crosse obliques, arquées ou droites, une ou deux loges antérieures en chevron à angle terminal subaigu.
Figure 17. Coquille munie d’une étroite carène à la base, les autres en sont privées.
Localité : Fontoy, couche 11; assez rare.
Septième Division. Base enroulée et douée d’une loge initiale centrale.
FLABELLINA CENTRO-GYRATA, Terq., pl. XXIV, fig. 21. Cristellaria centro-gyrata, Terq., pl. XVI, fig. 43.
F. testa elongata, lœvigata, loculis numerosis, prominentibus, primis internis sphæricis in gyro dispositis, aliis loculis basis externis triangularibus, aliis abliquis, quadrangularibus, tribus anticis angulatis, sensim crescentibus.
Coquille allongée, lisse, formée de loges nombreuses, saillantes, base complétement enroulée, formée à l’intérieur de loges sphériques, à l'extérieur de loges triangulaires, loges de la erosse obliques, régulières, quadrangulaires, les trois dernières en chevron, la première très-étroite, la dernière très-grande,
Localité : Fontoy, couche 7; fort rare.
FLABELLINA CENTRALIS, Terq., pl. XXIV, fig. 22, a, b. Cristellaria centralis, Terq., pl. XV, fig. 11 et 16.
F. testa elongata, lœvigata, loculis numerosis, prominentibus, basi involuta, loculo centrali sphærico, duobus externis sphæricis, duobus triangularibus, aliis arcuatis, transversalibus, in basim projectis, duobus anticis acute angulatis, productis, inœquilateralibus.
Coquille allongée, lisse, formée de loges nombreuses, saillantes, base complétement enroulée, munie d’une loge centrale sphérique, les deux suivantes sphériques, deux autres iriangulaires, loges de la crosse arquées, transver-
sales, projetées sur la deuxième loge de la base, deux loges antérieures en chevron à angle aigu, très-allongées, inéquilatérales.
La base à loges sphériques se rappor te, parmi les Cristellaires, à la figure 16 et les loges de la crosse à la figure 41.
Localité : Fontoy, couche 8; fort rare.
FLABELLINA AGGLUTINANS, Terq., pl. XXIV, fig. 23, a, b, et 24.
F. testa elongata, rugosissima, lapillos agglutinante, loculis numerosis, vix perspicuis, basi involuta, loculo uno centrali, aliis sphæricis in arcu dispositis, sequentibus concentrice arcuatis, duobus anticis angulatis, uno dimidiato, alio extenso.
Coquille allongée, très-rugueuse, agglutinante, formée de loges nombreuses, à peine visibles, base enroulée, formée d’une loge centrale et de plusieurs loges sphériques disposées en demi-cercle, loges de la crosse arquées, régulièrement concentriques, deux loges antérieures en chevron, lune résorbée à moitié, l’autre très-développée.
Figure 23. Loges de la base peu distinctes, celles de la crosse arquées et empilées.
‘ Localité : Fontoy, couches 13 et 14; fort rare.
FLABELLINA DUBIA, Terq., pl. XXIV, fig. 25, a, b, et 26.
F. testa elongata, ovata, transversim ovali, perlucida, porosa, loculis paucis, parwmper prominentibus, primo ovato-acuto, aliis angulatis, inœquilateralibus, apertura in angulo dorsali sita.
Coquille allongée, ovale, transversalement ovoïde, translucide et couverte de pores, formée de cinq loges légèrement saillantes, la première ovale-aiguë, les autres anguleuses, très- -inéquilatérales, ouverture Fe près de l’angle dorsal.
Nous sommes dans le doute sur l’exact classement de cette coquille; par sa forme générale et par la position de l'ouverture, elle semble appartenir aux Marginulines ; par la forme des loges en chevron et inéquilatérales, elle se rapproche des Flabellines.:
La figure 26 représente la coquille vue par transparence et plongée dans Peau.
Localité : Fontoy, couche 7; fort rare.
Genre HAPLOPHRAGMIUM, Reuss.
Coquille comprimée ou ronde, cristellariforme, formée de loges simples, d'une base enroulée, d’un empilement toujours vertical des loges de la crosse, de cloisons transversales, d’une ouverture unique à tous les âges et placée au centre de la dernière loge.
Reuss justifie ainsi la création de ce genre:
« Les espèces qui appartiennent à ce genre ont été rapportées tantôt aux Spirolina et tantôt aux Lituola, mais elles en diffèrent notablement, bien qu’elles possèdent la même disposition dans la COquille; celle-ci commence par une spirale, puis avec l'accroissement, elle prend une crosse droite, les loges se superposant en ligne verticale. Comme dans les Spirolines, les loges sont formées d'une chambre unique et communiquent par des ouvertures multiples. Maïs, indépendamment de lordre moins régulier dans la succession des loges, la coquille ne présente pas une surface lisse et une constitution calcaire; elle est, au contraire, rugueuse, siliceuse et agglutinante. Pour les Lituola, qui possèdent égale-
! Reuss. Foraminifères de la craie de Westphalie, Vienne (Autriche), 4860, p. 73 et 74.
ment une coquille siliceuse, les Haplophragmium en différent par la simplicité des chambres qui ne sont pas cloisonnées. En effet, dans les Lituola, les chambres sont partagées par. des cloisons nombreuses et irrégulières qui figurent ainsi des alvéoles; il résulte de là des caractères suffisants pour permettre la création d’un genre nouveau. »
Dans sa classification générale des Foraminifères, Reuss range ce genre dans la première division, comprenant les coquilles non poreuses et dans l'ordre des coquilles à test sableux et siliceux, famille des Lituolidées. | |
La constitution calcaire ou siliceuse, lisse ou rugueuse des coquilles, est d’un ordre tout à fait secondaire et ne saurait constituer un caractère générique ; nous avons, d’ailleurs, eu l’occasion de mentionner, pour le lias, des espèces calcaires ou siliceuses appartenant au même genre.
