CONCLUSION
Les résultats principaux de ce travail peuvent se résumer de la manière suivante :
J'ai fait connaitre, dans un Chapitre préliminaire, quelques-unes des propriétés de l’hydrate d'hydrogène sulfuré signalé en 1840 par Woehler. Ce composé a une formule voisine de
HS? + 12H° 02.
Dans le Chapitre I, je décris le mode de formation et les propriétés principales d’un grand nombre d’hydrates sulfhydrés fournis par les éthers simples de la série grasse et leurs dérivés chlorés, bromés ou iodés. Ils cristallisent tous dans le système cubique, et répondent à la même formule générale
M + 2H°$S?-+- 23 H?0?°, que l’on devrait peut-être écrire H?S? +r2H°?0?, | HS + 11H 0 + M, pour mieux indiquer le rapport qui paraît exister entre ces composés et l’hydrate d'hydrogène sulfuré.
J'ai pu former ces hydrates sulfhydrés avec les subtances suivantes :
Chlorure de méthyle, Chlorure de méthylène, Chloreforme,
62 DE FORCRAND.
Tétrachlorure de carbone, Bromure de méthyle, Bromure de méthylène, Iodure de méthyle, Bromochloroforme, Chloropicrine,
Chlorure d’éthyie,
Chlorure d'éthyle monochlore, Chlorure d’éthyle bichlore, Chlorure d’éthyle trichloré, Bichlorure d’éthylène, Éthylène monochloré, Éthylène bichloré,
Éthylène trichloré,
Bromure d’éthyle,
Bromure d’ethyle monobrome, Éthylène monobromé, Éthylène bibromé,
Iodure d’éthyle,
Éthylène monoiodé,
Chlorure de propyle,
Bromure de propyle,
Bromure d'isopropyle, Chlorure d’allyle,
Bromure d’allyle,
Chlorure d’isobutyle, Bromure d’isvbutyle.
Dans le Chapitre IT, j'ai étudié la dissociation de ces corps; les résultats de ces recherches prouvent que la tension de dissociation est constante pour une même température, ainsi que la composition des vapeurs émises, et que cette tension croît régulièrement avec la température.
La valeur considérable de ces tensions, pour un grand nombre d'entre eux, explique les difficultés que présentent leur étude et particulièrement leur analyse.
Dans le Chapitre III, j'ai indiqué la chaleur de for-
HYDRATES SULFHYDRATÉS. 63
mation de ces hydrates. L'état de dissociation dans lequel ils se trouvent ne m'a pas permis de donner à ces déterminations toute la précision désirable ; néanmoins, les nombres qui en résultent prouvent que la quantité de chaleur prodaite est assez considérable, mais qu’elle est due surtout au changement d’état de l’eau qui entre dans le composé. On voit en outre que la chaleur de formation de l’hydrate sulfhydré de bromure d’éthyle est à peu près la mème que celle de la combinaison produite par le chloroforme.
Enfin, dans le Chapitre IV, j'indique la formation des hydrates sélénhydrés. Bien que je n’aie pu en préparer de grandes quantités, ils paraissent avoir une constitution tout à fait analogue à celle des hydrates sulfhydrés.
Vu et approuvé :
Paris, le 7 juin 1882.
Le Doyen DE LA FACULTÉ DES SCIENCES,