‹ Recherches sur les instruments (volume 2)Chapitre 86 sur 164 · CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. 3 l'î · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. 3 l'î

La boussole rapporteur el la règle topographique du commandant Delcroix composent un instrument dont la vue perspective {fig. 1 1 1 ) nous permettra d’abréger la description.

On voit tout d’abord que la boussole, qui peut d’ailleurs être

Fig. ni.

Boussole rapporteur et règle topographique du commandant Delcroix.

employée isolément, est encastrée dans une assez large règle de buis ou d’aluminium avec biseaux divisés sur ses côtés, et l’on conçoit aisément qu’elle peut servira rapporter les angles observés en suivant la même marche qu’avec la boussole alidade ou la boussole de mines. Pour faciliter la coïncidence de la ligne N. -S. de la boussole et des parallèles à la méridienne

3l4 LES INSTUUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPIIIQL’ES.

tracées sur la feuille de dessin, l’aiguille aimantée est maintenue entre deux glaces transparentes.

L’instrument peut être posé sur une planchette ou sur tout support solide, et alors on le cale au moyen d’un petit niveau sphérique, ou bien tenu à la main, même à cheval. Il y a plusieurs manières de viser selon les circonstances, et les deux pièces faisant fonctions de pinnules présentent des particularités, dont il est d’ailleurs facile de se rendre compte; la pinnule oculaire, d’une part, avec un cran de mire inférieur et un œilleton supérieur spécial et, à ioo““ou à iSo”™ de l’œilleton, de l’autre côté de la boussole, le cadre vertical d’un miroir translucide de verre platiné quadrillé en centièmes de la distance adoptée (sur la figure les lignes du quadrillage sont tracées seulement de cinq en cinq), avec deux axes rectangulaires plus apparents, dont le point d’intersection se trouve au pied de la perpendiculaire menée du centre de l’œilleton sur le plan du miroir. Un écran, formé d’une feuille mince de laiton noirci relevée horizontalement au haut du cadre du miroir, arrête les rayons lumineux nuisibles aux observations et sert d’ailleurs à protéger la glace quand on la rabat sur la règle pour le transport. La pinnule oculaire est également à charnière et se replie sur la règle, de telle sorte que l’instrument refermé a les dimensions d’un carnet de poche.

Avec l’appareil disposé comme sur la figure et calé horizontalement en face du terrain à étudier, après avoir observé l’orientation de la ligne médiane de la règle, on peut déterminer les directions et les hauteurs apparentes de tous les points de ce terrain compris dans le champ de la glace translucide, à l’aide des lignes du quadrillage. On se procure donc ainsi les éléments du tracé des directions et ceux du calcul des différences de niveau, quand les distances des points considérés ont été obtenues. On peut aussi se servir du réseau de ce quadrillage pour prendre des croquis de vues dessinées sur un papier quadrillé lui-même, mais à une échelle plus grande, et les étendre à droite et à gauche en manœuvrant convenablement l’appareil qui devient ainsi un perspectographe. Nous n’insist’erons pas sur cette propriété, dont il est facile de prévoir les conséquences. Le lecteur les trouverait dé-

Page 1