Comme ci-dessus. — Légende illisible
Collection de M. A. Everaerts.
N° 45. Comme ci-dessus. — Croix en sautoir; légende rétrograde : x MÆRCIS.
Collection de la Société archéol. de Namur.
Nous sommes persuadé qu’il existe de ce petit denier des variétés nombreuses que nous n'avons pas décrites; car il est rare d’en trouver deux identiquement pareils. Cela fait suppposer que l'emploi de ce type ne doit pas être limité au règne de Philippe le Noble. Les successeurs de ce prince, dont on ne connait pas d'autres monnaies, l’auront sans doute continué pendant la première moitié du treizième siècle. Le même fait se présente dans le Hainaut, pour les petits deniers contemporains de Mons et de Valenciennes, qui offrent, avec ceux de Namur, une grande analogie et dont le type a aussi duré très-longtemps.
N° 44. Comme ci-dessus : NAMVR. É — Croix anglée de deux globules et de deux croissants. Un globule commence la légende, au lieu d’une croix : eMAR...
Collection de la Société archéol. de Namur.
N° 45. Tête casquée de face, à droite un drapeau. (Sans légende.) — fglise sommée d’une énorme fleur de lis et accostée de deux tours. Trois points placés perpendiculairement à droite, deux à gauche. (Sans légende.)
Collection de M. Gaillard.
Cette pièce a été décrite par M. Piot, £. [, 2% série, page 160 de la Revue de la numismatique belge, comme appartenant à un comte de Namur de la première moitié du treizième siècle. Quant à déterminer positivement à quel comte elle doit être donnée , nous avouons avec lui que la chose nous parait impossible. Elle ne pourra le devenir que par l’exhumation d’un dépôt de nature à en fixer plus spécialement la date. M. Gaillard lattribue au comté de Flandre, sans donner aucune autre raison en faveur de son opinion que la ressemblance de la tête casquée de face avec celle des deniers de Gand, qui est de profil. La fleur de lis était, à cette époque, un ornement banal qui n’appartenait pas plus à la Flandre qu'à un autre pays.
YOLENDE er PIERRE DE COURTENAY.
Après la mort de Philippe le Noble, le comté de Namur revenait, de droit, à Henri, son frère, qui avait succédé à Baudouin sur le trône impérial de Constantinople. Selon toute probabilité, ce fut par suite d’une cession écrite ou tacite de ce prince que sa sœur Yolende, mariée à Pierre de Courtenay, s'empara du comté de Namur. En 1216, à la mort de l'empereur Henri, Pierre et Yolende furent appelés à lui succéder dans la dignité impériale. Ils laissèrent en partant le comté de Namur à leur fils aîné, Philippe.