PIERRE-PHILIPPE PANTALÉON
Conseiller du roi, lieutenant au bailliage et siège présidial de Metz; mattre-échevin du é mars 1688 au 15 mars 1690.
Les armes de M. Pantaléon étaient : Coupé d'or et de gueules au lion de sable issant ^ .
JETONS
NM. — ♦ P • P • PANTALEON M^ ESCHEVIN DE METZ; cartouche aux couleurs de Metz^ surmonté d'une tête de face et laissant voir dans ses échancrures la date de 1689.
H|. AD TVTELAM NON AD PRiEDAM; grènetis; écu des Pantaléon de forme ovale ; timbre de face ; pour cimier, un lion issant.
Module: 11 lignes ou 25 millimètres; argent; ma collection (pi. y, fig. 1).
* Armoriai manuscrit des maitres-échevins de Metz, par M. A.- Malherbe.
N** 2. — Jeton analogue , mais où le cartouche du revers porte une tête ^ et où la date de 1689 est placée à l'exergue.
Module intermédiaire : 8 lignes Vt ^u 20 millimètre^ ; argent ; musée de la ville de Metz (pi. y, fig. 2).
LOUIS-FRANÇOIS JEOFFROY,
Assesseur au bailliage; maitre-éclievin du M mare 4690 au 5 mars 1692.
Portait : D'azur, au coq d'argent posé sur une terrasse de sable , tenant de sa patte dextre un glaçon d'argent ^ ; au chef de gueules , chargé de deux étoiles d'argent^; le chef soutenu d'une devise d!or.
JETON
Je ne connais qu'un seul type au nom de M. Louis Jeoffroy. En voici la description :
LOVIS • F • lEOFFROY • M • ESCHEVIN • DE METZj grènetis; dans le champ ^ une ville dominée par la masse de sa cathédrale ; au sommet du tableau l'écu de Metz supporté par deux cornes d'abondance et surmonté d'une fleur de lis.
H|. CVSTODIT • NOCTE DIEQVE • 1690*; grènetis; au centre, l'écu de famille surmonté d'un casque et orné comme celui de la ville, mais présentant un coq qui semble ne rien tenir.
Module: 11 lignes ou 25 millimètres; commun en cuivre, plus rare en argent (pi. v, fig. 3).
* Le glaçon transformait les armes de M. Jeoffroy en armes parlantes, car j6 reut dire coq en patois messin; Jô froid, coq froid (Biù^aphie du Parlement , par M. E. Michel, p. 2iS). ' Les documents conservés à la bibliothèque de la ville ne sont pas d*accord sur les émaux de ce blason.
CHRISTOPHE lyAUBURTIN,
Du é mars au 2 décembre 4602.
Ce maitre-échevin appartenait à la même famille que les deux conseilleratrésoriers dont nous avons déjà vu les jetons,
JETON
• CHRIST • D AVBVRTIN • M • ESCHEVIN • DE • METZ ; grènetis ; au centre, la ville surmontée d'un écu parti d'argent et de sable , comme au droit de la pièce de M. Louis Jeoffroy.
B}. DABVNT • CVM • LVMINE • FRVCTVM • 1692. Cette devise est inscrite dans un grènetis; au centre, Técu des d'Auburtin.
Module : 1 1 lignes ou 25 millimètres ; argent ; collection de la ville de Metz (pi. V, fig. 4),
PIERRE DE RISSAN,
Conseiller du roi ; maire du 2 décembre 1692 au 1742.
La ville fut privée, en 1692, du droit de présenter au choix du roi un candidat pour les fonctions de maitre-échevin. Un édit du mois d'août avait en effet érigé en office les fonctions de maire. M. de Rissan paya sa charge cent mille livres et fut installé le 2 décembre. Après avoir exercé seul pendant quinze ans, il devint en 1707, par suite d'un édit royal du mois de décembre 1706, maire alternatif avec M. Claude-Philippe d'Auburtin.
Armoiries : De gueules au lion d'or couronné de même ; au chef cousu d'azur chargé de trois fers de lances d'argent * .
* M. Emmanuel Michel insisle sur la présence, dans l'écu des Rissan, des fers de lances qu'on avait à tort pris pour des grenades (Biographie du Parlement, p. iK6).
