X. Des Urosporides à spores pourvues d’un ou deux filaments
à leur base (fig. 22 à 25).
Telles sont les dix familles que l’on estconduit à établir d’après la forme des spores.
Il est maintenant nécessaire d'indiquer les genres réunis dans chacune d’elles, et de montrer les différentes relations qu'ils présentent, ainsi que les autres caractères qui leur sont communs, en dehors
du caractère fondamental qui a servi de base à la classification . Famille [. — GYMNOSPORIDES.
La famille des Gymnosporides ne comprend actuellement qu'un seul genre, le Porospora du homard. C’est d'ailleurs la seule Grégarine des crustacés qui soit connue d’une façon complète. Les autres
Grégarines signalées par les auteurs dans ces animaux, n’ont pas
encore été suffisamment étudiées, pour qu'on puisse savoir si elles”
doivent prendre place dans cette famille ; à cet effet, il sera intéressant de suivre leur évolution et de rechercher si les gymnosporides
sont propres aux crustacés.
Famille If. — CLEPSIDRINIDES.
Cette famille réunit des genres chez lesquels l’épimérite est toujours régulier et simple. Les uns présentent des kystes à sporoductes, et alors leurs spores sont plus particulièrement doliformes à cause de l’aplatissement de l’épispore aux deux pôles, nécessité par leur disposition bout à bout, en chapelets ; les autres sont dépourvus d'appareil de dissémination, et leurs spores restent ovalaires.
Ces Grégarines se rencontrent surtout dans des hôtes dont la nourriture habituelle se compose de détritus végétaux. Les unes sont ordinairement associées en série, ce sont : Clepsidrina, Eirmocystis, Hyalospora, Euspora, Gamocystis.
Les autres sont toujours solitaires, ce sont : Cnemidospora, Ste-
nocephalus, Sphærocystis.
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Famille III. — ANTHOCEPHALIDES.
La famile des Anthocephalides, qui ne comprend actuellement que
TN ; Ü reset le seul genre Anthocephalus (Schn.), est caractérisée par ses spores
ovalaires acuminées, réunies en chapelet par des attaches équato-
“ “rial es (fig. 5, PI. XXII). Ce genre, qui ne présente aucune affinité
avec ceux dela famille précédente, possède un épimérite régulier
appendiculé très différencié (fig. 21, Pl. XXI). Il habite le tube digestif des Phalangides (Phalangium). Jusqu'à présent, c’est la
seule Grégarine connue chez les Arachnides ; ilest donc possible que
de nouvelles recherches parmi ces animaux viennent augmenter
cette famille.
Famille IV. — DACTYLOPHORIDES.
La famille des Dactylophorides renferme une suite de genres dont les affinités, à tous les points de vue, sont indiscutables.
Tous habitent le tube digestif des myriapodes chilopodes ; par
“ conséquent leurs hôtes sont exclusivement carnassiers. La forme
générale de ces Grégarines est la même dans tous les genres. L’appareil de fixation irrégulher est très caractéristique avec son mucron excentrique et ses digitations chez Echinocephalus, Pterocephalus,
etc. ; dans le Trichorhynchus il est seulement modifié par la pré-
. sence d’un long col qui le relie au protomérite.
Toutes ces Grégarines ont des kystes à déhiscence pyxidaire avec
. un pseudo-kyste latéral, et ce sont les seules chez lesquelles on
observe ce mode de déhiscence et de sporulation ; enfin, les spores
cylindriques allongées, avec leur double tégument, sont toutes cal-
quées sur le même modèle.
La famille des Dactylophorides comprend actuellement quatre
genres :
; = 44 qu.
Fi A “4 Fes.
Echinocephalus dans le Lithobius.
Dactylophora — Crytops.
Pterocephalus — Scolopendre.
Trichorhynchus — Scutigère.
Famille V. — ACTINOCEPHALIDES.
La famille des Actinocephalides réunit un grand nombre de genres qui ont tous, comme caractères communs, leurs spores naviculaires et leurs kystes déhiscents par simple rupture du tégument. Chez quelques espèces (Stephanophora et Asterophora), les spores sont, en réalité, cylindro-biconiques ; mais cette forme est si voisine de la spore naviculaire ou biconique qu'elle se confond facilement avec elle et ne peut par conséquent constituer un caractère assez distinctif pour la création d’une famille spéciale.
La plupart des Actinocephalides habitent le tube digestif d'hôtes carnassiers, tels que les carabes, staphylins, dytiques, silphes, ete.
Les sporadins sont toujours solitaires.
L’épimérite, toujours régulier, est assez simple chez quelques :
espèces ; il devient très compliqué chez les autres, par l’apparition de crochets, tentacules, pointes ou filaments.
C’est dans cette famille que viennent se placer les Grégarines dicystidées du genre Schneïderia dont les sporadins sont, comme on l’a vu, des pseudo-monocystis, et le monocystis du Lombric dont les spores sont le plus souvent naviculaires. |
Elle renferme les genres suivants: Actinocephalus, Geneiorhynchus, Dufouria, Bothriopsis, Coleophora, Phialis, Discocephalus, Pyxinia, Xiphorhynchus, Schneideria, Monocystis du Lombric, Pileocephalus, Amphorella, Stephanophora et Asterophora.
Ces deux dernières ont les spores cylindro-biconiques.
Seuls, le Pileocephalus et l'Amphorella ont un épimérite régulier simple. Tous les autres genres, à part le monocystis, ont un épi-
Là . [4 . .
mérite régulier appendicule.
Famille VI. — ACANTHOSPORIDES.
La famille des Acanthosporides est entièrement composée de formes nouvelles qui se distinguent immédiatement de toutes les autres par leurs spores munies d’aiguillons.
Toutes habitent des hôtes carnassiers ; leur appareil de fixation régulier est simple ou appendiculé. Les sporadins vivent toujours solitaires ; les kystes sont déhiscents par simple rupture du tégument.
Ces derniers caractères rapprochent les Acanthosporides des Actinocephalides, avec lesquelles elles ont d’ailleurs de nombreux rapports.
Cette famille comprend actuellement cinq genres :
3 Corycella, Syncystis, dont les spores présentent deux aigrettes
polaires. é
Acanthospora, Ancyrophora, dont les spores montrent, en plus, une couronne équatoriale d’aiguillons.
Pogonites, dont les spores possèdent deux couronnes ventrales
+ d’aiguillons et deux aigrettes polaires.
- Famille VII. — STYLORHYNCHIDES.
Les Stylorhynchides constituent une famille naturelle des plus
homogènes, si l’on remarque avec A. Schneider que tous ses repré-
sentants sans exception habitent le tube digestif des Ténébrionides ; qu’ils présentent tous un épicyte fortement strié, se décomposant même en lanières; que leur nucléus est ordinairement ovalaire allongé, que leurs kystes à double tégument montrent toujours un pseudo-kyste central à la maturité, et enfin que les spores sont
toutes semblables en forme de porte-monnaie et à tégument
Drug
coloré.
Seuls, les appareils de fixation ont dû subir des modifications en rapport avec les différentes conditions de milieu présentées par les
hôtes auxquels ces Grégarines se sont adaptées.
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