Par des motifs que nous ne saurions expliquer, nous voyons Reuss figurer un Lituola nautiloidea*, avec des coupes montrant des cloisons internes; puis, sur la même planche, un Haplophragmium irrequlare?, dont la coupe est, en tous points, identique à celles du Lituola; le même Haplophragmium * ainsi que le H. œquale * sont reproduits sur la planche suivante avec les mêmes caractères.
On cherche vainement un critérium qui permette de distinguer ces deux genres entre eux, et on est
‘ Reuss. Foraminifères de la craie de Westphalie, 1860, p.76, pl. X, fig. 5 à 8.
2? PI X, fig. 9, a, b.
3 PI. XI, fig. 4, 5.
4 D'ORBIGNY /Prodrome) mentionne cette espèce sous le nom de Lituola œqualis pour le terrain crétacé de l'Allemagne.
conduit, au contraire, à reconnaitre que les Haplophragmium représentés appartiennent véritablement aux Lituola.
H n’en est pas de même pour le Haplophragmium Humboldti ', qui montre une ouverture unique simple et placée au centre de la loge.
La description ne fait pas mention de la différence dans les caractères de l’ouverture, entre cette espèce et les précédentes.
Il est à regretter que Reuss n'ait pas eu l’idée de donner une figure par transparence pour montrer l'organisme intérieur de la coquille.
L'étude par transparence que nous avons faite de nos fossiles et que nous avons figurée pl. XXIV, fig. 28 et 30, nous a porté à modifier la manière de voir de Reuss, tout en admettant le genre qu’il a créé; nous croyons que ce genre doit venir près des Cristellaires, dont il possède les principaux caractères : 1° la base enroulée ; 2° les loges de la crosse empilées ; 3° l’ouverture placée sur la der-
niére loge.
Ien diffère: 4° par l’enroulement multiple de la base; 22 par la régularité et la verticalité de la crosse; 30 par l’ouverture qui, au lieu d’être à l’angle carénal, est toujours centrale.
Toutes les espèces publiées ont leur surface rugueuse ou agglutinante ; dans les unes la base est comprimée et la crosse est ronde ; dans d’autres, la compression est générale ; dans les espèces de Fon-
l Reuss. Foraminifères des terrains tertiaires de l'A llemagne, 1866, p. 5, pl. I, fig. À à 4.
Die Fcminifèren Anthozoen und ni sie des deutschen Septarienthones, Wien, 1866. :
toy, la surface inférieure est légèrement concave et la supérieure est bombée.
ze fait tendrait à démontrer que la coquille était parfois non soudée à un support, mais simplement fixée sur des Fucoïdes et dans le jeune âge seulement; d’autres fois, elle restait attachée pendant tout le développement de la crosse.
HAPLOPHRAGMIUM INFRAJURENSE, Terq., pl. XXIV, fig. 27 et 2% a, b.
H. testa elongata, rugosa, compressa, supra convexa, infra leniter concava, loculis numerosis, regularibus, basi terne involuta, externe loculis in basi rotundatis, aliis quadrangularibus, interne loculis primis sphæricis, sequentibus ovato-acutis, aliis transversalibus, arcuatis, utrinque subacutis, subæqualibus, apertura rotunda.
Coquille allongée, rugueuse, comprimée, convexe en dessus, légèrement concave en dessous, formée de loges nombreuses, régulières, base munie d’une spire formée de trois tours ; coquille vue en dessus, loges de la base arrondies, irrégulières, celles de la crosse quadrangulaires, régulières, subégales; coquille vue par transparence, loges de la base régulières, sphériques, les sept suivantes ovales-aiguës, loges de la crosse transversales, arquées, subaiguës à leurs extrémités, régulières, croissant fort peu, à cloisons très-épaisses ; ouverture ronde.
La figure 28 représente la Fortis vue par RERRARATERES et plongée sous l'eau.
Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.
HAPLOPHRAGMIUM FONTINENSE, Terq., pl. XXIV, fig. 29 et 30 a, b.
H. testa parvula, lapillos agglutinante, rugosa, compressa, supra convexza, infra leniter concava, loculis numerosis, externe basi regulariter terne involuta, loculis
anticis inœqualibus, interne loculis basis sphæricis, aliis acute ovalibus, septis latis, apertura rotunda.
Coquille courte, agglutinante, rugueuse, comprimée, convexe en dessus, légèrement concave en dessous, base munie d’une spire formée de trois tours; coquille vue en dessus, loges de la base rondes, régulières, loges de la crosse irrégulières ; vue par transparence, loges de la base sphériques, celles de la crosse ovales-aiguës, Fo
très-épaisses, ouverture arrondie.
La figure 30 représente la coquille vue par transparence
et plongée sous l’eau.
Localité : Fontoy, couche 11 ; fort rare.
Genre LINGULINA, d’Orbigny !
« Coquille libre, régulière, équilatérale, ovaleoblongue ou allongée, comprimée ; formée de loges comprimées, se recouvrant partiellement, à mesure de l’accroissement ; la dernière très-convexe, sans prolongement; axe fictif central, droit. Ouverture terminale, médiane, unique, en fente transversale sur la convexité de la dernière loge. »
« Rapports et différences. Par sa contexture, par la forme de ses loges un peu en recouvrement, ce genre se rapproche des Nodosaires; mais il s’en. distingue facilement, ainsi que de tous les genres de cette division, par son ouverture allongée, en fente transversale, au lieu d’être ronde. »
« Les Lingulines ne se sont montrées jusqu'à présent que dans les terrains tertiaires. Trois sont spéciales au bassin de Vienne, et une aux environs de Sienne. J’en connais deux vivantes, dont une, la
* D'ORBIGNY. Foraminifères du bassin tertiaire de Vienne (Autriche), 1846, p. 60.
