‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 51 sur 182 · MV : SIT: NOMME : DNI : NRI : DEL: IRVKI · texte numérisé non relu

MV : SIT: NOMME : DNI : NRI : DEL: IRVKI

; ( Van HOUWELINGHEN, pl. C?, n° 1.

Gravée dans ar VAN ALKEMADE, pl. XXV?, n°1.

Rien ne prouve que cette pièce appartienne au Hainaut. L’orthographe du nom du comte Wilhelmus, inusitée sur toutes les autres monnaies, nous ferait penser qu’elle est allemande, ainsi que la pièce gravée sous le n° 80. Mader et Lelewel l’attribuent au due Wilhelm de Juliers (1356-1361).

ALBERT DE BAVIÈRE

À la mort de Guillaume-l’Insensé, son frère Albert, qui gouvernait ses États depuis 1358, se fit reconnaitre comme comte de Hainaut. Son inauguration eut lieu à Mons, le 5 avril 1389, et, peu après, il alla à Liége faire hommage du comté, entre les mains de l’évêque, Jean de Bavière, son fils.

En 15390, le duc Albert incorpora au Haïnaut la terre de Walcourt (°) et les avoueries de Silenrieux et de Fontenelles qu'il avait achetées de Guiilaume de Namur Îl réunit aussi au domaine du comté la terre de Beaumont qui y fit retour en 4397 à la mort de Gui de Châtillon, troisième fils de Jeanne de Hainaut.

Albert mourut à La Haye, le 43 décembre 140%, tellement obéré que sa seconde femme, Marguerite de Clèves, de laquelle il n'avait point d’en-

() Hossanr, Histoire du Hainaut, tom. IT, pag. 182. — Walcourt, petite ville de la province actuelle de Namur, à deux lieues de Philippeville, appartenait, pendant le XIIe et le XIIT° siècle, à des seigneurs particuliers, issus par les femmes des comtes de Namur et de La Roche. Cette terre passa, vers l’an 1300, aux comtes de Rochefort, qui la vendirent, en 1565, à Guillaume I[°, comte de Namur. Elle fut définitivement réunie ou plutôt annexée au comté de Namur, par Philippe-le-Bon, en 1458. L'importance des seigneurs particuliers de Walcourt pourrait faire supposer qu’ils ont exercé

le droit de battre monnaie comme le firent leurs proches voisins, les sires de Florennes.

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fants, fut obligée de renoncer à sa succession. Il laissait de-sa première femme, Marguerite de Brieg, morte en 1386 :

Guillaume, comte d’Ostrevant, qui lui succéda ; Albert, comte de Nordlingue ; Jean, évêque de Liége; Catherine, mariée à Guillaume de Gueldre; Marguerite, épouse de Jean, duc de Bourgogne; Ida, femme d’Albert IV, duc d'Autriche; et Jeanne, épouse de Wenceslas, roi de Bohéme et

empereur.

N° 116*. Écu écartelé de Bavière et de Hainaut surmonté d’une haute couronne impériale ; le fond de Ia pièce parsemé de lions au nombre de douze : X ALBERMUS *DUV# * DSIxGRA x COMES *k NRANO- X1G:

— Grande croix cantonnée de quatre lions , terminée par trois feuilles trilobées à chaque branche et portant en cœur une aigle éployée dans une épicyloïde à quatre lobes, le tout dans un cercle festonné :

x #POXVINCITX#PCOXREGRAME #PCX NPERAM.

Grande couronne du Hainaut. Dobbel henegouwsche kroon. Van HouweLiNeuex, pl. £4, n° 4. Van ALkEMADE, pl. XX VI, 5, n° 5.

Dusy, pl. LXXXVI, n° 40.

le Supplément au cataloque des monnaies en or du cabinet de Vienne, pag. 49.

Gravée dans

la Carte ou liste pour les changeurs, de 4627 et de 1635.

Cette pièce, d’après Heylen, se nommait double couronne du Hainaut (dobbel henegouwsche kroon), non pas qu’elle fût d’une valeur double des autres couronnes d'Albert, mais seulement parce qu'elle était plus pesante (de zwaerste diër wierden genoemd dobbele). Ceci vient confirmer l'observation faite à propos des Moutons de Guillaume TI, que ces expres-

sions impropres de double et de simple doivent être remplacées par celles de grand et de petit.

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