DU S
organiques
JX SOLIDES
ÈRUM
inorganiq.
eau. :
cas.. .
10e jour
cas...
8oo,5
cas...'
io,5
cas. . . •
cas. . . •
cas... <
cas ..
cas... ,
cas...
cas... \
cas.. . i
io8,5
(b) Cotte quatrième saignée fut pratiquée lorsque la convalescence durait depuis huit jours.
Article iii. — Bronchite.
§ Ier. Bronchite capillaire aiguë. — Nous avons examiné le sang chez six individus atteints de cette maladie, et dans neuf saignées. Dans tous ces cas , qui étaient accompagnés de fièvre, nous avons retrouvé le caractère fondamental du sang du rhumatisme aigu et de la pneu-
monie, c’est-à-dire une augmentation de la fibrine; mais cette augmentation, bien que considérable, ne l’était pas autant que dans ces deux maladies. Son maximum a été 9,3 et son minimum 5,7; sa moyenne a oscillé entre 6 et 7. Rien de spécial à dire pour les globules qui restaient assujétis aux mêmes lois que dans le rhumatisme et dans la pneumonie. Dans deux cas toutefois ils donnèrent un chiffre d’une élévation remarquable: 1.48,8, dans l’un, et 139,6 dans l’autre.
Nous n’avons rien à dire du second de ces deux cas, sur lequel, par une exception malheureuse, nous n’avons recueilli aucune note. Le premier mérite de nous arrêter un instant.
Ce cas est en effet relatif .à un individu qui , lors de son entrée à l’hôpital, présentait plusieurs symptômes qui rappelaient ceux de la fièvre typhoïde commençante : or nous verrons plus tard que dans la fièvre typhoïde les globules ont souvent une remarquable tendance à dépasser de beaucoup leurchifl’re normal; cependant, le lendemain, une deuxième saignée ayant été pratiquée, nous ne trouvâmes que 1 10, 1 de globules ; ainsi , en vingt-quatre heures, le sang avait perdu 38 en globules; mais en même temps l’aspect typhoïde de la maladie avait disparu, et au contraire la bronchite, devenue l’affection principale, avait crû en intensité et en étendue. Cet accroissement de la phlegmasie bronchique s’était marqué dans la fibrine qui, marchant en sens inverse des globules, était montée du chiffre 7,3 au chiffre 9,3.
TABLEAU
Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans six cas de bronchite capillaire aiguë.
MATÉ1UAUX SOLIDES
Saignées.
FIBRINE
EAU
organiques
inorganiq.
ier cas . . . 1
2e cas. . . .
CO
3e cas . . . .
CO
5e cas (b).
CO
6e cas (c)..
(a) Ce chiffre si bas des matériaux solides du sérum coïncidait avec une urine assez fortement albumineuse. La malade . âgée de 30 ans , était depuis longtemps maigre et faible; elle n’arait pas encore d'hydropisie appréciable.
(b) Dans ce cas aussi l’urine contenait de l'albumine, l.es membres inférieurs étaient infiltrés. Le malade, flgé de 28 ans, était d’une constitution détériorée.
(c) Complication d'une grossesse de trois mois.
§ 2e. Bronchite chronique avec emphysème pulmonaire.— Si la bronchite n’a plus pour siège spécial les ramifications les plus fines des canaux aurifères , si surtout , quel que soit soit son siège, elle ne s’accompagne plus de fièvre, si elle se montre sous une forme chronique, le sang cesse de contenir un excès de fibrine, et il n’offre plus aucun caractère particidier. Il en est ainsi dans le cas même où la bronchite chronique se trouve compliquée d’un emphysème pulmonaire; les résultats suivants le démontrent.
Ann dr Chim. et de Phys., T. lxyv. (Novembre 1840.) 17
TABLEAU
Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans quatre cas de bronchite chronique avec emphysème pulmonaire .
te
FIBRINE
EAU
organiques.
inorgraniq.
1er cas ....
2e cas
3e cas
8ll,8
4e cas
On peut remarquer dans ce tableau que dans le sang d’une des secondes saignées il y eut, par rapport au sang de la première, une légère augmentation de fibrine 5 or, dans ce cas, la seconde saignée fut faite dans un moment où le malade avait été pris d’un de ces accès de suffocation qui surviennent de temps en temps pendant le cours d’un emphysème pulmonaire. Aucune circonstance particulière 11e nous rendit compte d’ailleurs de la grande inégalité du chiffre des globales que nous trouvâmes dans ces quatre cas.
