‹ Recherches sur les maladies mentalesChapitre 73 sur 122 · GI · texte numérisé non relu

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Uouuiics : 4,000. — KL'imneà : 8,484.

l'opulalion : 992,732

— Réunis : 13,090.

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la banlieue, un g-oîlreux sur quatre chez les adultes, el un goitreux sur huit chez les enfants et les jeunes gens.

Le D'' Dagan, dans le canton d'Albi qui ne compte que 8,000 habitants, a trouvé dans les écoles GiO enfants atteints de goîire, ce qui suppose une proportion plus forte que celle trouvée par M. Tourdes.

Le D'' Ménestrel, dans la commune de Sérécourt, dont il est maire, a noté 33 cas de goitre, sur 67 enfants examinés dans les écoles, le 27 novembre 1867.

Enfin, le D'" Cliampagnac et M. Roque, dans les écoles de quelques communes de la Corrèze et dans la Dordogne, ont trouvé 124 goitreux sur 179 garçons, et 69 goitreuses sur 88 filles, ce qui donne pour tous les enfants une proportion de 70 pour 100.

En présence de ces résultats statistiques, il convient de rappeler l'opinion de Fodéré sur la fréquence du goitre dans le jeune âge : « Celte maladie, dit-il, attaque plus communément les femmes que les hommes, plus les enfants que les adultes, plus les jeunes que les vieux. »

11 est donc certain que le goitre endémique est très fréquent chez les enfants. Néanmoins, comme les recherches qui précèdent n'ont été faites que dans un petit nombre de localités, peut-être est-il nécessaire, quand il s'agit de déterminer une proportion générale, d'atténuer ces résultats, pour éviter d'aller au delà de la vérité.

On pourrait donc admettre, d'après l'enquête et diverses recherches locales, que la proportion des cas de g-oître dans la population au-dessous de vingt ans est moitié plus faible que dans la j)opulation au-dessus.

Dans le tableau cité plus haut, on peut remarquer Vaugmenlalion très grande des cas de goitre chez les femmes (le vingt-cinq à cinquante ans. Si on compare, en ellet, le nombre des hommes à celui des femmes, on trouve, pour

les vingt-cinq premières années, la proportion de ] à 1,2, et, pour les vingt-cinq années suivantes, celle de 1 à 2,4.

Ce fait tendrait à confirmer l'influence de l'accouchement et de l'câge critique sur la production de la maladie.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

DE L'ENDÉMIE DU GOÎTRE ET DU CRÉTINISME EN FRANGE (I

Distribution géog-raphique de l'endémie du goitre. — Classitication des 46 départements dans lesquels la proportion des goitreux est au moins de 1 pour 100.

C'est en relevant, sur les tableaux du recrutement, le nombre des conscrits exemptés pour goitre, qu'on a essayé de déterminer la distribution géographique de cette maladie en France. Cette détermination a eu lieu, non seulement pour tous les départements et tous les arrondissements, mais pour tous les cantons.

Il importe de faire remarquer que les tableaux du recrutement ne fournissant de documents que pour les jeunes gens de vingt et un ans, il a fallu cbercber à déterminer

(l)Sion admet que le goître et le crétinisme sont les manifestations d'une seule et même endémie, la distribution géogr.iphiqae des deux maladies doit être étudiée simultanément. C'est en clîet ce qui a eu lieu, comme on le verra plus loin, pour les départements dans lesquels la proportion des cas de goître est lapins élevée. Ilimporte de faire remarquer que d;nis les tableaux statistiques les crétins et les idiots n'ont point été séparés; or, le nombre de ces derniers étant de beaucoup le pins considérable, c'est, comme on le voit, bien plutôt la statistique de l'idiotie que celle du crétinisme qu'on a ainsi obtenue.

11 n'a pu en être autrement parce que, dans les comptes rendus du recrutement, les crétins et les idiots n'ont point été séparés.

avec d'aulrcs élémouls la proportion comparée de la maladk' dans les deux sexes. On sail, on cfîol, que le goîlre est beaucoup plus fréquent chez les femmes (voir page 610).

En outre, la classification des départements n'a éli' faite que pour la population au-dessus de vingt ans, la seule sur laquelle on ait, quant au goitre, des documents do quelque exactitude. Yoici d'ailleurs de quelles bases on s'est servi, pour tâcher d'obtenir des éléments aussi exactfv que possible. Ces bases sont un peu difîérentes de celles qui avaient été adoptées par plusieurs auteurs.

Pour faire comprendre en quoi consiste la différence, nous citerons, comme exemple, la dernière des cinquante années sur lesquelles ont porté les recherches. Le nombre des jeunes gens appelés à tirer à la conscription, en 1865, était de 326,095. Il importe de retrancher tout d'abord 129,365 conscrits exemptés par leurs bons numéros, et dont les conseils de revision n'ont point eu à s'occuper.

Tous les autres, au nombre de 196,730, figurent dans les tableaux de recrutement sous le titre d'examinés. Les cas d'exemption pour goitre ayant été de 1,502, on avait cru pouvoir déterminer la proportion des goitreux, en cherchant le rapport de ce chiffre à celui des examinés; or, cette base n'est point exacte.

Il convient, en effet, de distinguer dans les examinés quatre catégories : 1° les conscrits qui ont été exemptés comme aînés d'orphelins, fils ou petits-fils de veuves, do septuagénaires, etc., ils sont au nombre de 32,968; 2° les conscrits exemptés pour défaut de taille, qui s'élèvent au nombre do 10,741; 3" les exemptés pour infirmités, qui figurent pour 52,875; 4° enfin, les jeunes gens reconnus bons pour le service et qui forment le contingent, au nombre de 100,146. De ces quatre catégories, la première n'est pas examinée par les conseils de revision au point de vue

DISTRIBUTION GÉOGRAPHlQUb:

lies infirmilc'S, puisque les conscriLs sont exempts tic droit. ijuaiit au défaut de taille, c'est la cause d'exemption qui est tout d'abord constatée et qui rend inutile tout autre examen. Il n'y a donc d'examinés, au point devue du goitre et des autres infirmités, que les deux dernières catégories.

Pour constater, en 18G5, 'l,S02cas de goitre, on n'a donc réellement examiné que 153,021 jeunes gens, et non 196,730. On comprend donc, que, pour avoir la proportion des goitreux, c'est le rapport de 1,502 à 153,021 qu'il faut chercher et non le rapport de 1,502 à 196,730; or, la différence est de près d'un quart.

Dans le tableau suivant, qui résume tout le travail, les 89 départements ont été divisés en cinq séries, d'après la proportion décroissante des cas de goitre.

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