‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 93 sur 214 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

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Ces quatre inscriptions sont tirées de l’ouvrage de Mmc Dionigi , qui les a copiées sur des médailles et des pierres déterrées à Alatri. La première concerne Antonin le Pieux, qui contribua à la splendeur de cette ville. La seconde a été faite pour L. Fabricius, en mémoire de quelque travail que ce magistrat fit exécuter; la troisième concerne C. Julius Helenus, affranchi d’Auguste, pour un objet semblable; et la quatrième, qui, selon Mme Dionigi, serait à peu près contemporaine de la rédaction des Douze Tables, fut faite en l’honneur de L. Betilienus, lequel lit restaurer les chemins, les rues et plusieurs monuments d’ Alatri.

Cette ville est située sur une colline isolée, d’où l’on observe deux lignes concentriques de murs cyclopéens. Les portes en sont intactes et surmontées d’un linteau droit aussi considérable que tout ce qu’on peut citer de plus gigantesque à Tirynthe et à Mycènes. Sur l’une des

portes delà citadelle haute, le linteau est sculpté en relie! et présente trois lignes d’Hermès disposées ainsi ,"J41 . A droite de la porte aujourd’hui dite de San Pictro, on voit une figure aussi en relief, qui paraît représenter le dieu Pan, et une autre figure portant une espèce de modium sur la tête; quand on est entré sous cette porte, on voit, à gauche, et sculptée dans un bloc originairement employé à la bâtisse du mur cyclopéen, une figure ayant la barbe divisée, les cuisses velues, et toute l’apparence d’un faune. Ces figures sont certainement les plus anciens monuments de l’art qu’on puisse citer en Europe. Elles se rapportent évidemment â une colonie pélasgique et arcadienne , dont le culte principal était l’ancien Hermès. L’hiéron de ce dieu était sans doute situé sur l’emplacement qu’occupe de nos jours l’église cathédrale, où il est encore marqué par les deux lignes parallèles de murs cyclopéens dont j’ai parlé plus haut. L’époque de la fondation d’Alatri ne peut avoir une date postérieure à celle de la deuxième colonie pélasgique, qui remonte à l’an 1 5 3 9 avant l’ère vulgaire.

On voit dans cette ville beaucoup de maisons bâties sur des fondations de construction cyclopéenne, dont les blocs énormes sont à peine couverts par une couche mince de briques ou de plâtre, excepté les fondations de l’église San Pietro , qui sont composées d’une ou deux marches d’ouvrage cyclopéen, lesquelles sont cependant si peu élevées qu’il est impossible d’en deviner la destination. L’église est maintenant complétée par un toit et un clocher, surajoutés à la cella de

Monument N° .XIII.

Lupercai de l’Acropole d'Alatrium ( Italie ) .

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