— Ju —
Lingulina carinata, se trouve dans la mer Adriatique, aux îles Canaries et aux Antilles, et fossile à Vienne. »
Nous ne connaissons encore aucune espèce de ce genre dans le lias et nous en publions quatre pour l'Oolithe inférieure. . | |
Nous ferons remarquer et comme nous l'avons dit plus haut (p.311) que la diagnose du genre, empruntée en son entier à d’Orbigny, se rapporte complétement aux Frondiculaires, sauf l’ouverture en fente ; pour rendre cette similitude plus sensible on pourrait ajouter que les cloisons sont, comme dans les Frondiculaires, le plus souvent arquées ou même sinueuses, ainsi que les représente toute une série de Frondiculaires.
Ainsi ce n’est pas, comme le pensait d’Orbigny, des Nodosaires que se rapprochent le plus les Lingulines, mais bien des Frondiculaires dont elles possèdent la compression, l’'empilement vertical des loges et les cloisons en arc; nous ajouterons que la classification des espèces appartenant à ces deux genres n’est même possible, qu’autant que chaque échantillon est mis debout pour montrer la forme de l'ouverture, ronde ou en fente, qui seule peut servir à les distinguer. Aussi férons-nous pour les Lingulines, comme pour les Flabellines vis-à-vis des Cristellaires, et nous donnerons aux Lingulines le nom des espèces de Frondiculaires dont elles se rapprochent.
LINGULINA DENTALINIFORMIS, Terq., pl. XXV, fig. 1-3. Frondicularia dentaliniformis, Terq., pl. XXII, fig. 1-7.
L. nucleo elongato, ovali, lœvigato, compresso, postice plus minusve angustato, mucronato vel obtuso, transversim
ovato, loculis subplanis aut prominentibus, cs arcuatis vel sinuatis.
Moule allongé, avale, lisse, comprimé, transversalement ovale, à extrémité postérieure plus ou moins aiguë et mucronée ou obtuse, formée de loges subplanes ou saillantes, à cloisons sinueuses ou arquées.
Figure 1. Moule à cloisons très-sinueuses, coupe ovale subaiguë, extrémité mucronée ;
Figure 2. Moule à cloisons moins sinueuses, coupe ovale-arrondie, extrémité obtuse ;
Figure 3. Moule à cloisons arquées, coupe ovale, première loge sphérique.
Localité ; Fontoy, abondant dans toutes és couches, mais particulièrement dans les numéros 9, 10 et 11,
LINGULINA DOLIUM, Terq., pl. XXV, fig. 4 et 5. Frondicularia dolium, Terq., pl. XXII, fig. 9 à 12.
L. nucleo ovato, lœvigato, compresso, tranversim ovali, mucronato, loculis arcuatis, concentricis, circinatis, plus minusve regularibus, prominentibus, primo- ovato, elongato, ultimo rotundato.
Moule ovale, lisse, comprimé, comme cerclé, transversalement ovoiïde, formé de loges arquées, concentriques, plus ou moins régulières ou égales, saillantes, la première ovale-allongée, mucronée, la dernière arrondie.
Figure 4. Moule à 1ogés régulières, sauf la première allongée et rejetée sur le côté ;
Figure 5. Moule à loges irrégulières, la première ovaleoblique, la dernière très-grande, cloisons peu arquées.
Localité : Fontoy, couche 7; fort rare.
LINGULINA coRDiFoRMIS, Terq., pl. XXV, fig. 6.
L. nucleo brevi, lœvigato, compresso, cordiformi, transversim ovali, postice obtuso, antice rotundato, loculis qua-
= dd tuor, prèmis tribus parvis, planis in medio sinuatis, ultimo prominente, magno, profunde sinuato.
Moule court, lisse, comprimé, cordiforme, transversalement ovale, obtus en arrière, arrondi en avant, formé de quatre loges, les trois premières petites, planes, légèrement sinueuses dans le milieu, la dernière saillante, grande, profondément excavée.
- Localité : Fontoy, couche 9; fort rare.
LINGULINA TETRAGONA, Terq., pl. XXY, fig. 7-et 8.
L. nucleo elongato, ovato, lœvigato, transversim inœque tetragono, loculis regularibus, planis, primo hemisphærico, aliis transversalibus, quadrangularibus, ultimo : +otundato. ‘
Moule allongé, ide. lisse, transversalement inégalement tétragone, formé de loges régulières, planes, la première hémisphérique, les autres transversales, quadrangulaires, la dernière arrondie.
Figure 7. Moule régulièrement ovale, les premières loges très-petites ;
Figure 8. Moule spatulé, un peu rétréci en avant, toutes les loges sensiblement égales, la dernière comme tronquée.
Localité : Fontoy, couches 7 et 8; fort rare.
Genre GLANDULINA, d’Orbigny !.
« Coquille libre, régulière, ovoïde, globuleuse ; loges globuleuses, se recouvrant presque entièrement, à mesure que croit la coquille, sans laisser entre elles d’étranglement ; la dernière toujours convexe et prolongée; axe central droit; ouverture
* D’ORBiGny. Foraminifères du terrain tertiaire de Vienne (Autriche), 1846, p. 28. an ete
arrondie, petite, placée au bout d’un prolongement de la partie supérieure de la dernière loge.»
« Les Glandulines se distinguent des Nodosaires par leurs loges se recouvrant sur presque toute leur longueur sans laisser d’étranglements ; des Orthocérines par le prolongement de leur dernière loge. »
« Nous ne connaissons encore que six espèces de ce genre, deux de la mer Adriatique ; l’une d'elles, le Glandulina lœvigata (d'Orb.), se trouve encore fossile dans les terrains tertiaires des environs de Sienne (Italie) et de Vienne (Autriche) ; la troisième est de l'Inde; la quatrième et la cinquième, fossiles de l’Autriche, nous ont été communiquées par M. de Hauer; la sixième, de Maestricht. »
Reuss et divers auteurs ont publié neuf espèces de Glandulines pour les terrains tertiaires et PRESS de l’Allemagne.
Nous en avons indiqué six pour le lias dé la Moselle ; la localité de Fontoy n’en contient que deux espèces.
GLANDULINA TURBINIFORMIS, Terq., pl. XXV, fig. 9.
G. testa rotundata, brevi, lœvigata, turbiniformi, loculis quatuor, prominentibus, primo hemisphærico, duobus angustis, ullimo magno, tumido, breve acuminato.
