‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 61 sur 182 · LA 1/4 { | F · texte numérisé non relu

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nouveaux maîtres, Évrard du Gardin et Arnoul de Gouy, à l'effet d’y faire forger monnaies d’or et d'argent (!).

Une ordonnance, donnée à Lille le 25 mai suivant , porte que , voulant obvier au cours exagéré des monnaies étrangères forgées en Allemagne, à Tournai et dans d’autres forteresses, il sera fabriqué, à Valenciennes, Namur et Zevenbergen, des Peeters d’or de cinquante gros, monnaie de Flandre, des Philippus appelés clincars, de la même valeur, des demiclincars de vingt-cinq gros, des deniers d'argent à 6 deniers d’aloi argentle-Roy, valant huit esterlins, monnaie de Flandre, et d’autres deniers de quatre, de deux et d’un demi-esterlin. Le but de cette ordonnance étant de revenir à une monnaie plus forte, la valeur nominale de ces diverses pièces devait être diminuée d’un quart, à partir du 45 août de la même année , de manière que la plaque de huit esterlins aurait cours pour deux gros. et les autres à l'avenant. Il serait alors frappé un bon denier d’or fin, dans les conditions de titre et de poids trouvées les plus convenables à cette époque.

Les Peeters et les clincars de Philippe-le-Bon sont des pièces d’or de très-bas aloï. Celles qui ont pu être frappées à Valenciennes, en vertu de l'ordonnance ci-dessus, n’ont pas été retrouvées jusqu’à ce jour. Les deniers d’argent à 6 deniers d’aloi sont très-probablement les Fierlanders et leurs subdivisions : deux de ces pièces seulement sont connues pour le Hainaut, le vierlander et le demi.

(‘) Lettres du duc Philippe de Bourgogne données à Valenciennes le 18 mai 1455, où il est dit :

Comme à cause de nos droicts, seigneurie, hauteur et noblesse de nos pais, et entre autres de nostre ville et seigneurie de Valentiennes, nous appartienne de faire {forger toutes les fois qu’il nous plaist, monnoie d’or et d'argent : nous, pour y garder nostredite prérogative et pour le droict d’icelle nos ville et seigneurie de Valentiennes, nous avons ordonné, ete., si avons estably maistres Evrard du Gardin et Arnoul de Gouy ;

présents les seigneurs de Croy et de Roubaix. (D'OurREmAN, pag. 549.)

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Quant au denier d’or fin, qui devait être forgé ultérieurement, c’est évidemment le Ryder ou cavalier décrit sous le n° 156.

La ville de Valenciennes continuait toujours à contester la suprématie du grand bailli et du conseil du Hainaut. D'Outreman () en donne pour preuve que. malgré l'opposition de ces derniers, les généraux des monnaies, Guillaume de Croy et Arnoul Musch, firent, en 1455, la visite de la monnaie de Valenciennes, à l’intervention seule du magistrat.

En 1466. le duc Philippe, faisant droit aux doléances des habitants de Valenciennes, ordonne qu'il y sera frappé des doubles patars de deux gros (*).

Cet acte est le dernier que nous ayons rencontré concernant les monnaies de Valenciennes. L'année suivante Philippe-le-Bon mourait, laissant ses États à son fils unique , Charles-le-Téméraire (1467).

Nous avons la conviction qu'après Philippe-le-Bon il ne fut plus frappé de monnaies particulières pour le Hainaut. Cette conviction ne peut, il est vrai, s'appuyer sur des preuves directes et positives; mais si l’on considère qu’il n’a été rencontré aucune charte, aucun compte ou document qui parle de cette fabrication, qu’il n’a été retrouvé aucune monnaie de Charles-le-Téméraire ni de ses successeurs, on conviendra, sans doute, avec nous, qu'il y à présomption suffisante pour avoir celte croyance — jusqu’à preuve du contraire.

(:) Pag. 551.

