‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 47 sur 182 · E EA · texte numérisé non relu

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Bezieux ("), près de Valenciennes, et mettre à mort, au Quesnoy, le jeudi saint 1364. Il s'empare ensuite de sa ville et terre d'Enghien. Mais cette exécution violente lui attire une guerre avec les Flamands, et il est forcé. par la médiation du duc Wenceslas de Brabant. de rendre Enghien à Wautier, fils de Sohier, qui devait lui en faire hommage.

Par le même accord, il est Stipulé que la monnaie de Hainaut aura cours dans toute la terre d'Enghien.

Le duc Albert gouverna le Hainaut comme régent jusqu’au décès de son frère Guillaume. en 1389.

Le 4e avril 1566 (1567, n. s.), Albert de Bavière mande à Jean Roingie, maitre des monnaies du Hainaut, que, par lettres du mois de mai 1566, il lui avait été donné l'octroi de faire une monnaie d'argent . nommée fors, de certain poids et aloi. du cours de 2 sous 6 deniers la pièce, avec ses subdivisions le Demi-Fors et le Tiercelés ; que dorénavant il devra continuer la frappe de ces monnaies dans la même forme, mais au ütre de six deniers douze grains d'argent-le-Roy, et de 54 et ?/, de pièces au mare, au même cours de deux sols six deniers. Les tiercelés, esterlins ou tiers, de même aloi et de 164 pièces au mare, les petits Fors, ou demi, de 108 pièces et un tiers au marc.

On voit qu'il s’agit ici d’un a/ffaiblissement de la monnaie, ou. si l'on veut, d’une escroquerie ; puisqu'on continuait, dans la même forme , une monnaie dont on diminuait le titre. C'était alors une opération de finance fort ordinaire, semblable, en petit, à celles de nos faiseurs de sociétés anonymes, comtes et hauts-barons de la banque, qui taillent pour un million

(>) D’Enghien, d’après Vinchant.

d'actions dans un fonds qui ne vaut pas cent mille francs ; actions toujours de la même forme, toujours de mille francs... sur le papier. Il eut été curieux de connaître la valeur des Fors d’après les lettres du 17 mai 1566, mais cette charte n’a pas été retrouvée.

Le Fors du Hainaut, forgé en exécution du mandement de 1567, devait peser 4 grammes 47 centig. Il était au titre de 6 deniers 12 grains d’argent-le-Roy, c’est-à-dire qu'il contenait fun d'argent à “/ome de fin ; Ou, en grammes 2-52, correspondant à une valeur actuelle de 0-52 centimes.

Les monnayeurs devaient racheter les billons et les anciens Fors, à raison de A4 livres 6 sous le mare d’argent-le-Roy. Les monnaies nouvelles étaient calculées à peu près sur le pied de cette valeur du mare, c’est-à-dire le marc d'argent fin à raison de 45 livres 3 sous ; ou, si lon veut, un marc d'argent fin, allié au titre et forgé en monnaie de Hainaut, s'appelait 13 livres 5 sous, tandis que vers la même date, le même poids d'argent fin, forgé en monnaie française, avait nom 5 livres 5 sous.

C'était alors l’époque des grandes perturbations monétaires, et cette disproportion peut ne plus paraître incroyable, quand on considère les variations énormes qui avaient lieu en France dans la quantité d'argent représentée par le mot livre. Au 21 mars 4559, cette quantité d'argent est la 102 partie du marc, au 31 du même mois, la 14°!

Le Fors et le petit Fors sont, eroyons-nous, les pièces gravées sous les no 409 et 110, que Van Alkemade et Duby avaient données à Guil- Jaume IV: Nous ne connaissons pas les Tiercelés ou esterlins qui sont sans doute au même type ().

Le 8 janvier 1383 (1584 n. s.), le même duc Albert ordonne à Reinier du Gardin, maitre de la monnaie de Hainaut, de faire une monnaie blanche à 8 deniers d’argent-le-Roy, de 78 pièces au mare; c'est-à-dire pesant gram. 3.15, et contenant d'argent fin 2.08. Une autre (la demi) au même titre, de 456 au marc, donc, pesant 1.56 et contenant d'argent fin,

(*) Pièces justificatives, n° IX.

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1.04, et le quart en proportion. Ces pièces devaient être émises pour 46. 8 et # deniers. De plus, une monnaie noire à un denier d’argent-le-Roy, (/1x d'argent sur "/. d’alliage) de 200 pièces au mare, c’est-à-dire pesant 1.22 et contenant 0.10, à un denier de cours la pièce.

Ii fut fabriqué de ces monnaies, savoir :

En pièces de 16 deniers . . . . . . 9,940 mares. ÉNIDIÉLEAURRS PPT RER PRE RE ee 740 id.

