JEAN DE VAUDEMONT. — LA MAISON DE GLYMES. — LA MAISON DE BEAUFORT
À Ferry succéda son fils René, qui, en 1473, à la mort de son cousin, le duc Nicolas d'Anjou, monta sur le trône ducal et continua la postérité de la maison de Lorraine. René fit le relief de Florennes , le 9 mai 1481 ; mais bientôt après il céda cette seigneurie à son oncle naturel, Jean, fils du comte Antoine de Vaudemont et de Marguerite Geneliet, qui avait été légitimé, le 20 mai 1488, par Charles VIT, roi de France, et précédemment par le duc René, lui-même, en 1485.
A partir de cette cession, Florennes ne fit plus retour à la Lorraine, et, bientôt même, passa dans une autre famille.
Jean de Vaudemont avait épousé Marie de Lamarck, fille du Sanglier des Ardennes, et en eut deux fils, qui possédèrent successivement la seigneurie de Florennes. L’ainé, Antoine, qui avait épousé Sibylle de Trazegnies, mourut sans enfants, en 1536. Son frère, Claude, lui succéda et fit relief à la cour féodale de Liége, le 8 novembre de la même année. I] mourut en 1556, ne laissant de sa femme, Anne de Lenoncourt, que deux filles.
L'ainée, Renée de Lorraine-Vaudemont, épousa Jean, comte de Glymes, de Jodoigne, seigneur de Stave; ce qui fit passer la terre de Florennes dans la maison de Glymes. Elle y resta jusqu’en 1774.
Après le décès du dernier comte de Glymes, marquis de Florennes, elle échut à son petit-fils, au fils de sa fille, Frédérie- Auguste - Alexandre, comie de Beaufort et du Saint-Empire, marquis de Spontin, ete., ete., élevé par l'empereur Joseph If à la dignité ducale, et grand-père du due de Beaufort actuellement vivant.
Reste une dernière question. Jusqu'à quelle époque a pu durer l'exercice du droit de frapper monnaie à Florennes et à Yves? Ce droit a-t-il Jamais été formellement révoqué par les empereurs? N’a-t-il pas été considéré comme concédé à la famille de Lorraine et devant cesser avec elle? Cette dernière
supposition parait la plus probable ; mais la numismatique nous réserve, parfois, de singulières surprises. N'oublions pas qu’au siècle dernier, dans le voisinage de Florennes, le prince de Ligne, seigneur de Fagnolles, a frappé des ducats, plutôt comme affirmation d’un droit que comme mesure financière. Il est vrai que le village de Fagnolles avait été, malgré les États du Hainaut, reconnu comme fief immédiat de Empire, tandis que Florennes relevait de l'église de Liége.
À la suite des monnaies malheureusement peu nombreuses de Florennes et d'Yves, nous croyons utile de donner les empreintes de quelques sceaux, les plus anciens que nous ayons rencontrés, des seigneurs de celte terre.
N° 1. Nicolas, seigneur de Rumigny, père de Nicolas IIT, seigneur de Rumigny et de Florennes. Sceau équestre, rond, de 75 millimètres de diamètre, appendu à une caution de Nicolas de Rumigny pour Rasson de Gavre. Sans date, mais sous Philippe Auguste; donc antérieure à 1225. (Archives de l'Empire, J. 552, net)
Nicolas est représenté à cheval, galopant à droite, l'épée haute, la tête couverte d'un casque cylindrique et grillé, le bouclier aux armes, à un double trescheur fleuronné et une bande sur le tout. Une cotte d'armes flotte sur l’armure. Légende : * SIGILLVM : NIŒROLAI : DE : RVMIGNIAEO. (PI. IF, n° 1.)
N° 2. Contre-sceau du mème seigneur.
Écu aux armes, comme ci-dessus, légende : * SIGILLVM: NIŒROLHT. (PI. IT, n° 2.)
N° 5. Nicolas HE, seigneur de Rumigny et de Florennes, mort en 1256. Sceau rond, de 48 millimètres, appendu à une obligation de maintenir l'accord entre les enfants de Bouchard d’Avesnes et ceux de Guillaume de Dampierre, au sujet de la succession de leur mère, la comtesse Marguerite, datée de 1254. (Chambre des comptes à Lille, n° 9914.) Écu triangulaire à un double trescheur fleuronné et un sautoir sur le tout. Légende :
S NICROLAI DÆ RVMIGNIREO. (PI. IF, n° 5.)
N° 4. Hugues III de Rumigny, seigneur de Florennes, mort en 1270. Fragment d'un sceau équestre, rond, de 65 millimètres, appendu à un acte sur parchemin, daté de 1244, par lequel Nicolas de Rumigny et son fils Hugues font une rente de cent livres parisis à l’église du Jardinet (à Walcourt), pour
ve” 4 f R>
" Ææ