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» Aldegondem cum prœæposituris suis; abbatiam Sancti Gillanix, > abbatiam Oltmontem (Hautmont), præposituram S. Vincenti , » præposituram S. Salvii, prœæposituram S. Landelini, præposituram
» $. Johannis.
» Iqitur præsente et annuente ipsa comitissa Richilde cum filio suo
Balduino, dedimus omnia hæc cum comitatibus, beneficüs, advocatüs, teloniis, moxenis, forestibus et omnibus appendentus, ete. »
Cette formule est celle qu’on employait ordinairement dans toutes les concessions féodales ; et l’on conteste encore si, par le mot moneta, on y désigne la faculté de frapper monnaie au nom du bénéficier, ou seulement celle de jouir de certains droits sur la fabrication des monnaies. Cette dernière interprétation parait souvent être la plus probable ; mais dans la suite des temps, les seigneurs qui frappèrent monnaie en leur nom particulier profitérent de cette équivoque pour appuyer leur usurpation sur un titre.
Dans la charte de 10714, le mot moneta se rapporte, sans doute, à Valenciennes où il existait déjà un atelier monétaire du temps de Charlesle-Chauve.
Cet atelier était-il encore en activité à l'époque de Richilde? La monnaie qu'on y frappait était-elle impériale, semi-impériale, où au nom du comte, comme le denier d'Albert de Namur le fait supposer? Dans ce dernier cas. il serait possible que Théodouin, pour constater la prise de possession de sa nouvelle suzeraineté, eût fait frapper, à Valenciennes, des monnaies épiscopales. Mais, en l’absence de toute espèce de preuves, on est forcé de rester dans le champ des conjectures. Entre les deniers carlovingiens et les mailles muettes qui remontent tout au plus à la fin du XII siècle, on n'a retrouvé aucune monnaie de l'atelier de Valenciennes.