Coquille ronde, courte, lisse, en forme de toupie, formée de quatre loges, légèrement saillantes, la première hémisphérique, les deux suivantes très-étroites, la dernière très-grande, renflée, à court prolongement.
GLANDULINA DUBIA, Terq., pl. XXV, fig. 10 et 11.
G. testa parvula, lœvigata, rotundata vel leniter com-
pressa, breve acuminata, loculis irregularibus, plus minusve prominentibus,conjunctis vel strangulatis,vel alterne planulatis, apertura rotunda.
Coquille courte, lisse, arrondie, ou très-légèrement comprimée, munie d’un court prolongement, formée de loges irrégulières, plus ou moins saillantes, étranglées, ou alternativement planes ou saillantes, ouverture arrondie.
. Ces coquilles, par leurs loges alternativement étranglées ou soudées, établissent le passage entre les Glandulines et les Nodosaires et peuvent indifféremment être rapportées à l’un ou l’autre genre.
Localité : Fontoy, couche 7, fort rare.
Genre CORNUSPIRA, Schultze !.
Coquille à test calcaire, compacte et muni de pores, enroulée en spire à tours multiples, en forme de Planorbe, égale sur les deux faces ou légèrement convexe et scalaire en dessus et concave en dessous, formée d’un tube uniloculaire, parfois muni d’un nucléus, ouverture grande, unique, terminale.
Parfois les tours ne sont que juxtaposés et la vue par transparence les montre cylindriques, parfaitement isolés; parfois ils se recouvrent jusqu'aux trois quarts et on les voit alors anguleux, par l’eflet de leur soudure. |
Ce genre, par son enroulement planorbiforme, se rapproche des Involutines* et en diffère par l'absence des demi-cloisons.
‘ SCHULTZE. Sur l’organisation des Foraminifères. Leipzig, 1854, p. 40, pl. IT, fig. 24 et 22.
? TERQUEM. Deurième mémoire sur les Foraminifères du lias. 1862. Introduction , p. 425 et 450, pl. VI, fig. 44, a, b, et fig. 22, a à d. :
Une espèce de ce genre s’est déjà présentée dans le lias de la Moselle, et il se peut que plusieurs autres qui y appartiennent aient été rangées parmi les Involutines. On comprend d’ailleurs combien il est difficile d'obtenir des coupes: bien nettes pour des coquilles d’une si petite dimension et dont la fossilisation a eu lieu par du calcaire spathique cristallin ou par de la silice; enfin la rareté de certaines espèces s'oppose à la répétition des expériences d'analyse.
Reuss, dans sa classification des Foraminifères, range le genre Cornuspira, quoique uniloculaire avec les Agathistègues, par le motif qu’il lui attribue un test calcaire, porcelané et compacte. Nous avons trouvé un caractère tout opposé et sur un très-grand nombre d'échantillons nous avons pu, avec un grossissement de quatre-vingts diamètres, constater la présence de pores et leur multiplicité.
Ce genre se trouve vivant sur les côtes de Mozambique, de Cuba, de l'Angleterre, de l'Écosse, etc. ; fossile dans les terrains tertiaires et crétacés de l'Allemagne, dans l’oolithe inférieure et le lias de la Moselle. | |
CORNUSPIRA GRANULOSA, Terq., pl. XXV, fig. 12, a, b.
C. testa nitida, perlucida, utrinque gramulosa, scutiformi, supra leniter convexa, infra concava, anfractibus seplem paululum supra prominentibus,. dimidiatim obtectis, ultimo angulo inferiore angustato.
Coquille brillante, translucide, couverte de granulations sur les deux faces, en forme de bouton, légèrement convexe en dessus, concave en dessous, formée de sept tours, se recouvrant à moitié, légèrement saillants en
dessus, non visibles en dessous, le dernier tour rétréci à l’angle inférieur et obtus.
Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.
CORNUSPIRA INFRAOOLITHICA, Terq., pl. XXV, fig. 43.
C. testa nitida, perlucida, lœvigata, planorbiformi, utrinque in medio leniter depressa, sæpe centro nucleato, prominente, anfractibus plus minusve numerosis, 7-16, apertura lata.
Coquille brillante, translucide, lisse, planorbiforme, déprimée également des deux côtés, souvent munie dans le centre d’un nucléus élevé, formée de tours plus ou moins nombreux, sept à seize, ouverture grande.
Nous avons représenté une coquille à tours multiples et munie de son nucléus.
Localité : Fontoy, commun dans toutes les couches, plus abondant dans les inférieures que dans les supérieures.
CORNUSPIRA PUNCTULATA, Terq., pl. XXV, fig. 14 à 16.
C.testa nitida, perlucida, supra leniter convexa, sensim scalariformi et lævigata, infra concava, radiatim tenue et stricte punetulata, anfractibus regularibus, plus mimusve numerosis 7-16, ultimo infra lœvigato, prominente, -apertura lata. |
Coquille brillante, translucide, convexe et légèrement scalaire, lisse en dessus, concave et ornée de granulations disposées en lignes rayonnantes en dessous, formée de tours réguliers, plus ou moins nombreux, sept-seize, non visibles en dessous, le dernier lisse et saïllant, ouverture grande.
Figure 14. Coquille à seize tours, vue en dessous ;
Figure 15. Coquille à sept tours, vue par la coupe ;
Figure 16. Coquille vue par transparence.
. Nous avons figuré cette dernière coquille qui, vue en dessus, porterait à croire qu’elle est formée d’une grande quantité de loges juxtaposées; vue par transparence et
sous l’eau elle montre que ces loges ne sont que du remplissage formé de petites sphères de sulfure de fer, et qu’il n’y a pas la moindre trace de cloison dans tout le développement du tube.
Localité : Fontoy, commun dans presque toutes les couches, très-abondant dans les inférieures, plus rare dans les supérieures.
CORNUSPIRA CONCAVA, Terq., pl. XXV, fig. 17.
