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GRAISSE ET HUILE DE DORYPHORA

Leptinotarsa decemlinea’a Say.

Famille : Chrysomelida?

APERÇU BIOLOGIQUE. — C’est en juin 1922 que le Doryphora a fait en France son apparition. Sa biologie est bien connue grâce aux travaux de FEYTAUD et de ses élèves qui ont lutté contre ce fléau avec la plus grande activité. L’abondance avec laquelle il est possible de recueillir ce Coléoptère m’a permis de disposer de matériaux d'étude en quantité assez importante.

Le Doryphora est comme l’on sait un spécialiste des Solanées; en dehors de la pomme de terre à laquelle il n’est que trop fidèle on l’a observé accidentellement sur diverses autres espèces du genre Solanum, sur le Datura, la Belladone, la Jusquiame, le Tabac, ete. Ce sont les feuilles qu'il dévore avec une voracité remarquable depuis le moment où elles commencent à verdir. Larves et imagos sont également nuisibles.

Les individus que j'ai étud'és avaient été recueillis en août à la Grande-Bastide (Gironde). Le poids moyen de la larve est de 0 gr. 07. J. J. Bounxioz à qui l’on doit (1927) une étude anatomique de la larve de Doryphora a signalé un tissu adipeux assez abondant.

DonNNÉES ANALYTIQUES. — 1° Jarves. — J’ai obtenu en épuisant à l’éther 100 grammes de larves de Doryphoras 3 p. 100

d’une graisse de consistance butyreuse et de couleur rouge-

orangé.

INAICCMMIMNOTEN EEE 7e 1219 INSAPONITADIEN EN NN . 9,8 p. 100 (Approximativement à cause du

poids trop faible),

| Jen

29 Imagos. — Les Doryphoras à l’état parfait épuisés de la même facon à l’éther m'ont fourni 13,48 p. 100 d’une huile rouveñtre, douée d’une odeur herbacée caractéristique. Ce rendement est remarquablement élevé pour des imagos, surtout si l’on tient compte de la chitine qui constitue une partie importante du poids total. Il est très supérieur à celui de la larve. Ce fait doit être en relation avec la très grande voracité des imagos qui s’alimentent très activement. Il permet de penser que lhuile imaginale de Doryphoras est en grande partie une huile de néoformation et non une huile résiduelle comme c’est le cas chez beaucoup d'insectes parfaits (Pyrausta nubilalis Hübn. par exemple).

Les propriétés physiques et chimiques de cette huile sont les suivantes :

MDÉNSIEC RER es 22e 091524821802 Indice de réfraction......... 1.471 à 17° (observé) 1.471S à 15° (calculé) INTICONANOUC ER EE ann ce 108.6 — de saponification..., 188.2 Insaponifiable ............ 5.9.p..100

Bromures insolubles dans ÉÉURPES Ssoooebecc oc 3.1 p. 100

On remarquera le pourcentage élevé en insaponifiable. C’est un produit solide, coloré d’une facon intense en rouge-orangé. Il se dissout en grande partie dans l’alcool chaud et dépose par refroidissement une fraction cristallisée (Cholestérol ?)

ETUDE DES ACIDES GRAS DE L'HUILE IMAGINALE. — Les acides gras insolubles obtenus après élimination de l’insaponifiable sont

fortement colorés en vert; ils sont solides à la température ordi-

maire :

BOULES TUSIONEERRR REPARER RS SO OU UR 9128 DAC AIO SPRICE EE, ER PR OR AIG — TE AMEUSTANSEALIONS 2 8. cer enr ER an 200.7 Poids moléculaire moyen........ se ne 219.0

Les sels de plomb traités par le procédé ToRTELLI et RucceRt m'ont fourni des acides liquides colorés en jaune verdâtre et dont l’indice d’iode atteignait 149,9, Ce chiffre permet de cal-

SE

culer la proportion d’acides non saturés contenus dans l'huile : 108,6

Les acides liquides traités par la méthode d’oxydation de HAzURA m'ont permis de caractériser l'acide oléique par son produit d’oxydation, l’acide dioxystéarique. Les cristaux que j'ai obtenus fondaient à 12905.

La présence d'acide linolénique peut être considérée comme extrémement probable en raison des bromures insolubles dans l'éther que j'ai obtenus.

Cette huile renferme environ 22 p. 100 d’acides saturés. La fraction que j'ai obtenue en décomposant les sels de plomb insolubles dans l’éther fondait à 54°2.

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