Article iv. — Pleurésie. — Le sang des malades atteints de pleurésie peut présenter des différences, suivant qu’on l’examine dans l’un ou l’autre des cas suivants :
Premier cas. — Pleurésie à son début, sans qu’il y ait encore d’épanchement formé.
iNous avons trouvé dans deux cas de ce genre la fibrine augmentée de quantité, donnant 5,8 dans un cas, et 5, 9 dans l'autre.
Deuxième cas. — Pleurésie encore récente, mais avec épanchement formé. Dans huit cas de ce genre nous avons encore constaté une augmentation de fibrine qui variait entre 4 et 6.
Troisième cas. — Epanchement pleurétique ancien ; absence de fièvre. Dans quatre cas de ce genre où, à la suite d’une pleurésie suffisamment caractérisée , un liquide était resté épanché dans les plèvres depuis deux à quatre mois, la fibrine était encore augmentée, mais moins que dans les cas précédents, n’arrivant jamais jusqu’au chiffre 5, offrant pour minimum 3,5, dépassant le chiffre 4 dans trois cas , et atteignant pour maximum 4 ,8. Ainsi, dans toute pleurésie, avec ou sans épanchement, ancienne ou récente, avec ou sans fièvre, on trouve une augmentation de fibrine \ mais cette augmentation est plus considérable dans la forme aiguë et pyrétique de la maladie. C’est avant que l’épanchement n’ait eu lieu que nous avons trouvé le chiffre le plus élevé de fibrine, et toutefois, dans ce cas même, elle ne s’est jamais élevée aussi haut que dans le rhumatisme , la pneumonie, et la bronchite capillaire.
Quant aux globules, ils ne dépassèrent jamais (sauf un seul cas ) les limites de leur quantité normale , s’y maintinrent très souvent , et parfois descendirent au-dessous. Dans ce dernier cas se trouvait une femme âgée de quarante-quatre ans, qui n’avait que 68,3 en globules, et qui était d’une faiblesse telle, qu elle tombait en défaillance dès qu’elle essayait de se lever, et cependant elle avait 5 en fibrine. Dans tous ce s cas, d’ailleurs, nous vîmes les
globules obéir à leurs lois ordinaires de décroissement. Rien de notable dans les matériaux solides du sérum 5 l’eau offrit comme minimum y63 , et comme maximum 845 ; ce dernier cas eut lieu chez la femme qui n’avait que 68 en globules.
TABLEAU
Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans douze cas de pleurésie.
SAIGNÉES
FIBRINE
MATÉRIAl
DU S organiques
JX SOLIDES
ÉRUM
inorganiq.
EAU
1er cas . .
2e cas...
3e cas...
4e cas...
5e cas. .
6e cas... ■
7e cas...
ce
8e cas...
9e cas...
10e cas...
1 1° cas. . .
.2* cas... j
en
co
(a) Lorsque la première saignée fut pratiquée , le malade portait un épanchement ancien du côté droit. La deuxième saignée fut pratiquée le lendemain do l’apparition dune nouvelle pleurésie aiguë du côté gauche ; l’épanchement n'étaitfpas encore formé.
Article v. — Péritonite aiguë. — Nous avons examiné le sang dans cette maladie, chez quatre individus auxquels nous avons fait pratiquer huit saignées, et ces analyses sont venues confirmer les résultats obtenus dans les maladies précédentes ; ici encore elles ont donné le fait capital de l’augmentation de la fibrine. L’une de ces malades était atteinte de péritonite simple; les trois autres de métro-péritonite; deux fois la mort eut lieu, et nous constatâmes l’existence d’une vaste collection de pus dans le bassin. La fibrine présenta pour maximumle chiffre y, 2 et se maintint généralement entre 5 et 6 ; deux fois cependant elle descendit plus bas, une fois à 3,6 et une autre fois à 3,8, mais nous pûmes nous rendre compte de ces deux exceptions.
