‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de Namur (volume 2)Chapitre 52 sur 59 · ROI D'ESPAGNE (VII DE NAMUR · texte numérisé non relu

ROI D'ESPAGNE (VII DE NAMUR

A la mort de Charles I (1700), l'électeur de Bavière, Maximilien-Emmanuel, qui gouvernait les Pays-Bas espagnols depuis plusieurs années (1692), reconnut la validité du testament par lequel le dernier descendant mâle de Charles-Quint instituait le due d'Anjou héritier universel de tous ses États. I proclama Philippe V duc de Brabant, de Limbourg et de Luxembourg , comte de Flandre, de Hainaut, de Namur, etc., et fit frapper monnaie, au nom de ce prince et à son effigie, dans les ateliers d'Anvers et de Bruxelles, les seuls qui étaient alors en activité.

Bientôt la guerre éclata. L'Angleterre, la Hollande et l'empire germanique se déclarérent pour Charles d'Autriche, héritier collatéral du dernier roi d'Espagne , et descendant de Ferdinand, frère de Charles-Quint. Les armées alliées entrèrent par le Limbourg et avancèrent lentement, comme on faisait alors, jusqu'en 1706, qu'une affaire décisive, la bataille de Ramillies, forca Maximilien-Emmanuel et les Français d'abandonner Bruxelles, Anvers et la Flandre.

L'électeur se retira d’abord à Mons, où il transporta sa cour et le siége de son gouvernement. En 1709, Mons tombait à son tour au pouvoir des alliés , et il ne restait à l'électeur que deux provinces, Namur et Luxembourg. Ce fut alors que, n'ayant plus Anvers, Bruxelles ni Bruges, il établit un atelier à Namur, pour y frapper monnaie au nom de Philippe V *.

1 « Lettre adressée au magistrat de Namur, par Hendriek Van Soest, entrepreneur de la » fabrique des monnaies du roi, en la ville de Namur. — I] fait connaître qu’il a loué une partie , de la maison de Henri d'Heur, marchand, où il fait journellement et actuellement travailler » aux places en telle sorte qu’il puisse s’en servir à ladite fabrique. Mais comme le jour où

Les pièces de Philippe V, frappées à Namur, sont faciles à reconnaitre par leur date, Elles ont pour différend monétaire un petit lion.

N° 245. Lion tenant l’épée haute et s’appuyant sur un bouclier rond aux armes d’Autriche (ou de Lothier?) et de Bourgogne ancien : 4 PHILIPPUS V: D-G-: HISPANIAR « ET - INDIA : REX.

— Écusson aux armes ordinaires d'Espagne et des Pays-Bas, portant en abime l’écu de France à trois fleurs de lis, couronné, posé sur une croix de Bourgogne et accosté du millésime 17 09 : BURGUN DUX BRAB Z.

Collection de M. le comte de Robiano.

A. (Escalin.)

N° 246. Buste cuirassé à droite avec le collier de la Toison d’or. La tête couverte de la grande perruque à la Louis XIV. Sous le buste un petit lion % : PHIL : V: D: G + HISPANIAR . ET + INDIA :« REX.

— Écusson couronné et acéosté du chiffre 2 et de la lettre L, aux armes ordinaires d'Espagne et de Bourgogne, ayant en abîme un petit écusson de France à trois fleurs de lis : DUX BURGUND BRABAN Z 17 09.

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