LH EURE
N° 87. Variété de la pièce précédente. Dans l'écusson quatre lions en place du monogramme. Mèmes légendes.
Collection de M. le comte de Robiano.
Seul exemplaire connu.
Gravée dans la Revue de la numismatique belge, tom. IIT, pl. XI, n° 6.
N° 88*. Monogramme dans un cercle : K MARG GOMIM RANON. — Grande croix coupant la légende : # MO | NE | AVA | LE.
N° 89*. Monogramme dans un écusson en losange : *X MARCG? GOM RA- O7’. — Croix dans un cerele : :? MONENA VALENGEX?.
Variété de coins : le monogramme est accosté de deux annelets au lieu
des six points.
N° 90*. Monogramme du Hainaut entouré de deux aigles et de deux lions formant une croix, dans un cartouche composé de quatre ares-de-cercle et de quatre angles saillants ; dans chaque angle une feuille de trèfle : + MARCAREME : COMIM : RANONIE.
— Croix coupant la légende intérieure : MON | ESTX | MON | MEN. — Xk BROICMV : SIM : ROMEX : DNI : PRI.
LOUIS DE BAVIÈRE, EMPEREUR
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Les trois monnaies de Louis de Bavière que nous donnons ici, ont-elles
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été frappées dans le Hainaut? telle est la question que nous nous sommes
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posée, et à laquelle nous avouons ne pouvoir répondre d’une manière satisfaisante. Le gros d'argent : TVRONVS DE MONTE, est assez généralement attribué à Mons, même par les numismates allemands, intéressés
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cependant à en enrichir leurs suites particulières. Gôtz, qui a publié, en 1827, ses monnaies des empereurs au moyen âge, n'hésite pas à donner cette pièce à la capitale du Hainaut. Cependant nous sommes forcé de convenir, avec M. Serrure (Catalogue du prince de Ligne), qu'il ne serait pas impossible que ce gros appartint à quelque localité allemande du nom de Berg. Ces localités sont nombreuses, mais il nous parait toutefois qu’on ne peut s'arrêter qu’à une ville impériale ou étant sous la souveraineté directe de la maison de Bavière. Mons n’était pas ville impériale ; mais Marguerite, qui frappait aussi des gros dans cette ville, a pu y faire forger le ruronus pe montre, en l'honneur de l'empereur, son mari. Plus tard, Jean IV, époux de Jacqueline, et non comte de son chef, n’a-t-il pas aussi frappé plusieurs monnaies à Valenciennes ?
Si l'on admet que le gros a été frappé à Mons, il y aurait alors plus d’un motif pour croire que le mouton et le réal, dont le type, le style et la fabrique sont tout à fait belges, proviennent aussi de la même officine, si toutefois ils n’ont pas été frappés à Anvers, comme le suppose
M. Serrure.
N° 91*. Type ordinaire des moutons d'or; la bannière losangée de Bavière
X RON : DEI:OVI : MOLUL : PECR : RVDI:MISERCRE : ROB. Au pied de la croix : VD? RO»; : P.
— Croix ailée et terminée par des bouquets composés de deux feuilles et d'un fruit, cantonnée de quatre ‘aigles et ayant en cœur une rose à cinq feuilles, dans un cartouche composé de quatre demi-cercles et de quatre angles saillants; dans les rentrées des angles huit trèfles : %. #PG * VIRCGIM * #PG À REGLAME #PC € IMPERAIT (sic).
(Mouton d’or.) OR. 4.55.
Seul exemplaire connu et inédit.
N° 92*. Prince assis sur un trône gothique à six clochetons. Il porte la couronne impériale fermée, tient un glaive levé dela main droite et pose la main gauche sur un écusson à l'aigle biceps : X LVDOVICUS £DET * GRA XROMANORUER *INP?.
— Croix ornée et tritréflée, dans une épicycloïde à quatre lobes dont les angles saillants et les angles rentrants sont ornés de trèfles k #PCG : VINCI: #PG : REGRAN : HPG : IMPERAM. Écu ou Réal.
Cu.-J. Gorz, Deutschlands Kayser-münzen des Mittel-Alters, Gravée dans tab. XLVII, n° 554.
KôuLer, Munz-Belust, th. HI, s. 209.