C. testa lœvigata, utrinque concava, anfractibus 4-6, rotundatis, regulariter crescentibus.
Coquille lisse, concave des deux côtés, formée de quatre à six tours arrondis, croissant régulièrement. Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.
CORNUSPIRA ASPERA, Terq., pl. XXV, fig. 18, «, b.
C. testa utrinque aspera, supra leniter convexæa poris tubulosis, elatis, infra concava, poris planis instructa, anfractibus occlusis, ultimo rotundato, lœvigato.
Coquille rugueuse sur ses deux faces, convexe et munie de pores tubuleux en dessus, concave et munie de pores non saillants en dessous, enroulement régulier, tours de la spire non visibles, le dernier arrondi et lisse.
Localité : Fontoy, couches 8, 9 et 11; assez rare.
CORNUSPIRA OCCLUSA, Terq., pl. XXV, fig. 19 et 20.
C. testa lœvigata, supra leniter convexa, poris tubulosis, infra concava, poris planis, numerosis instructa, anfractibus occlusis, externo lato, lœvigato, circiter infra angulato.
Coquille lisse, légèrement convexe et munie de pores tubuleux, très-espacés en dessus, concave, arquée et munie de pores peu saillants et nombreux en dessous, irrégulièrement arrondie, plus large que haute, spire
d’enroulement cachée, dernier tour lisse, arrondi en dessus, à angle subaigu en dessous.
Genre LAGENA, Walker :.
Reuss a publié une monographie de ce genre (1862) et en a exposé la synonymie, en démontrant que Walker (1784) devait avoir la priorité sur tous les autres noms qui ont été produits: Oolina, d’Orbigny; Ovolina Bronn (Index), Ovulina, Ehrenberg, Miliola, Ehrenberg, Entosolenia, Ehrenberg, Williamson, Cenchridium, Ehrenberg, Amphorina, Phialina, Amygdalina, Costa; de plus, Flemming prend le genre de Walker et le convertiten Lagenula, comme Ehrenberg l’a fait pour la dénomination de d’Orbigny qu’il change en Ovulina. Quant au nom de Miliola d’Ehrenberg, il a été bien antérieurement appliqué par Lamarck pour désigner la famille des Agathistègues.
Le genre Entosolemia, Ehrenberg et Williamson, comprend des coquilles monostègues, dont l'ouverture se continue en un canal intérieur, cylindrique, qui descend jusque près du fond de la coquille ; on comprend que la présence de ce caractère ne peut être reconnue que dans les coquilles vivantes; extérieurement, les coquilles n’en montrent aucune indication, qu'elles soient munies d’un prolongement antérieur ou qu’elles en soient privées.
Reuss dit avoir examiné des coquilles possédant exactement la même forme et avoir constaté, dans les unes, la présence du canal interne, et dans d’au-
® WaLkER. Testæ minulæ, 1784.
tres, son absence ; il conclut de là que ce caractère générique est insuffisant pour le maintien des deux genres, et il réunit toutes ces coquilles dans le genre Lagena. ;
Faisant la revue critique des espèces publiées, Reuss n’admet aucune de celles que nous avons publiées pour le lias de la Moselle ; il les considère comme des fragments de Nodosaires, en s'appuyant principalement sur cette considération: que ce genre n'ayant commencé à se produire qu'avec le terrain crétacé, pour se continuer à travers les terrains tertiaires jusqu'aux époques actuelles, il ne saurait se trouver dans le lias.
Reuss donne la diagnose suivante du genre qu’il range de la sorte dans sa nouvelle classification :
Deuxième ordre. FORAMINIFÈRES A COQUILLES POREUSES.
À. Première Division. Coquilles vitreuses, calcaires, munies de pores très-fins.
Troisième famille, Rhabdoidea (Reuss).
Premier genre. Lagena.
Lagena testa libera, calcarea, nitida, subtilissime porosa, uniloculari, subsphærica, ovata, lagend vel fusiformi, superne acuta, aut in rostrum tenue producta, apertura terminali, rotunda.
D'Orbigny, art. Oolina*, attribue à ce genre les mêmes caractères, sauf le manque de perforations ; cômme rapports et différences, cet auteur ajoute: les Oolines ressemblent aux Orbulines, par leur loge percée d’une ouverture, mais elles s’en distinguent € par leur test vitreux, non criblé de pores à la sur-
‘ D'ORBIGNY. Foraminifères du terrain tertiaire de Vienne (Autriche), p. 25. :
; — 247 — face, et par l'ouverture placée à l'extrémité d’un prolongement ou même d’un long col. »
L'étude des espèces vivantes ou fossiles et même celles de l’Oolithe inférieure infirme ce jugement et porte, au contraire, à admettre les indications de Reuss. Par contre, cet auteur place les Orbulines, formées, comme les Lagena, d’une loge unique, à la fin de la famille des Rotalidées, dans la division B. Foraminifères à coquilles calcaires et munies de grands pores. Indépendamment des huit espèces liasiques que nous maintenons, nous possédons, de l’Oolithe inférieure de Fontoy, cinq espèces dont trois ne peuvent être distinguées de celles qui ont été déjà publiées.
Reuss est loin d'approuver Williamson dans ses procédés de détermination et d’avoir réuni tant de variétés à ses espèces typiques; il aurait désiré qu’on en eût fait autant d'espèces distinctes.
Dans un tableau synoptique, l’auteur expose la série des trente-sept espèces connues jusqu’à ce jour (1862), depuis le Gault jusqu'aux mers actuelles, avec l’indication de leurs passages à travers les différents terrains.
LAGENA VULGARIS, Will., pl. XXV, fig. 21 et 22. Lagena vulgaris, Will. Williamson. On the recent Foraminif. of Great-Brit, p. 4, pl. IL fig. 5 à 14. Lagena vulgaris, Will. Reuss. Mon. den Lag., p.32, pl. I, fig. 45; pl. IL, fig. 16 et 17.
L.testa lœvigata, tenue porosa, clavata, inferne inflata, oviformi vel sphærica, antice plus minusve longe producta.
