MOTS EMPRUNTES
Abiaicea,
Partir.
Lat.
Abirc.
Alocarioa,
Rente.
Locan.
Aleguia,
Sous prétexte.
Aleguiaicea,
Alléguer.
Lat.
Allego.
Amoina,
Aumône.
Gr.
È"\eYi(AO<jvvri,
Arnegatcca,
Blasphémer.
A rrapostua ,
Réponse.
Coinata,
Beau- frère.
Lat.
Cogna tus.
Complititcit
Parfait.
Complétas.
Conquestatcca,
Conquérir.
Conquirere.
Condatcea,
Compter.
Compulare.
Elizai
Église.
Garizuma,
Carême.
Ifemua,
Enfer.
Inferna.
Ibantoriou,
Inventaire.
lmbedia,
Envie.
Lat. Invidia.
Imprimatcea,
Imprimer.
Fr. Imprimer.
Injormatcea ,
Informer.
Inguina,
Ingénieux.
Inspiratcea ,
Inspirer.
Inguria ,
Injure.
Lat. Injuria
lzpiritaa,
Esprit.
Istorioa,
Histoire.
Lat. Historié
Letragaindea ,
Grammaire.
Lagecoa ,
Laïque.
Meza,
Messe.
Moneda,
Monnaie.
Mendecosta ,
Pentecôte.
Obeditcea .
Ob r.
Olata,
Offrande.
Ofccialea,;
Artisan.
Ospitalia,
Hôpital.
Parabisua,
■] Paradis.
Paperikara ,
Papetier.
Papier,
Papier.
Predicatcea ,
Prédicateur.
Primugoa,
Primogéniture,
Probcncia ,
Pays.
Erîoja ,
Horloge .
Erloyaguina ,
Horloger.
Eternalqui,
Eternellement,
Ermitauna ,
Ermite,
Erreligionea }
Religion,
Erretoria ,
Cure,
Erretora,
Curé.
Kscota ,
École
Escolauna,
Écolier.
tirrcc'dntzailca.
Recevoir.
Errcibilcca ,
Emribimcndua ,
Le reçu.
Estadialcca ,
Étudier.
Trimtatcea.
Trinité.
Salbo
Excepté.
Peu de mots suffiront pour rappeler quelques-uns des points principaux; c'est tout ce qu'il m'est possible de faire. La parenté intime des langues celtiques proprement dites est, je crois, d'après ce qui précède, de la dernière évidence: i° par la nature des sons et de leurs combinaisons; 2° par la transmutation des lettres , surtout des consonnes , qui parcourent toutes les modifications que les mêmes organes peuvent leur imprimer, et cela dans la même racine ; 3° par l'identité d'une multitude infinie de racines; 4° par l'analogie des principes de la grammaire; 5° par le génie de ces langues. Elles forment deux tribus : la première renferme le gallois et le breton; la seconde, le gaël écossais et irlandais. Il y a un troisième idiome qui se rapporte au gaël , peu cultivé et peu connu : c'est celui qu'on parle dans l'île de Man. Je n'ai pu parvenir à savoir, malgré toutes les informations que j'ai prises, s'il y avait un dictionnaire ou une grammaire de cette langue. Je possède une bible dans cet idiome, et je me suis assuré qu'il se rapporte au gaël. Les langues bretonnes diffèrent des langues gaëles principalement en ce que le gallois a un plus grand nombre de terminaisons et de préfixes et un esprit de suite sans exemple dans les langues anciennes et modernes en Europe. Il y a des racines qui fournissent des dérivés et des composés à perte de vue. Le gaël est plus riche en racines , plus pauvre en terminaisons et en préfixes , ayant d'ailleurs peu d'esprit de suite, en comparaison du gallois.
RAPPORT DES LANGUES CELTIQUES PROPREMENT DITES AVEC LE GREC ET LE LATIN.
Ces points sont tellement multipliés, comme on a eu l'occasion de s'en convaincre dans le cours de cet ouvrage, que je n'ai pas besoin d'insister sur ce sujet.
RAPPORTS DES LANGUES CELTIQUES PROPREMENT DITES AVEC LES LANGUES NEO-LATINES, ET SURTOUT LE FRANÇAIS.
La prononciation des langues celtiques s'est continuée, en grande partie surtout, dans le français. La prononciation du breton a donné les caractères distinctifs à la prononciation de la langue française proprement dite. Le gaël lui a donné aussi une modification spéciale , mais dans une moindre étendue. J'aurais pu faire voir comment le gaël , qui dominait dans le midi , mêlée à la langue basque ou ibère , ont l'un et l'autre modifié la prononciation du midi. Je me contenterai de dire que le son de Y eu, qui caractérise la prononciation du français proprement dit, et qui se trouve aussi dans le breton, n'existe pas dans le midi de la France, ni dans le gaël , ni dans le basque ; que la multitude de voyelles nasales, comme les grammairiens les appellent, qui caractérisent le français et le breton, n'existent pas dans le midi , ni dans le gaël, ni dans le basque. Quant à la grammaire, presque tous les points principaux par lesquels les grammaires des langues néo-latines diffèrent du latin, se trouvent dans les langues celtiques proprement dites. Quant à la partie lexicographique , on voit, par le travail que j'ai présenté, que des milliers de mots en français, etc. qui ne se trouvent pas en latin, ou, du moins, qui n'auraient parfois avec le latin que des rapports éloignés, se trouvent dans les langues celtiques proprement dites, et souvent dans le basque.