DES LETTRES EUPHONIQUES COMPAREES DANS LE BASQUE ET LE LATIN
Les Basques , comme nous l'avons fait voir, se servent de la particule en, correspondante à l'affixe du génitif, que les Grecs et les Latins mettent au pluriel.
Basque. Grec. Latin.
En. £lv. Um.
Mais avec les mots qui finissent par une voyelle , ils interposent IV. Les Latins font de même dans la première , la seconde et la cinquième déclinaison : mus-a-r-um , mus arum ; domin-o-r-um , dominorum ; fac-ie-r-um, facierum. Ils auraient pu dire , sans doute, musum ; mais ils tenaient à la conservation de la voyelle , et ils avaient raison ; car elle représente l'article. Or, pour le conserver, il fallait une consonne euphonique ; cette consonne est la même qu'en basque.
Basque. Latin.
i Arum , \
Aren , singulier. < Orum, \ pluriel.
( Ierum, )
Mais ce n'est pas là que se borne la similitude ; voici ce que dit Funcius dans son ouvrage sur l'enfance de la langue
latine : « Nihil enim frequentius accidit olim quam ut cl et / les deux lettres euphoniques dont nous avons parlé ) , invioem committerentur ut in medidie 1, et vice versa. (Remarquons qu'ici la lettre radicale était cl, qu'on a remplacée par r, pour éviter la cacophonie.) Apor dicebant pro apucl2; ar pro ad; sic arvenus, arventores , arvolare, et similia3. »