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IX. — Appareils et méthodes essayés ou proposés

(Suite).

Panoramas rayonnants. — L’appareil du I)r Chevallier était tout à fait différent de ceux qui viennent d’être mentionnés

et s’éloignait beaucoup plus encore de la forme ordinaire de la chambre noire des photographes.

Avec la planchette photographique, il ne s’agissait plus, en effet, d’obtenir une perspective conique sur un tableau plan, cylindrique ou sphérique, mais bien d’opérer la transformation de la perspective panoramique du tour d’horizon entier en la ramenant sur une surface horizontale.

L’idée de celte transformation ou, pour mieux dire, de celle anamorphose remontait au moins à 1827, époque à laquelle le savant géodésien Puissant avait imaginé, pour la réaliser, un instrument qu’il désignait sous le nom de Panoragraphe ( ' ).

Le professeur Bardin, qui fut pendant longtemps chef des travaux graphiques à l’École Polytechnique, et dont la science, l’habileté manuelle et le goût sont restés proverbiaux, avait fait à Metz, sur le mont Saint-Quentin et de la bulle de Charles-Quint comme point de vue, un essai tout à fait remarquable de ce genre de perspective rayonnante, comme on l’ajustement qualifiée.

Nous ne pensons pas pouvoir mieux faire, pour mettre le lecteur à même de juger favorablement la perspective rayonnante, que de donner ( PL IV) une réduction du charmant dessin de Bardin qui en est le spécimen le plus intéressant que nous connaissions.

On y remarque, tout d’abord, que les verticales déterminées, par exemple, par la direction habituelle des liges des arbres, concourent au centre du tableau, et pour peu que l’on veuille y réfléchir, on se rendra compte des difficultés qu’avait présentées la transformation effectuée par Bardin d'un-panorama cylindrique développé, préalablement exécuté, à sa demande, par un artiste de beaucoup de talent, M. Caillot, alors attaché à l’École d’application de Metz. Nous 11e sachions pas que celle œuvre de patience si réussie ail été répétée.

(’) L’iiivenlioii des panoramas, généralement attribuée à l'Anglais Baker et qui remonte au siècle dernier, avait conduit à l'exécution préparatoire de vues rayonnantes ou en rabattement circulaire, dont 011 trouvera des spécimens dans l’Ouvrage de M. Germain Bapst, cité plus haut: Essai suivi lis loir e des Panoramas et des Dio ramas. Mais cette manière de figurer des tours d'horizon, pris particulièrement de points élevés, avait été ima-

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