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l’'attribuait à Godefroi HT, duc de Brabant. M. Piot, qui le publia dans la Revue de la numismatique belge *, supposait que c'était une monnaie faite en commun par ce Godefroi et Thierri d'Alsace, comte de Flandre. M. Vander Chys l’a donné également au duc Godefroi ?. D’autres avaient proposé un évêque d'Utrecht de ce nom (1156-1178) et Thierri VI, comte de Hollande (1122-1157).
Un examen plus attentif de la pièce ne permet pas de lire, au revers, autre chose que le nom de la ville de Dinant, DEONANT :; et la ressemblance parfaite de la tête avec celle qui figure sur les dernières monnaies d'Albert IH
vient encore confirmer l’attribution de ce denier à son successeur Godefroi.
N° 91. Guerrier casqué, à cheval et à gauche, tenant un drapeau. Dans le champ trois annelets et un astre. (Sans légende.) — Donjon à deux étages. Sur la rentrée du premier étage sont posés deux oiseaux. (Sans légende.)
Collection de M. le colonel Meyers.
Publiée, pour la première fois, dans la Revue de la numismatique belge, tome IT, 2° série, planche IV, n° 9.
M. le colonel du génie Meyers sauva du creuset, il y a quelques années, une partie d'un dépôt considérable de monnaies qui avait été trouvé à Maesricht. Ce dépôt se composait, presque en entier, de pièces appartenant à des seigneurs contemporains de Godefroi et dont les possessions étaient voisines du comté de Namur. Cette circonstance engagea M. Piot à attribuer à Godefroi la pièce muette ci-dessus, et à justifier son attribution par le type du revers qu'employa également l’évêque de Liége. Or ce type est à peu près celui qui figure sur le sceau de Dinant, ville où l'évêque et le comte frappaient tous deux monnaie. La pièce au guerrier ne pouvant convenir à un évêque, doit nécessairement appartenir au comte,
Pome LI pr95:
* De Munten der voormalige hertogdommen Braband , ete.; Haarlem, 1851 ; in-4°. En rendant compte de cet ouvrage, dans la Revue de la numismatique belge, M. Piot a, le premier, rectifié
l'erreur dans laquelle il avait induit le savant professeur de Leide, et restitué la pièce au comte de Namur.
N° 22. Église ou bâtiment à trois tours; au-dessus deux annelets. — Croix évidée dans laquelle se trouve une autre croix pattée et légèrement fourchue, avec un sautoir au centre : ….EFRIDV.
Collection de M. le colonel Meyers.
Cette pièce provient également du dépôt trouvé à Maestricht. Elle a été publiée deux fois dans la Revue de la numismatique belge (tome VI, 1° série, pl. XI, n° 1, et tome IIT, 2° série, pl. VI, n° 29) et est attribuée, par MM. Piot et Meyers, à l’un des Godefroi, dues de Lothier. M. Piot pense qu’elle a été frappée à Anvers, à cause de la ressemblance du bâtiment du revers avec celui qui figure sur un sceau de cette ville.
Il nous semble que le bâtiment à trois tours, employé plus tard, comme type de leurs petits deniers, par les comtes de la maison de Hainaut et de la maison de Courtenay, offre assez d’analogie avec celui de la pièce de M. Meyers pour pouvoir la réclamer en faveur de Namur. Ce serait alors le denier de Godefroi ‘frappé à Namur pendant que le type précédent était employé à Dinant.