DEUXIÈME CAS
Fibrine 2 ,8
Globules i3o ,6
,^ , . , , ( organiques 77,0
Maleriaux solides du sérum \ . . U
( inorganiques. ... 0,1
Eau 780,6
TROISIÊUE CAS.
Fibrine ^,8
Globules 76,7
Matériaux solides du sérum) """S^^'^J^^^ ( 33 3
( inorganiques.. . . )
Eau 835,2
table de ca principe. Celles uù nous allons lovir à tour étudier celle augmentation sont : le rliumatisme articulaire, la pneumoilic, la broncliite capillaire, la pleurésie, la péritonite, l'érysipèle , l'amygdalite, la cystite, l'inflammation des ganglions lymphatiques. Nous devrons comparer plusieurs de ces maladies, relativement à l'influence qvi'elles peuvent exercer sur l'accroissement de la fibrine, à leur état aigu et à leur état chronique. Nous terminerons ce chapitre par l'exposition d'un commencement de recherches, que nous avons besoin de poursuivre, sur le degré et sur la condition d'augmentation de la fibrine dans les tubercules pulmonaires.
Article PREMIER. — Rhumatisme articulaire. — Nous avons examiné le sang chez vingt-quatre individus atteints de cette maladie, et dans 53 saignées qui leur ont été pratiquées. Parmi ces vingt-quatre malades, quatorze étaient affectés de rhumatisme articulaire aigu, et dix de rhumatisme soit subaigu, soit chronique.
Rliumatisme articulaire «/^/t. — Chez les quatorze malades atteints de cette forme de rhumatisme, la fibrine se montra constamment plus abondante qu'à l'état normal, tant qu'ils furent saignés pendant la grande intensité des douleurs, et pendant la durée de la fièvre. Chez ceux qui furent saignés après un notable amendement des douleurs et après la disparition de la fièvre, nous trouvâmes la fibrine diminuée , bien que se conservant encore au-dessus de son type normal. Dans les cas enfin où, après un mieux passager , les douleurs reprenaient plus de vivacité et ramenaient la fièvre , la fibrine montait de nouveau à un chiffre plus élevé.
Le maximum de fibrine , dans nos cas de rliumatisme
articulaire aigu, a été 10,2 , c'cst-à-dirc plus du triple de sa quantité moyenne.
Le minimum de fibrine dans ces mêmes cas, alors qu'il y avait encore des douleurs et de la fièvre, a été 4ji 5 ce chiffre ne s'est rencontré qu'une seule fois.
Enfin la quantité moyenne de fibrine a oscillé entre 7 ou 8 (voyez les tableaux ci-dessous).
L'intensité et l'étendue des douleurs nous ont paru exercer sur l'augmentation du chiffre de la fibrine une influence bien plus puissante que l'époque de la maladie et que sa durée. Toutes choses égales d'ailleurs, la quantité de fibrine augmente donc avec les douleurs et la fièvre. Si le rhumatisme est très intense dès son début , on peut dès ce début trouver dans le sang autant de fibrine qu'on en trouve seulement plus tard , dans les cas où le rhumatisme n'acquiert que peu à peu un grand développement ; ainsi, dès le troisième jour, nous avons vu la fibrine déjà montée à 8.
Si, à la suite d'une saignée, le rhumatisme ne s'amende pas , la fibrine, malgré la perte de sang, reste la même, ou augmente , et on la voit ainsi échapper à l'influence de la saignée et de la diète , tant que les douleurs et la fièvre ne diminuent pas. Ainsi nous avons trouvé le chiffre 10 en fibrine chez un individu qui, parvenu au treizième jour de son rhumatisme, avait déjà subi trois saignées. Voici du reste le tableau des chiffres d'oscillations de la fibrine , à mesure que les saignées étaient répétées.
QUANTITÉ I)E I-IBIIINE.
,re saignée.
saignée.
saignée.
saignée.
saignée.
fi''
saignée.
i^r cas . . .
fi fi
fi 5
a" cas . . .
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3" cas...
5" cas...
fi 5
fi 5
6" cas . . .
fi 0
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fi
8" cas. . .
9^ cas. . . .
1 cas. . . .
12^ cas . . .
i3^ cas. . . .
i4° cas. . . .
(a) Cette cintiuiènie saignée fut pratiquée pendant la convalescence; les douleurs avaient complétemont disparu. ,
(b) Cette deuxième saignée fut pratiquée lorsque la fièvre avait complètement disparu et qu'il ne restait plus que quelques douleurs légères. 11 y eut plus tard une recrudescence qui nécessita les deux saignées suivantes.
Il peut arriver que, vers l'époque raême de la convalescence , la librine , bien que devenue moins abondante, se conserve encore en excès pendant un certain temps , puis elle descend plus ou moins leutement vers son chilii e normal, et de même que la diète ne l'avait pas empêcbée d'augmenter pendant le summum de la maladie , de même l'alimentation ne l'empêche pas de diminuer, dès que la maladie diminue ou cesse.
Que si nous étudions maintenant ee qui arrive aux globules dans le rhumatisme articulaire aigu, ils se présenteront à nous avec des conditions précisément inverses de celles de la fibrine. Ainsi dans aucun cas nous n'avons trouvé les globules élevés au-dessus de leur quantité normale, et souvent, dès la première saignée, ils étaient descendus au-dessous de leur moyenne. Il y avait du reste des cas où, dès le troisième jour du rhumatisme, le sang tiré pour la première fois contenait moins de globules que le sang d'autres malades extrait aussi pour la première fois, le sixième et le huitième joiir de la maladie.
Mais une fois les saignées commencées et le premier chiffre des globules constaté , un résultat invariable se montre et se maintient. On ne les voit pas, comme la fibrine, suivre dans leur augmentation ou leur diminution les oscillations mêmes de la maladie : la quantité de la fibrine n'est réglée que par celle-ci , la quantité des globules ne l'est que par l'abondance el la répétition des saignées; on en jugera par le tableau suivant :