TROISIÈME PARTIE
calonibus, eorumdem vestita milites suos , tamjmm frumentum reportantes, submisit. Quo errore illi, custodibas deceptis, castellum intravernnt , admiserunttpie milites Antiçchi. « En Cappadoce, Antiochus assiégeant la citadelle « de Soanda, s’empara des bêtes de somme qui en étaient « sorties pour chercher les provisions , et ayant tué leurs « conducteurs il fit revêtir de leurs habits ses propres « soldats qui , sous ce déguisement et à la suite des bêtes « de somme chargées , entrèrent dans la citadelle en « trompant ainsi les gardes , et la livrèrent à Antio- (i chus l. »
Le mur qui forme l’enceinte de la ville de Soandos a environ cinq mètres d’épaisseur; les constructions de diverses époques, dont on y voit les traces, sont fidèlement représentées par ce modèle et les deux suivants , dont M. Texier nous a envoyé les dessins accompagnés de ses explications.
Ce modèle représente une porte de construction originairement pélasgique, de même que tout le mur d’enceinte; elle a été restaurée à l’époque où fut introduite en Asie l’architecture hellénique, comme cela se reconnaît à l’arcade de plein cintre et de l’ordre ionien; mais la fondation est incontestablement pélasgique. Les deux têtes de- lion, sculptées à la hauteur de l’imposte de cette porte, se lient à la restauration ionienne, et ont, en outre, un rapport direct avec le culte de Cyhèle, divinité principale de ces contrées, comme nous l’avons déjà fait remarquer en parlant du mont Sipyle. Le centre du culte de Cybèle paraît avoir été à Pessi-
1 Frontin, Stratagèmes , tiv. III, chap. n.
320 MONUMENTS CYGLOPÉENS.
nonte , dont le nom était lié à celui de la déesse , dea Pessinuntia; on la représentait tantôt assise sur un lion, et tantôt traînée par deux lions.