‹ Recherches sur les maladies mentalesChapitre 71 sur 122 · GOÎTHii · texte numérisé non relu

GOÎTHii

En résumant ces quatre séries, on trouve, pour la fréquence relative du goitre chez les hommes et chez les femmes, les proportions suivantes :

Pour la 1'° série Ià2

Pour la 2° — 1 à 2,5

Pour la S"* — . • 1 à 4 environ.

Pour la 4" — 1 à 6

Comme on le voit, la proportion des cas de goitre chez les hommes et chez les femmes est très variable suivant ! les départements. En outre, il ressort de ces documents ce ' fait curieux que le nombre des femmes goitreuses augmente comparativement à celui des hommes à mesure que ' a gravité de l'endémie va en diminuant. ^

Au contraire, on voit le nombre des hommes se rap- * procher de celui des femmes à mesure que l'endémie devient plus grave. Ces deux faits apparaissent surtout très tranchés quand on compare les pays de hautes montagnes aux pays de plaine. Si on isole, par exemple, î dans la première série, les trois départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et des Hautes-Alpes, on trouve que les * goitreux sont presque aussi nombreux que les goitreuses (la proportion est de 1 à 1,3). 1

Au contraire, pour les départements de l'Oise, de la Moselle et de la Haute-Saône réunis, on a trois fois moins d'hommes que de femmes (la proportion est de 1 à 3,1).

Il résulte de ce qui précède qu'il est, en réalité, très difficile d'établir d'une façon générale quelle est pour toute la France la proportion moyenne du goitre chez les hommes et chez les femmes. D'après l'enquête, cette proportion serait pour les soixante-trois départements, celle de 1 à 2,3; mais il est facile de démontrer qu'elle ne saurait être adoptée.

i.MM.uENCi-: DE l'agi? 600 Les (lix-sopt déparloments formant la première série et dans lesquels la proportion des hommes aux femmes est de I à % entrent, on effet, à eux seuls, pour 33,000 environ sur 50,000 goitreux; c'est-à-dire qu'ils forment presqu les trois quarts des cas.

Los trois autres séries réunies, dans lesquelles la proportion des hommes est beaucoup plus faible (comme 1 est à 3,1), n'auraient donc que 15,000 g-oitreux ; or, on verra plus loin, d'après les documents fournis par les tableaux du recrutement, que cette répartition des g-oitreux est tout à fait inexacte.

Les dix-sept départements de la première série, au lieu de renfermer les trois quarts des goitreux de toute la France, n'en auraient guère plus des deux cinquièmes. La proportion d'un homme goitreux pour deux femmes, au lieu de s'appliquer aux trois quarts des cas de goitre, ne devrait donc s'appliquer, en réalité, qu'aux deux cinquièmes; de là, une cause grave d'erreur, dont l'explication se trouve d'ailleurs dans la manière très différente dont le recensement a pu avoir lieu dans les départements : toutes choses égales d'ailleurs, en effet, l'enquête paraît avoir été faite avec plus de soin dans les départements où l'endémie règ-ne avec intensité.

Malgré ces difficultés, on a dû essayer de déterminer, au moins d'une manière approximative, le nombre comparé des cas de goitre chez les hommes et chez les femmes.

Voici les bases dont on a cru devoir se servir pour arriver à celte détermination. Pour les dix-sept départements dans lesquels l'enquête a révélé l'existence de plus de 4,000 cas de goitre, on a pris la proportion ■qui résulte de l'enquête elle-même. Pour tous les autres départements qui, comme on l'a vu, donnent réunis

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la proporlion de 1 à 3, c'est aussi celte dernière proportion qui a été adoptée d'une manière uniforme.

Voici, d'ailleurs, en dehors de l'enquête générale, quelques relevés statistiques faits dans diverses localités et qui ont été adressés à la commission :

Hommes.

Femmes.

Neser (Haut-Rhin, Sainlfi-Murio

Darnis (Tarn-el-Garonne) . . .

D'' Brunet (Côte-d'Or) . . ....

L'instituteur de Pongy (Aisne). .

Ln Conseil d'hygiène (Somme) . .

— (Haute-Saône

— (Nord).. . .

Un instituteur de la Côte-d'Or. .

Ces relevés partiels donnent la même proportion que celle qui a été obtenue en résumant les chiffres des trois dernières séries.

Ces résultats ne peuvent assurément être acceptés que comme approximatifs; mais, pris dans leur ensemble, ils doivent très peu s'éloigner de la vérité.

Le nombre comparé des cas de goitre chez les hommes et chez les femmes parait donc être, en France, dans la proportion de 2 à S.

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