‹ Recherches sur les langues celtiquesChapitre 1 sur 288 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

En se livrant à l'étude de l'anthropologie , mon frère a compris que la grande question de l'origine des diverses races humaines ne pouvait être résolue tant que les observations du naturaliste, les recherches du philologue et l'érudition de l'historien ne viendraient point se prêter un mutuel appui ; aussi , sans se laisser effrayer par l'étendue d'une pareille tâche , s'est-il appliqué en même temps à l'examen des caractères physiques des peuples, à la comparaison des langues et à la discussion des faits historiques. Sa vie, malheureusement, a été trop courte pour lui permettre d'achever une œuvre aussi vaste. La plupart des

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résultats auxquels il était arrivé sont maintenant perdus pour la science ; mais, tout en préparant les matériaux pour l'Histoire naturelle de l'homme, qu'il se proposait d'écrire, il a traité , avec plus ou moins d'étendue , quelques-uns des points dont il s'était plus spécialement occupé. Sa Lettre à M. Amédée Thierry contient l'énoncé de principes fondamentaux pour l'étude des caractères physiques des races; et dans divers mémoires, imprimés par les soins de la Société ethnologique de Paris, on trouve l'indication de vues nouvelles relatives à l'origine des peuples de l'Europe. L'ouvrage posthume que sa veuve publie aujourd'hui fait partie de la même série de travaux l. Il m'appartient moins qu'à tout autre d'en juger ici le mérite, mais je puis le citer comme une preuve de l'étendue et de la variété des connaissances du profond physiologiste à qui l'on doit le traité de l'Influence des agents physiques sur la vie. Des

1 M. H. Tilos, fils de madame veuve Edwards, a pris une large part dans la surveillance de cette publication ; il a bien voulu se charger de la correction des épreuves typographiques; et, grâce à son zèle et à ses connaissances en linguistique, ce travail ne pouvait être en meilleures mains.

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louanges de la pari d'un frère pourraient paraître entachées de partialité; je m'abstiendrai, par conséquent, de toute réflexion sur les services que William Edwards a rendus aux sciences naturelles, et d'ailleurs il n'est aucun physiologiste qui les ignore. Mais puisque j'ai été conduit à parler au public d'une personne dont la mémoire m'est si chère, qu'il me soit au moins permis d'ajouter un mot sur l'homme privé, et de dire que, dans l'estime de tous ses amis, il était aussi haut placé pour les qualités du cœur que pour l'élévation de l'esprit.

H. Miine EDWARDS.

Paris, ce a3 octobre i844-

MÉMOIRE

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