‹ Recherches sur les modifications de proportion de quelques principes du sang, fibrine, globules, matériaux solides du sérum, et eau, dans les maladies [electronic resource] (volume 2)Chapitre 6 sur 21 · ICI · texte numérisé non relu

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1 1® cas . .

12'^ cas. .

i3e cas fi). 1

14" cas . .

(g) Les symptômes commençaient à s'amender quand celte quatrième saignée fut pra-

tiquée. A ia

cinquième ils étaient encore moins intenses. Dans la convalescence le

malade resta longtemps faible.

(h) Lorsque cotte quatrième saignée fut pratiquée les douleurs occupaient presque

toutes les articulations, dont plusieurs étaient gonllées. Aux deux saignées suiyantes

les douleurs avaient diminué, mais la fièvre persistait.

(i) La malade , ûgé

e de seize ans, présentait des

signes de chlorose commenfante et

une chorée très caractérisée. Nous n'avons trouvé chez aucun autre malade

atteint de

rhumatisme un aussi grand abaissement du chiffre des globules. L'influence de la

chlorose se joignait ici à celle de la diète et des saignées.

Rhumatisme articulaire subaigu et chronique. — Nous avons examiné le sang chez dix malades atteints de cette forme de rhumatisme 5 chez aucun il n'y avait de fièvre , ou elle était très légère.

Chez ceux de ces dix malades dont le rhumatisme était encore à l'état suhaigu, soit que cette forme eût été primitive , soit qu'elle eût succédé à la forme aiguë , la fi-

brine n'avait plus le chiffre élevé qu'elle avait eu dans le rhumatisme fébrile ; mais elle se tenait encore au-dessus de sa moyenne , oscillant entre 4 ou 5 , et généralement plus près du second chiffre que du premier.

Enfin , chez ceux dont le rhumatisme affecta une forme tout-à-fait chronique , cette nouvelle condition de la maladie se marqua dans le sang par un retour complet de la fibrine à sa quantité normale.

Quant aux globules, ils présentèrent, dans les deux formes suba,iguë et chronique du ihumatisme , d'assez nombreuses variétés , tantôt restant dans les limites de leur état physiologique, tantôt diminuant, et cette diminution pouvant s'expliquer soit par l'influence d'émissions sanguines antécédentes , soit, dans quelques cas, par l'existence d'un état anémique ou chlorotique , soit dans vm autre cas par la coïncidence d'une cachexie saturnine, qui se traduit dans le sang , comme nous le verrons plus bas, par la diminution des globules. Dans un seul de ces cas les globules s'élevèrent au chiffre très haut de i54,3, sans que l'individu qui l'offrit, âgé de vingt ans, nous présentât autre chose de particulier qu'une grande force de constitution. C'était là un de ces cas qui rentrent dans ceux dont nous avons parlé dans nos considérations préliminaires , et dans lesquels la grande abondance des globules, étrangère à la maladie, est en rapport avec la nature de la constitution ijidividuelle.

Ainsi, à mesure que le rhumatisme s'éloigne de son état aigu , le sang perd de plus en plus tout caractère spécial , la fibrine revenant à sa quantité physiologique, et les variétés de proportion des globules, des matériaux solides du sérum, et de l'eau, dépendant de circonstances en dehors de la maladie elle-même.

TABLEAU

Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans dix cas de rhumatisme subaigu et chroniejue.

MATÉKIAUX SOLIDES

UU SÉIIUM

Saignées.

FIBRINES.

GLOUULES.

EAU

organiques

inorganiq.

l'^'cas. . .

io6, i

a"^ cas (a).

3'^ cas (b).

4" cas (c).

S** cas (d).

6" cas. . . .

7^ cas. . .

9^ cas. . . .

10*^ cas. . . .

(a) Broyeur de couleurs affaibli par l'inQuence longtemps prolongée du plomb.

(b) Celle malade avail élé récemment saignée six fois et avait supporté aoo sangsues

dans l'espace do peu de jours pour

un rhumatisme aigu. Son rhumatisme avait reparu

k l'état subaigu quand la saignée ne donna que 89 en globules.

