‹ Recherches sur les imprimeurs & libraires d'OrléansChapitre 3 sur 31 · XV* SIÈCLE · texte numérisé non relu

XV* SIÈCLE

COUSIN (Jehan)

Jean Cousin figure dans Textrait suivant, tiré du livre c De l'expédition des causes et procès touchans monseigneur le duc d'Orliens au siège de la prèvostè d'Orliens depuis le 18^ jour de juing Tan 1400» etc. > fol. 3, recto :

€ Le jeudi 19 jour d'aoust. Tan dessusdit, devant ledit pre- Tosty le procureur présent, (la cause), du procureur de Monseigneur le duc et de Jehanne, femme Pierre Guilloye, par lui poursuye d*avoir féru et bouté la femme Jehan Cotisin, estant en la sauvegarde du Roy comme libreire et familier de TUniversité, dont elle est trouvée chargée coulpable par information, et dont elle dit estre poursuye par ledit Cousin par devant le bailli des exempciont, par vertu de mandement royal, requérant que partant ce procès cesse. Estât au samedi 9 d'octobre, et donné congié de faire procuration, ou cas, etc. >

(Archives départementales du Loiret.)

VIVIAN (Mathieu),

Perdoulx de la Perrière, qui a consacré quelques lignes aux imprimeurs et libraires d'Orléans à la suite du manuscrit du Bénédictin dom Gerou sur les hommes célèbres de l'Orléanais, s'exprime ainsi au sujet de celui qui commence la liste de nos imprimeurs :

c Le premier imprimeur qu'on connaisse pour avoir imprimé à Orléans, c'est Matthieu Vivian. On a de lui un ouvrage intitulé : Livre dit Manymlus Curatorum, translaté du latin en français, par Guy du Mont-du-Rocher, docteur en théologie. Orléans, Matthieu Vivian, 1490, in-4o, et se trouve dans la bibliothèque du roi, D 3,896, pag. 225.

c C*est donc en 1490 que Timprimerie a commencé à Orléans. Comme on ne connaît d'autre ouvrage imprimé par Matthieu Vivian, et que depuis ce temps, pendant plusieurs années, les livres de l'Église s'imprimaient à Paris ou ailleurs, j'en concluais que ce Matthieu Vivian n'était pas un imprimeur, mais un libraire, et comme il demeurait à Orléans, il datait cet ouvrage d'Orléans ; c'est ce que j'écrivais à M. l'abbé de Saint^Léger, à quoi il me répondit par sa lettre du 16 avril 1778 :

c J*ai vu et tenu rédition faite par Matthieu Vivian, à Orléans, c en U90, in-i», caractère gothique ; il y en a un exemplaire chez € le roi. Tous les raisonnements ne peuvent rien contre ce fait inc contestable ; et pourquoi donc n'aurait-on pas fait imprimer à Paris c vos livres lithurgiques depuis cette époque? !<> Matthieu Vivian n'y c a pas peut-être resté longtemps, et n'y a peut-être imprimé que ce c seul volume. Plusieurs de ces premiers artistes allaient et venaient.

plusieiirt éditioiis fiâtes à Qaiiy t J'en ai dté une qui est iacoBtestable. t* Pmîs éUil renommé pour Timpression des livres KUuurgiqoes»ele*esl la raison pour laquelle on y fitisait imprimer les lithnrfies des villes où l'on aviit déjà imprimé, et où méoM on imprimai! aetnellenient : il y en a une Ibule d'exemples. Or, n'y t*i-il pas un liréTiaire de Mayenee imprimé à Venise? Les Pétri SiêUa ripeHUtmn jmii ne furent^es pas imprimées à Paris, aux dépens de Claude Marchand, qui les Tendait en 4531 ? Gondnres-Tons de là qu'avant 1531 l'on n'avait pas imprimé à Oriéansf et vous séries démenti là-dessus par des éditions incontestables; au reste, celle de Matthieu Vivian, 1490, in«i^, est ches le roi : il n'y a pas de réplique à ce fidt. >

c Ces raisons de M. Tabbé Saint-Léger paraissent péremp-

toires ; ainsi il faut reconnaître Matthieu Vivian en 1480 pour le premier (jui ait imprimé à Orléans. >

Nous donnons le titre du livre et sa description exacte. Grâce à ToUigeance de M. Jules Taschereau, directeur de la Bibliothèque impériale, nous offrons en outre une reproduction fac-similé de quelques lignes du manipulus, notamment celles qui révèlent le nom de la ville qui Ta produite et celui de l'imprimeur.

i. Manipulas curatorum, translate de latin en françoys (au verso de Tavant-demier feuillet) : cy finist le livre dit Manipulas curatorum, translate de latin en françoys^ par vénérable et discrète personne maistre Guy du Rocher, docteur en théologie. Imprime à Orléans^ par maistre Mathieu Vivian ouecquez la ayde de Nostre Seigneur J.-C, l'an mille quatre cens quatre vings et Xj le dernier jour de mars, in-4" gothique de 244 ff. à 24 et 25 lignes par page.

On ne connaît de c« volume qu'un seul exemplaire possédé possédé par la Bibliothèque impériale. Il est sans chiffres ni

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