Coquille lisse, couvérte de pores très-fins, en forme de
massue, renflée postérieurement, ovoïde ou sphérique, munie antérieurement d’un prolongement en forme de tube, parfois beaucoup plus long que la loge.
Les pores sont visibles avec un grossissement de quatre-vingts diamètres (fig. 21, b.)
La variété figure 14 a la loge sphérique et très-petite, proportionnellement au prolongement qui est quatre fois plus long.
Cette espèce se trouve vivante dans les mers profondes des côtes d'Angleterre, de l'Écosse et de la Norwége ; fossile dans les tévéiine tertiaires de l’Angleterre, de la Hollande, de lItalie, de la France, etc. M. d’'Huart nous a communiqué du sable de Beauchamps, dans lequel nous l'avons trouvée en très-grande abondance.
Localité : Fontoy, couches 2, 7, 10; fort rare.
LAGENA APICULATA, Reuss, pl. XXV, fig. 23 et 24. Lagena apiculata, Reuss, Monog. den Lagen., p. 318, pl. I, fig. 4 à 8, 10 et 11.
L. testa lœvigata, subtilissime porosa, elliptica vel ovoidea, postice magis quam antice ampliore, postice plus minusve mucronata, antice breve acuminata.
Coquille lisse, munie de pores très-fins et serrés, div tique ou ovoïde, plus renflée en arrière qu’en avant, terminée en nbte par une pointe plus ou moins allongée, et en avant par un court canal.
Les pores ne sont visibles qu’ avec un grossissement de deux cents diamètres.
Dans la variété figure 24, la partie postérieure est trèsfaiblement mucronée ; les pores sont plus grands et plus espacés que dans la figure 23.
Cette espèce se trouve fossile dans les terrains tertiaires et le Gault de l’Allemagne.
Localité : Fontoy, couches 5 et 10; fort rare.
LAGENA GLoBosa, Walk, pl. XXV, fig. 25 à 27.
Lagena globosa, Walk, Reuss. Monographie des Lagenaires, p. 318, pl. I, fig. 1 à 3.
Oolina lævigata, D'Orb. D’Orbigny. Voy. dans l’Amér. mérid. Foraminif., p. 19, pl. V, fig. 3.
Oolina simplex, Rss. Die Foraminif, und Entom. des Kreidemerg. v. Lemberg, p. 22, pl. EL fig. 2. Entosolenia globosa, Will., Williamson. On the rec. Foraminif. of Great-Brit, p. 8, pl. I, fig. 15 et 16. Miliola sphæroidea. Ehr., Ehrenberg. Micrologie, pl. XXIIT, fig. I. (Calcaire nummulitique des pyramides de Gysée.) Miliola ovum. Ehr. Ehrenberg. L. c., pl. XXVIL, fig. 4, (Craie de Meudon.)
L. lesta lœvigata, porosa, sphærica vel ovoidea, breve acuminata.
Coquille lisse et poreuse, sphérique ou ovoïde, munie d’un très-court tube antérieur.
Cette espèce, à forme si simple, ne présente aucun caractère spécifique qui permette de la distinguer de celles qui vivent dans les mers équatoriales et du nord, ou qui se trouvent fossiles depuis les grès verts jusque dans les terrains tertiaires.
Localité : Fontoy, couches 7, 10 et 11; fort rare.
LAGENA TENUIACULEATA, Terq., pl. XXV, fig. 28.
L. testa rugosa, nodulis rotundatis vel angulatis ornata, ovoidea, postice magis quaum antice ampliore, longe et tenuissime acuminata.
Coquille rugueuse, couverte de protubérances rondes ou anguleuses, régulièrement ovoïde, plus large en arrière qu’en avant, pourvue d’un long prolongement très-fin.
Cette espèce se rapproche du L. aspera, Reuss , par
* Reuss. Monographie des Lagenaïres, 1862. L. aspera, Reuss. De la Craie de Maëstricht, p. 555, pl. VI, fig. 84.
sa surface couverte de mamelons; elle en diffère par sa
forme plus régulièrement ovoïde et par son prolongement
en forme d’aiguille, qui manque dans l’autre espèce. Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.
LAGENA AGGLUTINANS, Terq., pl. XXV, fig. 29 et 30.
L. testa rugosa, lapillos agglutinante, ovoidea, postice magis quam antice ampliore, vel elliptica et utrinque œquali, acumine carente.
Coquille rugueuse, agglutinante, presque sphérique et plus large en arrière qu’en avant, ou elliptique et sensiblement égale à ses deux extrémités, privée du prolongement antérieur.
Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.
Genre Noposarra, Lamarck !.
« Coquille libre, régulière, droite, arrondie ou déprimée, conique ou cylindroïde, formée de loges globuleuses, distinctes, ne se recouvrant que sur une très-petite partie de leur surface et laissant entre elles un profond étranglement , la dernière toujours convexe, souvent allongée ; axe fictif droit. »
L'étude de ce genre ne nous ayant présenté rien de remarquable, nous avons maintenu la diagnose en son entier, telle que d’Orbigny l’a établie.
Quelques coquilles tendent parfois, parune courbure accidentelle, à se rapprocher des Dentalines, mais elles en diffèrent par leur ouverture toujours centrale.
Les Nodosaires paraissent avoir été fort rares aux époques anciennes, et l’on voit leur nombre augmenter à mesure qu’on se rapproche des temps
: D'ORBIGNY. Foraminifères du bassin tertiaire de Vienne (Autriche), 4846, p. 31.
actuels ; elles se montrent avec abondance vivant dans presque toutes les mers et à toutes les latitudes ; fossiles dans les terrains tertiaires et crétacés, où Fon en connait environ cinquante espèces ; pour l’oolithe inférieure, nous en donnons trois espèces avec quelques variétés; pour les trois étages du lias, nous en avons publié onze espèces.
NoDOSARIA FONTINENSIS, Terq., pl. XXVE, fig. 4 à 5.
