‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de NamurChapitre 52 sur 110 · ETF QE D LARMES MEET EE · texte numérisé non relu

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Monachy aux fonctions de graveur de la monnaie de Maestricht. Au mois de juin de cette même année 1580, la chambre des comptes de Namur était obligée d’avoir recours à l'atelier de Maestricht pour faire frapper ses jetons, preuve évidente que l'atelier de Namur ne fontionnait plus alors.

Voici, d'après M. Pinchart, les pièces d'argent qui furent frappées dans cette ville, depuis le 24 décembre 1578 jusqu'au 2 octobre 1579 ? : Le philippus-daelder, le demi-philippus, le cinquième et le dixième de la même pièce; le patard et le demi-patard; et en cuivre, le double denier ou pièce de quatre mites, le denier où double mite et la pièce d’une muite.

Il eût été convenable d'indiquer ici le nombre exact qui avait été forgé de chacune de ces pièces; mais le registre dont M. Pinchart avait fait usage , et qui aurait pu nous fournir ces renseignements, n’a pas été retrouvé dans le dépôt des archives.

Aucun cabinet ne possède, à notre connaissance, les monnaies d'argent de l'atelier de Namur de 1578-1579, à l'exception du sol ou patard.

Le 12 juin 1592, Meynart de Zwoll, maitre particulier de la monnaie de Maestricht, fut commissionné par les seigneurs du bureau des finances, à l'effet de forger monnaie dans l'atelier de Namur. Il y fabriqua, pendant l’espace de trois mois et quatre jours, du 23 juillet 1592 au 27 octobre de la même année, les monnaies suivantes ? :

4° Des demi-réaulx d’or à 18 carats et de 70 et !/s de pièces au marc. Ces pièces, émises jadis pour 80 sous, étaient portées à 53 sous ;

20 Des philippus-daelders à 10 deniers de fin et de 7 et ?/64 de pièces au marc. Les philippus-daelders, émis jadis à 30 sous, étaient portés à 50 ;

30 Des demi-philippus-daelders au même titre et de 14 °/52 de pièces au marc. |

Si cette fabrication ne dura pas longtemps, elle fut fort active en ce qui concerne les monnaies d'argent, puisqu'on y employa 31,801 marcs pour

1 Registre aux délivrances des ouvrages monnayez fabriquez à Namur, commencé le 25 dé-

cembre 14578. — Archives de l'État à Bruxelles. 2 Archives de l'Etat à Bruxelles.

les daelders, et 4522 marcs pour les demi-daeldlers. Les demi-réaulx d'or, au contraire, ne furent frappés qu'au nombre de 713 pièces.

Après la fabrication de 1592, la monnaie de Namur fut définitivement fermée. Cependant, vers le milieu du XVIF: siècle, en 1640, Jacques Baré, échevin, et Vincent de Harscamp, munitionnaire, firent quelques démarches pour être autorisés à établir, à Namur, un atelier monétaire pour le cuivre. Ils s’adressèrent à cet effet au conseil des finances, qui renvoya leur requête à l'avis du conseil de la province. Par lettre du dernier juin 1643, ce conseil transmit l'affaire au conseil privé avec un avis favorable; mais il ne parait pas qu’on y ait donné d’autres suites

1 Dossier de la correspondance du conseil provincial de Namur, aux archives de l'État à Namur. Ce dossier contient les pièces suivantes :

1° Le conseil des finances, sous la date du 5 octobre 1640, communique au conseil provincial une requête de Jacques Baré, sur laquelle il demande un avis;

2 Réponse à cette lettre, sous la date du 30 octobre 1640. Le conseil répond qu'il a reçu la requête du sieur#Jacques Baré, échevin de Namur, commis à la marque de la batterie (métier des batteurs en cuivre), et de Vincent de Harscamp, munitionnaire de Sa Majesté, tendante à ce qu'il leur soit permis « de forger monoyes de cuivre en liars et demi-liars, aux coings et armes » de Sadite Majesté et de ladite ville. » — « Satisfaisant de notre part à l’avis requis, dirons que » ci-devant y a eu forge de monnoye d'argent et cuivre en cette ville, la place de laquelle à » depuis esté destinée à des escoles publiques, et par après cédée aux perès jésuites qui y ont » basti partie de leur collége.….. Par ainsi, il nous semble que pour remettre cette forge et » accommoder le public, principalement les artisans et petit peuple, de menues monoyes, et en » exterminer les estrangères, qui sont de très-mauvais alloy, si comme les vieux et nouveaux » liars de Liége et Bouillon, dits respectivement Æulpaiz, gros nez et Chiroux, et les patars de » France, signamment ceux qu’entendons estre nouvellement forgez et blanchis à Nurinberg, » Sadite Majesté pourra bien octroyer auxdits suppliants permission de forger et faire forger » en cette dite ville, à leurs frais, lesdits liars et demi-liars, aux coings et armes de Sadite Ma- » jesté y adiouté quelque petite marque ou enseigne de ladite ville, comme il s’est practiqué » ancienement, et ce iusqu’à la quantité de 25,000 marcs, ou plus, si besoing est, et à tel poid » et bonté intrinsèque, comme aussi à charge de reconnoître et payer à Sadite Majesté tels » droits seigneuriaux que par instructions à donner par les conseillers et maistres généraux des » imonoyes de Sadite Majesté ou autres, pourra estre avisé, pour avoir cours icelle monoye non » seulement en cette province, mais en toutes autres de l’obéissance de Sadite Majesté... »

5° Requête adressée au conseil provincial de Namur, en 1643, par Vincent de Harscamp et Jacques Baré. — Ils rappellent qu'il y a quelque temps, ils avaient offert de battre des liards de permission , et de redresser à cet effet la monnaie de Namur. Mais leur requête « ayant passé » par advis de Mess. des finances et de la chambre des comptes, ensemble des surintendants » des monoyes de Bruxelles, » et ensuite du conseil provincial, « leur intention (des requé- » rants) auroit esté jugée utile et profitable au publicque , comme ils croyent. Nonobstant Sadite

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