En pièces de #4 id. ou petits esterlins 24 id. Et des deniers noirs . . . . . . . DD2.

En l'an 1587, on fit à Valenciennes des deniers d'argent, appelés Plaisans , de 15 deniers de cours, et d’autres, appélés Tiercelins, ayant cours pour 5 deniers. Ces pièces, fabriquées par Jean Bourger, maitre de la monnaie de cette ville, furent essayées au mois de septembre de cette année, et il fut trouvé, des Plaisans, 64 et ‘}, pièces au mare. Le poids de cette monnaie serait donc de gram. 3.79 (!). Son titre n’est pas indiqué.

Les Plaisans, leurs tiers, les pièces de 16, de 8. de 4 et d’un denier. dont il est parlé ci-dessus, se trouvent-ils parmi les monnaies que nous connaissons de Guillaume IIT? Nous n'avons pu faire, à cet égard, aucune conjecture plausible ; ces pièces ne se rapportant exactement, par leur poids, à aucune de celles que nous avons pesées. Le nom de P/aisans vient sans doute de la beauté de la fabrication, du type ou du métal de cette monnaie qui devait plaire à la vue.

N° 94. Type ordinaire des moutons d'or; la bannière losangée de Bavière : * AOR! DEI. QUI. MOLL. PECR. MVDI. MISERERE:

X20B?. Au pied de la croix : GUL? OVX.

— Croix ailée et terminée en trèfles , cantonnée de quatre aigles et ayant

en cœur un petit écusson losangé de Bavière, dans un cartouche

(*) Pièces justificatives, n° XII.

Ua composé de quatre demi-cercles et de quatre angles saillants. Dans la rentrée des angles, huit aigles à deux têtes : X #P?G 2 VINCITÉ #P?C 2 REGRAM 3 #P°G 3 IMPERANM.

(Grand mouton d’or.)

Collection de M. Serrure.

Van HouweLiNeuEN, pl. E?, n° 1.

Gravée dans lee ! Van ALzkemane, pl. XXV, 5, n° 1.

Nous pensons avec Van Alkemade et Heylen que les moutons ont été frappés pour la Hollande, et cela parce que, dans tous les anciens documents, ils sont appelés hollandschen Mottoen, Moutoenen où Lanmen. Mais comme ce n’est qu'une conjecture, et que rien n'existe, dans leurs légendes, qui puisse les faire donner plutôt à la Hollande qu'au Hainaut, nous les avons admis dans notre catalogue.

Nous devons d’abord protester eontre la qualification qu’on leur donne, de doubles et de simples moutons (Dobbel lammen en Enkele lammen); cette qualification impliquant un rapport entre ces deux pièces qui n'existe pas en effet, Il suffit de comparer leurs poids. Cette observation s'adresse en passant aux moutons de Brabant qui sont de la même taille que les nôtres. Pas de doute qu’on n'ait voulu dire par là, grands et petits moutons, sans déterminer le rapport de 2 à 1; mais comme cette dénomination de double est impropre et inexacte, nous pensons qu'il convient de la

remplacer, quelque respectable qu'elle soit par son antiquité.

N° 95. Types et légendes comme au n° précédent OR. (Mouton d’or.)

nr € Van HouweLiNeuen, pl. £%, n° 1.

Gravée dans : ; À Van Azkemape, pl. XXV, n° 2.

Reproduite d’après Van ArkemaAne, qui à oublié un # à la fin du mot

MISERERE, ainsi qu'il l'avait fait au Grand Houion.

lt: De

N° 96*, Type ordinaire des Moutons d'or; la bannière losangée de Bavière X AOL 3 DSI 3 QUI 8 MOLL 8 PECZ 8 MVOI 8 MISE- RERE + XOB?’. Au pied de la croix : O°GL? GO?R?. (Dux Guillelmus comes Hannoniæ où Hollandiæ ?)

— Croix ailée et terminée par des palmes trifoliées , cantonnée de quatre aigles et ayant en cœur une rose à cinq feuilles, dans un cartouche composé de quatre demi-cereles et de quatre angles saillants ; dans la rentrée des angles huit trèfles : X :#P?G * VINCI * #P°?G x REGRNAMXY#P’C XIMPERAM.

(Mouton d’or.)

OR. 4.60 Seul exemplaire connu provenant de la collection de M. Decoster. N° 97. Cavalier galopant à gauche : x OVX ÿ WILLELSN? & 2 OF

GRAXX COMSAANOIS:

— Croix ailée dans une épicycloïde à quatre lobes : X #PGX% VIROCIMX

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