N. testa elongata, nitida, costis 8-14, angulatis, quadratis ornata, loculis paucis 4-6, plus minusve strangulatis, sphæricis vel paululum elongatis, primo obtuso, ultimo attenuato, subacuminato vel sphærico.
Coquille allongée, brillante, ornée de huit à quatorze côtes élevées, anguleuses, quadrangulaires, formée de quatre à six loges plus ou moins profondément étranglées, sphériques ou allongées, la première obtuse, la dernière sphérique ou atténuée et subacuminée.
Figure 1. Coquille à loges légèrement ovales et faiblement étranglées ;
Figure 2. Coquille à loges ovales, étranglement “os prononcé ;
Figures 3, 4 et 5. Coquilles à loges sphériques, étranglement de prod.
Le passage des loges ovales plus ou moins allongées aux loges sphériques étant insensible, nous avons cru devoir réunir toutes ces coquilles en une seule espèce.
Localité : Fontoy, couches 7, 9 et 10; abondant.
NoDosARIA MUTABILIS, Terq., pl. XXVI, fig. 6 à 12.
N. elongata, nitida, formû mutabili, costis 8-16 elatis, angulatis ornata, loculis irregularibus, primo plus minusve sinuato, producto, vel sphærico et mucronato, als sphæricis vel elongatis.
Coquille allongée, brillante, très-variable dans sa forme,
ornée de huit à seize côtes élevées, anguleuses, formée de loges peu nombreuses, irréguhères, la première plus ou moins allongée, sinueuse ou piriforme, les autres sphériques ou ovales.
Figure 6. Coquille à première loge faiblement sinueuse, les trois autres sphériques ;
Figure 7. Coquille à première loge plus sinueuse, deux loges allongées ;
Figure 8. Coquille à première loge très-allongée, étranglée, une loge ovale-aigué ;
Figure 9. Coquille à première loge piriforme, les deux antérieures sphériques très-étranglées ;
Figure 10. Coquille à loge sphérique légèrement sinueuse et acuminée ;
Figure 11. Coquille à loge postérieure très-petite et allongée, la suivante très-grande et sphérique ;
Figure 12. Coquille à loge postérieure très-grande et mucronée, l’antérieure très-petite et sphérique.
Localité : Fontoy, couches 7, 9 et 14; fort rare.
NODOSARIA AGGLUTINANS, Terq., pl. XXVIIT, fig. 18.
N. testa elongata, recta, compressa, rugosa, lapillos agglutinante, loculis 4 prominentibus, primo rotundato, duobus subquadrangularibus, transversim ovalibus, ultimo obtuse ovato.
Coquille allongée, droite, comprimée, rugueuse, agglutinante, formée de quatre loges saillantes, croissant régulièrement, la première arrondie, les deux suivantes quadrangulaires, transversalement ovales, la dernière ovale-obtuse.
Le classement de cette espèce est très-douteux ; elle pourrait tout aussi bien figurer parmi les Frondiculaires et les Dentalines qu'avec les Nodosaires ; en tout cas, elle est remarquable par sa surface agglutinante, caractère fort rare dans tous les genres. |
Genre DENTALINA, d'Orbigny ‘.
« Coquille libre, régulière, équilatérale, allongée, arquée ou droite, conique ou déprimée, formée de loges globuleuses, souvent obliques, se recouvrant partiellement, la dernière toujours convexe et souvent prolongée ; axe fictif arqué, la convexité du côté opposé à l'ouverture ; celle-ci arrondie, terminale, le plus souvent sans prolongement et placée un peu de côté. »
Nous n’avons pas trouvé de caractères bien essentiels à ajouter à la diagnose établie par d’Orbigny qui, cherchant à distinguer ce genre des autres, nous à paru trop laconique, en ne le comparant qu'aux Marginulines ; « ces coquilles ont la convexité du même côté que l’ouverture. »
Nous avons trouvé les rapports et les différences beaucoup plus étendus:
4° Les Dentalines à coquilles droites (pl. XXVII, fig. 33; pl. XXVIIE, fig. 9 et 11) commencent comme une Marginuline etse terminentcomme une Dentaline;
2 Les coquilles à loges très-étranglées (pl. XXVII, fig. 44, 17 à 21) se rapprochent des Nodosaires et en différent par la tendance que possède l'ouverture à être excentrique et à se diriger du côté ventral ;
3° Les coquilles à cloisons transversales ou arquées (pl. XXVE, fig. 26 et 27; pl. XXVII, fig. 17 et 19)se rapprochent de certaines Frondiculaires et s’en éloignent par la disposition oblique de l’ouverture et la forme arrondie ou ovoïde de la coquille ; tandis que
? D'ORBiGNY. Foraminifères du bassin tertiaire de Vienne (Autriche), 1846, p. 4.
dans les Frondiculaires l'ouverture est toujours centrale et la compression équilatérale ; dE
4 Plusieurs Dentalines montrent une forme semblable à celle des Lingulines (pl. XXVIT, fig. 17 et 18) et en diffèrent par leur ouverture qui n’est pas en fente transversale.
Le genre Dentaline renferme, comme les autres genres, des formes typiques auxquelles viennent se joindre, avec une abondance extrême, des variétés et des dégénérescences ; pour faire leur étude, nous avons dû établir des groupes, faire un choix dans les formes et y joindre les principales variétés et même quelques cas de tératologie. Nous nous trouvons ainsi dans l'obligation de produire plus de cent figures, bien que nous en ayons encore retranché un grand nombre représentant des formes secondaires ou des passages intermédiaires.
Nous avons trouvé plusieurs espèces douées d’une très-grande taille et paraissant devoir être, après les Nummulines, les plus grandes coquilles parmi les Foraminifères. Le travail qu’exigent les marnes et leurs lexiviations multipliées n’ont pas permis de conserver ces coquilles dans leur entier ; mais leurs fragments, comprenant une ou plusieurs loges, atteignent une taille aussi grande, si ce n’est plus développée, que celle d'aucune autre espèce, bien que formée de dix à douze loges ; ces coquilles complètes pourraient posséder de dix à quinze millimètres de longueur ; nous signalons les espèces (pl. XXVI, fig. 29; pl. XX VII, fig. 4 et 27 ; pl. XXIX, fig. 2 et 7).
