‹ Recherches sur les grégarinesChapitre 42 sur 62 · PL. XVIII · texte numérisé non relu

PL. XVIII

Habitat : Tube digestif des larves d'Hydrophilides (Æ/ydrobius).

Localité: Poitou, Vendée.

On trouve ces curieuses Grégarines réunies par bouquets dans le tube digestif de leur hôte et parfois en si grand nombre, qu’elles en remplissent, à elles seules, toute la cavité. Elles sont très agiles, agitent et replient en tous sens leur queue effilée. Les filaments de l’épimérite sont d’abord dilatés et rigides à leur base, sur les bords du bouton, puis ils deviennent rapidement filiformes et vont en s’amincissant jusqu’à leur extrémité.

Chez des céphalins bien développés, ils atteignent 1110 de millimètre de longueur.

Dans la cellule, ils ont une direction ascendante avec de légères inflexions ; leur portion terminale, qui est le plus souvent recourhée, englobe le noyau (fig. 1 et fig. 2).

Au cours du développement, le protomérite ne subit aucun accroissement important, tandis que le deutomérite continue longtemps à grandir, allongeant son extrémité postérieure en une queue longue et grêle (fig. 3).

Les sporadins peuvent ainsi atteindre jusqu’à 1”*°* 50 et même 2" de long (fig. 4).

L'épicyte est finement strié en long. Le sarcocyteest mince et

possède une couche striée qui ne devient visible qu’à l’aide des ‘1

réactifs appropriés (chl. d’or, carmin acét.). , s x 1 Û Str

L’entocyte, à fines granulations brunâtres, renferme un beau nucléus elliptique, avec un nombre variable de nucléoles sphériques,

Les Æystes, munis d’une zone transparente, mesurent de 2 à 300 be de diamètre.

Les spores sont épineuses, et comme leur forme fondamentale est cylindro-biconique, elles possèdent, outre les deux aigrettes polaires, deux couronnes ventrales de piquants ; en coupe optique, elles représentent sensiblement un hexagone (fig. 8), dont chaque sommet est surmonté d’une pointe. Les deux couronnes ventrales comportent donc chacune six pointes et sont superposées. Les fig. 5, 6, 7, montrent les divers états de la spore au cours de son développement. Les spores concrescentes que l’on rencontre quelquefois sont représentées

par la fig. 9.

Pogonites capitatus (Nov. spec.).

(PL XVI, fig. 1 à 6.)

Habitat : Tube digestif des larves d'Hydrophilides (Æydrous), en compagnie d’une Acunthosporide qui sera décrite plus tard.

Localité : Poitou, Avanton. (A. R.)

Cette Grégarine se distingue de suite de l’espèce précédente par son appareil de fixation globuleux, mammuliforme, à contenu granuleux (fig. 4,2, 4). De nombreux filaments (de douze à quinze) sont insérés à la base du mamelon et s’élèvent tout autour de lui. Leur

longueur atteint 32 à 35 y, peut-être plus, car ils deviennent telle-

ment ténus vers leur extrémité qu'il est impossible de le suivre jusqu’au bout. |

Les sporadins ne diffèrent de l'espèce précédente que par leur nucléus sphérique ou subsphérique et leur queue qui est un peu moins filiforme. Ils atteignent et dépassent même quelquefois 12% 50 de

longueur (fig. 3).

Les kystes, pourvus d’une zone protectrise jaunâtre, mesurent en

moyenne 300 y; de diamètre.

Les spores ont la même forme que celles du Pogonites crinitus ;

elles sont seulement un peu moins allongées et mesurent 7 y} 50 au

grand axe sur 5 y. 10 petit axe (fig. 5) ; la coupe optique (fig. 6)est

hexagonale.

Genre Menospora (Nov. gen.).

(PI. XIX, fig. 1 à 5.)

Appareil de fixation longtemps persistant, relié au protomérite par un long col et constitué par une cupule bordée de crochets recourbés (fig. 3 et 4.)

Sporadins, solitaires, de forme générale ovalaire, lancéolée. Nucléus elliptique.

Kystes, sphériques, déhiscents par rupture du tégument,.

Spores, en croissant (fig. 5).

Par la forme des spores, ce genre se rapproche beaucoup de l’Hoplorhynchus (1). Cependant il s’en distingue essentiellement par son épimérite en forme d’une large coupe renfermant de nombreuses granulations d'entocyte (fig. 3, Pl. XIX) et bordée de petits crochets.

Une seule espèce :

Menospora polyacantha (Nov. spec.).

Habitat : Tube digestif des larves d’Agrion puella.

Localité : Poitou.

La fig. 1 (PL. XIX) représente un état jeune, encore dépourvu de septum ; dans la suite, le col s’allonge considérablement (fig. 2). La Grégarine reste longtemps à l’état de céphalin, solidement ancrée

dans la muqueuse ; à mesure qu’elle vieillit, le col se flétrit, se

“ raccourcit, en même temps que la cupule se gonfle et devient presque

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(1) Voy. A. SCHNEIDER, Cont. à l'étude des Greyarines, p. 103.

cylindrique (fig. 4 ); finalement, l’épimérite se détache, et la Grégarine ne tarde pas à s’enkyster. d

Les sporadins atteignent 6 à 700 y de long. Ils possèdent un épi-

cyte résistant, présentant des stries d’épaississement réticulées ; un

sarcocyte assez mince, avec une fine couche striée ; un entocyte à fines granulations, un nucléus elliptique, avec un nucléole variable, souvent fragmenté.

Les kystes sont sphériques ou subsphériques, sans zone protectrice, et mesurent 200 y de diamètre.

Les spores sont en croissant (fig. 5), avec un épaississement de la paroi aux deux extrémités. Lorsqu’elles sont mûres, elles montrent très nettement les corpuscules disposés par quatre de chaque côté d'un nucléus de reliquat assez gros, réfringent.

Elles mesurent environ 15 |, d’une corne à l’autre en ligne droite; au milieu, leur largeur est de 4 Le.

On observe, parmi elles, desspores concrescentes telles que celles représentées par la fig. 30, PI. XXII.

Genre Porospora (Ed. V. Beneden. — Schneider).

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