() Lettres du duc Philippe à M. de Boussu, prévost-le-comte : Sur les doléances de ceux de Valenciennes, afin d’entretenir nostre monnoïe en ladite ville en sa liberté et franchise, nous vous mandons que si messieurs de la Justice, ne veulent souffrir forger à moindre prix que six deniers d’argent-du-Roy, nous ordonnons au maistre particulier de nostredite monnoie, qu’il face forger nougces parars de deux gros; de laquelle ordonnance les admonestons : afin qu'ils cognoissent que nous désirons le bien de nos subjects.

(D'OuTREMAN, pag. 551.)

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N° 156*. Cavalier armé de toutes pièces, au cheval richement caparaçonné, tenant l'épée haute et courant à droite : PRS * DSIX GRA DVY * BURG % 3 *# GOSNSS * RANONIS. A l’exergue : RAR.

— Écu à sept quartiers sur une croix ailée et pommetée : X SITE

ROMEX * DOMINI x BENCSDICMVN * AMEN Le.

Cavalier d’or ou Philippus.

Gravée dans Duey, pl. LVII, n° 8, parmi les monnaies de Bourgogne.

On commença à forger ces pièces, en 1454, en Flandre, en Hollande et en Hainaut. Elles étaient d’or à 23 karats 8 grains et de 67 !/, au mare (3.62). On voit que notre exemplaire n’est faible que de 0.02 centigrammes. En 1455, leur poids fut réduit à 68!/,, et en 4458, à 69 au marc. Elles existent aussi pour le Brabant et pour la Bourgogne. On connait des demi-cavaliers pour le Brabant, la Flandre et la Hollande : il est donc présumable qu’il en a été forgé pour le Hainaut.

N° 157*,. Lion assis sous un dais go d'or : PRSY DGI * GRAX DVX * BURGE COMES EX RANRO!IE. |

— Type et légende comme au cavalier d'or ; la croix terminée par des

thique; des deux côtés lé briquet de Ia Toison

trèfles au lieu de pommes de pin.

Vieux Lion d’or.

( Den Duyrs, pl. XI, n° 18.

Gravée dans ere rl > n l Dusy, pl. LVIL, n° 9.

Ges pièces se forgeaient à 23 karats, et de 59 au marc (4.51 ). Heylen dit que les subdivisions étaient des demi et des doubles tiers ; nous croyons qu'il faut dire des fiers et des doubles tiers. ( Voir les deux numéros

suivants.)

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Le lion d’or a été également frappé pour le Brabant, la Flandre et la Hollande.

Ne 158*, Type comme au n° précédent : PAS * DEI X G * OV*Y# X BURG*% GO RANOIS:.

— Type comme au n° précédent : "*k SIN * NOMEN * DNI X BEREDICMUE * AMEN.

Double tiers du Lion d’or.

Gravée dans Dusy, pl. LVII, n° 10.

N° 159*, Lion assis dans une épicycloïde à huit lobes dont les angles sont terminés en fleurs de lis : KPRS x DEI x GRA x DVH:BURG x C0 x

RAOIG.

— Écu à sept quartiers dans une épicycloïde à huit lobes : #* SIT x

NOMER x D OMINI x BENEDICTVEN 2.

OR. 1.50 (la pièce un peu rognée).

Tiers du Lion d’or.

Gravée dans Dusy, pl. LVIIE, n° 1.

N° 160*. Saint-André debout, tenant sa croix : SANCMVS ANDREXS. — Écu à sept quartiers posé sur une grande croix coupant la légende : PRS * DV | #X BUR | G # GO | RANCE.

Florin Saint-André ou de Bourgogne.

Seul exemplaire connu provenant de la collection de M. Decoster.

Ces pièces furent forgées en 1466, la dernière année du règne de Philippe-le-Bon. Elles étaient à 19 karats, alliés de 4 karats d'argent et PP ) 8

d’un karat de cuivre, et de 72 au marc. Elles couraient pour 2Ù sols,

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