(e) Deux saignées avant son entrée à l'hôpital.

(d) Complication de chlorose peu avancée.

Article it. — Pneumonie. — INos recherches sur l'état du sang dans celte maladie ont porté sur vingt malades et sur cinquante-deux saignées. Dans tous ces cas, sans exception , nous avons trouvé la fibrine augmentée 5 sou chiffre le plus élevé a été 10, 5, et son chiifre le plus bas a été 4? comme dans le rhumatisme; la quantité moyenne de fibrine a oscillé entre 7 et 8.

Nous avons rencontré trois fois le chiflre 4 en fibrine , sept fois le chiffre 5 , sept fois aussi le chiffre 6 , onze fois le chiffre 7, treize fois le chiffre 8, neuf fois le chiffre 9, deux fois enfin le chiffre 10. On voit par ce

résumé à quel point considérable la fibrine peut s'accroitre dans la pneumonie aiguë. Ce n'est point exceptionnellement que l'on rencontre les cliiffres 6, 7, 8, 95 on les trouve au contraire dans le plus grand nombre de cas. On voit de plus que le rhumatisme articulaire aigu et la pneumonie nous ont présenté le même maximum et le même minimum de fibrine ; mais dans les intermédiaires , nous trouvons pour la pneumonie un plus grand nombre de chiffres de fibrine très élevés que pour le rhumatisme-, de telle sorte qu'en prenant un nombre égal de ces deux maladies, on arriverait à ce résultat, que la pneumonie a produit une plus forte somme de fibrine que le rhumatisme.

Du reste, dans la pneumonie comme dans le rhumatisme , la fibrine croit avec l'intensité de la maladie et décroît avec elle, et ce n'est pas le nombre de jours qui décide de l'élévation ou de l'abaissement du chiffre de ce principe.

Le tableau suivant montre de quelle manière, dans chaque cas particulier , la fibrine a augmenté ou diminué à mesure que la pneumonie parcourait ses périodes, et que les saignées étaient répétées.

yUANTlTÉ DE l'IBlUISE.

1" saiBnûe.

2' salsnco.

3° saignée.

4 saignée.

i"'' cas . . .

2" cas.. . .

3« cas....

5° cas.. . .

6° cas... .

7'' cas... .

8° cas.. . .

9*^ cas.. . .

10^ cas., . .

1 1*^ cas.. . .

i2<' cas... ,

13"= cas

cas... .

16'' cas

ro ,0

17^ cas

18'' cas

19" cas.. . .

20^ cas.. . .

21^ cas . ..

Dans le dix-neuvième cas les trois premières saignées avaient été faites hors de l'hôpital.

On voit par ce tableau, que la fibrine peut se présenter dans le cours d'une pneumonie avec quatre conditions

cîîlïérentes. Elle peut rester stalionnaire d'une saignée à l'autre, ce qui est rare , et ce qui arrive lorsque la maladie reste stationnaire elle-même. La libriue peut aller toujours en augmentant, ce qui a lieu lorsque la maladie va en s'aggravant; elle peut, au contraire, offrir une diminution après chaque saignée , ce qui coïncide avec une tendance de la maladie vers la résolution. Elle peut enfin présenter des oscillations d'augmentation et de diminution, et ce quatrième cas a lieu lorsque la maladie, au lieu démarcher d'un pas uniforme vers le bien ou le mal, présente des alternatives plus ou moins rapides d'exaspération ou d'amendement.

Les globules, dans la pneumonie, se comportent abso-, lument comme dans le rhumatisme. En quantité à peu près normale au début de la' maladie , lorsque aucune circonstance en dehors de la pneumonie n'est venue agir sur eux , on les voit plus tard, et malgré l'accroissement de la fibrine , aller en diminuant à mesure que la diète s'est prolongée et que les saignées ont été répétées ; puis, lorsque, à l'époque de la convalescence, des aliments sont repris, une condition inverse s'établit dans le sang:^ la fibrine s'abaisse, et les globules remontent.

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