JETONS
N" 1 . — • PIERRE • DE • RISSAN • M« • ESCHEVIN • DE • METZ • 1694 •♦; grènetis; au centre, un cartouche aux couleurs de Metz et surmonté d'une figure de femme tenant d'une main la fleur de lis et de l'autre une palme.
b). • VNDIQVE • FORTIS • ; grènetis; au centre et sous une couronne, l'écu des Rissan; pour supports, des lions.
Argent; module : 12 lignes ou 29 millimètres; ma collection (pi. y, fig. 5).
N° 2. — PIERRE DE RISSAN M • ESCHEVIN DE METZ 1696 ; grènetis. Dans le champ^ une \ille surmontée de l'écu parti de blanc et de noir.
ni. VIRIBVS ET ARMIS, même type qu'au revers du nM.
Argent; module: 12 lignes ou 29 millimètres; collection de M. l'abbé Périn ; existait en or dans le cabinet de Dupré de Geneste (pi. y, fig. 6).
N« 3.— •P*DE*RISSAN*M*ESCHEVINoDE*METZM698i>; écu comme au droit du nM .
ni. FERRO • ET • ROBORE • SERVAT ; même type qu'aii droit du numéro précédent, avec quelques différences dans les ornements.
Argent; module : 11 lignes 7> ou 27 millimètres; collection de M. l'abbé Périn (pi. y, fig. 7).
N» 4. — PIERRE • DE • RISSAN • CHLR • M • ESCHEVIN • DE • METZ • 1700 • ; filet et grènetis; dans le champ, la ville entourée de bastions et présentant plus de profondeur qu'au n* 2.
^. • SECVRITAS • PVBLICA* ; armes des Rissan, comme aux numéros précédents.
Jolie exécution; même module qu'au n" 3; argent; ma collection (pi. y, fig. 8).
N*" 5. — Même pièce avec la date de 1703; exemplaire en argent bien conservé; communiqué par M. do Mardigny.
N* 6. — Autre avec la date de 1707; argent ; fleur de coin ; collection de M. Dufresne.
CLAUDE-PHILIPPE D'ACBURTIN,
Seigneur de Bionville ; maire du 28 noTerobre 1707 au 7 janvier 1718, et du 1718 au 7 septembre 1738.
M. d'Auburtin , après avoir partagé avec M. de Bissan, Fadministration municipale, fut maire alternatif avec M. d'Augny, jusqu'en juin 1717, époque où un édit royal» rapportant celui de 1692, fit procéder à une élection de laquelle sortit M. Louis Lançon , qui fut confirmé par le roi le 19 décembre 1717. Mais Félection ayant été de nouveau suppriméesix mois après, M. d'Auburtin fut rétabli avec M. d'Augny et vint en tour d'exercice au mois d'août ou au mois de septembre des années impaires, depuis 1719 jusqu'en 1737 inclusivement. Il mourut en fonctions le 7 septembre 1738.
JETON
On ne connait, au nom de ce magistrat, qu'un jeton frappé en 1709, après la mort de M. de Rissan.
CL • PH • D • AVBVRTIN • M? ESCHEVIN • DE • METZ • 1709; grènetis; ëcu rond de la ville posé sur un cartouche orné. Le buste qui surmonte l'emblème municipal est beaucoup plus petit que dans les pièces de M. de Rissan.
i^. HOC* SIDERE •CRESCET*; grènetis. Au centre, les armoiries des Auburtin, mais sans les soucis, se montrent sur un écu de forme elliptique *.
' Voir plus haut, page ii.
Argent; module: 12 lignes ou 29 millimètres; collection de M. Gillet <pl. V, fig. 9).
MAITRE -ÉGHEYINAT DE M. IIAMIEL DE M ARIEULLES ,
Du 43 juiUel 1748 aa 4758.
La suite des jetons des maîtres-écheyins retrouvés jusqu'à ce jour, s'arrête à M. Claude-Philippe d'Auburtin.