D'Orbigny indique ce genre vivant dans presque toutes les mers et dans presque toutes les latitudes ;
il le mentionne (Prodrome) fossile pour les terrains tertiaires et crétacés (quarante espèces): nous en
Vagner et Gumbel en ont indiqué quelques-unes dans
l’oxfordien de l'Allemagne ; enfin nous en avons fait connaitre soixante-dix espèces pour les trois étages
publions vingt espèces pour l’oolithe inférieure ; du lias.
Les divisions que nous avons établies se résument
dans le tableau suivant :
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Première Division.
Coquilles ornées de côtes élevées ou de stries.
DENTALINA FONTINENSIS, Terq., pl. XX VI, fig. 43 à 19.
D. elongata, recta vel arcuata, costis rectis, elatis, angulatis vel obtusis, 8-20 ornata, loculis regularibus, plus minusve strangulatis, sphæricis vel ovalibus, primo sphærico, aliquando lœvigato, ultimo obtuso vel breve acuminato.
Coquille allongée, droite ou arquée, ornée de huit-vingt côtes droites, élevées, anguleuses ou obtuses, formée de loges régulières, plus ou moins étranglées ou soudées, sphériques ou ovales, la première sphérique, parfois lisse, la dernière obtuse ou légèrement acuminée.
Figure 13. Coquille à huit côtes, loges soudées et sensiblement égales ;
Figure 14. Coquille à seize côtes, les trois premières loges sphériques, les deux antérieures ovales-allongées ;
Figure 15. Coquille à dix côtes, toutes les loges ovales et égales ;
Figure 16. Coquille à quatorze côtes, loges croissant régulièrement et légèrement étranglées ;
Figure 17. Coquille à douze côtes, loges rondes, sensiblement égales ;
Figure 18. Coquille à seize côtes dans le bas et à vingt côtes dans le haut, loges sphériques, la première lisse ;
Figure 19. Coquille à quatorze côtes, loges complétement sphériques.
Localité : Fontoy, couches 7, 8, 9, 10, 11, 13, 14; abondant.
DENTALINA UNDULOSA, Terq., pl. XXVI, fig. 20.
D. testa elongata, arcuata, costis undulosis, obliquis, interruptis ornata, loculis 6 dorso magis quam ventro
prominentibus, primis tribus sphæricis, septis transversalibus, tribus anticis obliquis, ultimo obovato, subacuminato.
Coquille allongée, arquée, ornée de côtes onduleuses, obliques, interrompues, formée de six loges plus saïllantes sur le côté dorsal que sur le côté ventral, les trois premières subsphériques, à cloisons transversales, les autres plus allongées, à cloisons obliques, la dernière ovale, subacuminée.
Localité : Fontoy, couche 8; fort rare.
DENTALINA SUCCINCTA, Terq., pl. XXVE, fig. 21 à 93.
D. testa elongata, recta, costis 10-16 elatis, rectis et regularibus, vel undulosis ornata, postice obtusa vel attenuata, uno vel loculis tribus prominentibus, ultimo obtuso vel producto, acuminato.
Coquille allongée, droite, ornée de dix à seize côtes élevées, droites, entières et régulières ou onduleuses et interrompues, obtuse en arrière ou atténuée, formée de trois à six loges, une seule ou toutes trois saillantes, la dernière obtuse ou rétrécie, très-allongée.
Figure 21. Coquille à douze côtes, à côtés parallèles, la dernière loge saillante, cloison transversale ;
Figure 22. Coquille à seize côtes, rétrécie aux deux extrémités, dernière loge saillante, très-allongée et acuminée, cloison oblique ;
Figure 23. Coquille à dix côtes et à trois loges saillantes, première loge ovale-aiguë, les antérieures plus petites et ovales, cloisons transversales.
Localité : Fontoy, couches 7, 9, 13 ; assez rare.
DENTALINA CUNEIFORMIS, Terq., pl. XXVI, fig. 24 et 25.
D. testa elongata, recta, cuneiformi, costulis rotundatis rectis, integris, interstitiis linearibus ornata, postice
subacute attenuata, lateribus parallela vel leniter antice angustata, loculis non perspicuis.
Coquille allongée, droite, cunéiforme, ornée de côtes arrondies, droites, entières, à intervalles linéaires, trèsétroite, comme mucronée en arrière, à côtés parallèles ou retrécie en avant, loges non visibles.
Localité : Fontoy, couches 7 et 14; fort rare.
DENTALINA PECTINATA, Terq., pl. XX VI, fig. 26 à 30.
D. testa elongata, recta vel paululum arcuata, costulis tenuissimis, numerosis, regularibus, strictis ornata, loculis 6-7 prominentibus, sphæricis, vel ovalibus, vel quadrangularibus, primo sphærico vel attenuato, aliquando lœævigato, ultimo plus minusve obtuso aut subacuminato, septis transversalibus.
Coquille allongée, droite ou légèrement arquée, ornée de côtes très-fines, nombreuses, serrées, régulières, formée de loges, six ou sept, saillantes, plus ou moins étranglées, sphériques ou ovales ou quadrangulaires, la première sphérique ou allongée ou retrécie en arrière, parfois lisse, la dernière plus ou moins obtuse ou subacuminée.
Figure 26. Coquille arquée à quatre premières loges sphériques, la première lisse, les deux dernières comprimées comme dans les Frondiculaires ;
Figure 27. Coquille droite, à loges peu saillantes, la première très-rétrécie ;
Figure 28. Coquille à loges Auadraneuees, la dernière ovale ;
euro 29. Lo à très- -grandes A régulièrement ovales ;
Figure 30. Coquille à deux premières loges sphériques, les autres quadrangulaires, la dernière ovale, les deux dernières munies de petites côtes interlinéaires.
Localité : Fontoy, couches 8, 9, 40 ; assez commun.