Dans le premier de ces deux cas, en effet, le sang fut examiné à une époque où la malade, réduite au marasme, était déjà loin du début de sa péritonite, dont il restait comme trace une collection purulente dans le bassin. Ce cas rentrait donc dans celui de ces épanchements pleurétiques déjà anciens, où nous ne trouvions non plus dans le sang qu’un chiffre peu élevé de fibrine.
Le second cas nous parait très digne d’attention, et nous devons le citer avec quelques détails.
Une femme, à la suite d’une suppression de règles, fut prise vers lbypogastrc de douleurs vives qui, par leur siège et leur nature, nous parurent être le produit d’une simple congestion utérine; elle n’avait point de fièvre : le sang que nous lui fîmes tirer alors présenta à peu près une quantité normale défibriné, un peu supérieure toutefois (3,8). Cependant, deux jours après, les douleurs utérines étant devenues beaucoup plus vives , nous la fîmes saigner de nouveau ; le sang, cette fois, avait d’au-
très qualités, sa fibrine était montée à 4>7- Cette rapide augmentation de fibrine nous frappa, et bien qu'il n’y eût pas encore de fièvre, nous soupçonnâmes dès ce moment qu’il y avait là plus qu’une simple hypérémic de l’utérus. Le lendemain, en effet, tous les signes d’une métro-péritonite existaient 5 une troisième saignée fut pratiquée, et nous trouvâmes encore la fibrine montée, marquant le chiffre 6,1 5 les symptômes s’amendèrent peu à peu à la suite de cette troisième saignée.
Ainsi , dans ce cas, notre diagnostic se déduisit de l’examen du sang, et le passage de la simple hypérémie à l’état appellé pille gmasique se traduisit nettement par l’augmentation progressive du chiffre de la fibrine.
Les globules, dans ces huit saignées de péritonite, suivirent toujoui’s la même loi ; partant d’un chiffre inégal à la première émission de sang, ils allèrent en diminuant aux saignées suivantes, et leur diminution fut constamment en raison directe de la quantité de sang perdu, de la rigueur de la diète, et de la longueur de la maladie, tpii est aussi une cause puissante d’épuisement.
TABLEAU
Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans quatre cas de péritonite aiguë.
SAIGNÉES
FIBRINE
I)U SÉRUM
EAU
organiques
inorganlq.
1er cas. . .
2e cas. . . <
3e cas (b).
4* cas...
(a) Cetto troisième saignée fut pratiquée peu de jours avant la mort , lorsque la malade était plongée dans le dernier degré de marasme. On trouva beaucoup do pus dans le bassin. On remarquera dans ce cas combien le chiffre des globules s’était abaissé.
(b) Terminaison un mois après la saignée par la mort. Collection purulente dans le bassin constatée par la nécropsie.
(c) Cette première saignée fut pratiquée a une époque où il n’existait encoro aucun signe caractéristique de péritonite (voir le texte ci-dessus).
Article vi. — Amygdalite. — Nous avons examiné le sang, dans cette maladie, chez quatre individus et dans six saignées. Dans trois de ces cas l’amygdalite était aiguë, et accompagnée d’un mouvement fébrile intense -, dans l’un d’eux l’amygdale devint le siège d’un abcès, et dans l’autre elle se recouvrit d’une exsudation pseudomembraneuse.
Dans ces trois cas le sang nous présenta un excès de fibrine; une seule fois ce principe ne subit qu’une légère augmentation, /\,/\ ; mais l’amygdalite n’était encore qu’au
second jour, et dès le lendemain la fibrine s’était élevée davantage, elle s était élevée à 6,4', dans les quatre autres saignées elle varia entre 5 et 7.
Nous ne dirions rien des globules, qui n’oftrirent que leur variation ordinaire, si nous n’avions à faire remarquer le chiffre aàsez bas (90) qu’ils présentèrent chez un de ces malades, chiffre dont nous pûmes nous rendre compte par l’influence des préparations de plomb auquel le malade était depuis longtemps soumis.
Dans un quatrième cas l’amygdalite était chronique , et nous trouvâmes la fibrine revenue à sa quantité physiologique , et toutefois conservant encore une légère tendance à la dépasser, elle était à 3,8.
TABLEAU
Du rapport proportionnel des differents principes du sang dans quatre cas d’amygdalite.
SAIGNÉES
DATE
de
l'invasion.
FIBRINE
MATÉRIAU