Il nous reste à faire connaître un jeton que M. de MàrieuUes, maîtreéchevin, fit frapper à l'occasion du baptême d'un fils de M. de Gaumartin , intendant de Metz. Cet enfant, qui vint au monde le 25 août 1754, s'apr pela Casimir, du nom de sa marraine , Madame la maréchale de Belle-Isle , et Metz du nom de la ville qui fut son parrain \
CAS • ANT • L • F • METZ DE CAVMARTIN; au centre, des fonts baptismaux représentant assez mal la cuve romaine qui sert aux eaux lustrales dans la cathédrale de Metz, et, appuyé contre leur saillie, un cartouche entouré de lauriers, où Ton reconnaît les armoiries des Lefèvre de Caumartin, qui sont: Burelé d'argent et d'azur de dix pièces. Le Saint-Esprit, sous la forme d'une colombe, descend du ciel et surmonte le tout. A Texergue : 1754.
H|. PATRIiE SPES ALTERA SVRGIT ; dans le champ, la figure allégorique de Minerve, une branche d'olivier à la main, s'appuie sur un bouclier où les armes du gouverneur et celles de M"' de Belle-Isle sont accolées sous la
< Annales de Mets, par Baltus, in-^** imprimé par Claude Lamort en 1780, p. HtU.
* Louis-Charles- Auguste Foucquel, duc de Belle-kle, prince du Sainl-Empire, fils de Louis Foocquet, marquis de BcUe-lsIe et de Catherine de Levis, écarielait d'azur à VéeureM rampant de gueuies qui est Foucquet, et d*or à trois chevrons de sable qui est Levis. Il avait épousé en secondes noces, le itt octobre 17S9, Marie-Casimire-Thérèse-Geneviève-Ëmmanuelle de Béthune, qui portait d'argent à la foêCê de gueules t brisé d'un lambel à trois pendants de gueules.
couronne des princes du S -Empire. En face de la déesse ^ la pucelle de Metz apparaît, tenant un lis de la main droite et soutenant de la gauche un écu parti de blanc et de noir; entre ces deux figures, un berceau contenant un nouveau-né. A l'exergue, le mot PREFECTO coupé en deux par un cartouche d'azur au lion d'or tenant une palme de même^ armes de M. de Marieulles\
Cette pièce commémorative présente des reliefs épais à la manière des médailles; module: 12 lignes '/^ ou 31 millimètres.
Il en existe une variété qui porte à l'exergue PRiEFECTO au lieu de PREFECTO; les types généraux en sont les mêmes, mais l'exécution en est meilleure. C'est évidemment le résultat obtenu au moyen d'un second coin auquel on a demandé une légende plus correcte et des détails plus délicats (pi. v, fig. 10).
Raltus, après avoir décrit les cérémonies qui eurent lieu à Metz, le 19 septembre, à l'occasion de ce baptême, rapporte que le sieur Biaise, directeur de la monnaie , reçut sur la caisse de la ville , savoir :
livres toot denn
^. « Pour douze jettons d'or, à 60 livres l'un 720 » »
» Pour trois mille cent jettons d'argent, pesant cent cin-
» quante-cinq marcs quatre onces cinq gros, à 56 livres le marc 871 2 7 6 » Pour cinq mille deux cents jettons de cuivre, pesant deux
» cent soixante-quatre marcs , à 30 sols le marc 396 » »
» Et pour la dorure de deux cent vingt Jettons d'argent . 220 » »
» Total des dites dépenses pour les jettons. . 10048 7 6 •
* Les armes de la famiJIe Mamiel de Marieulles ont été enregistrées en 1698, sur la préscnlation qui en fut faite par M. Mamiel, conseiller du roi, assesseur de la maréchaussée de Metz (voir un manuscrit de la bibliothèque impériale, intitulé: Etat des armoiries envoies aux bureaux établis par M. Adrien Vanier, chargé de Pexécution de Tédit royal de 4696).
* Voir ce qu'on payait à Paris, au directeur du balancier, pour la fabrication des jetons ( J. de Fonlenay, Nouvelle étude de Jetons, p. 18).
Suivant le même auteur. Madame la maréchale de Belle-Isie reçut , avec ^ un magnifique bouquet , deux bourses de velours cramoisi, brodées en or, garnies chacune de quatre-vingts jetons d'argent ; semblable présent fut fait à Madame de Caumartin; chacune des huit dames qui accompagnaient la maréchale eut une bourse de quarante jetons d'argent, etc. Quant aux pièces de cuivre, elles furent en partie distribuées au peuple pendant la marche du cortège.