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Exosporidies

CLASSIFICATION DES MYXOSPORIDIES.

Bütschli, dans le Thicr-Reich de Bronn, a, le premier, donné un nom particulier à deux de nos parasites. Il a appelé Myxobolus Mülleri une espèce qu’il avait observée sur les branchies de divers Cyprinoïdes, et Myæidiitm Lieberkühni celle qui vit dans la vessie urinaire du Brochet. Mais cet auteur n’a point établi la caractéristique des genres qu’il créait ainsi, ni donné de description spécifique de ces organismes.

En 1889, Lutz appela Cystodiscus immersus, une Myxosporidie vivant dans la vésicule biliaire de certains Batraciens du Brésil.

Mingazzini, en 1890, proposa la dénomination de Chloromyxum Leycligi pour la Myxosporidie signalée, en 1851, par Leydig, dans la vésicule biliaire des Plagiostomes ; mais cette appellation n’est encore appuyée sur aucune description générique ou spécifique.

Un autre auteur italien, Perügia, publie presque en même temps une étude sur les Myxosporidies des Poissons de mer. Il n’admet qu’un seul genre, le genre Myxosporidiitm et signale les quatre espèces suivantes :

M. plagiostomi (Chl. Leycligi , Ming.J

M. mugilis (Myxobolus, Bütsciili ?)

iV. merlucii , nov. sp.

M. congi'i , nov. sp.

P. THÉLOHAN.

En dehors de la différence de leur habitat , Perugia ne mentionne pas non plus les caractères qui lui permettent de distinguer spécifiquement les organismes qu'il a observés.

Or, l'habitat est un fait complètement en dehors des caractères morphologiques, histologiques ou évolutifs du parasite et ne peut, par conséquent, servir de critérium pour la distinction des espèces.

En 1892 Ivorotneff a également décrit une nouvelle espèce, sous le nom de Myxosporidium bvyozoides.

En 1892, j’ai publié le premier essai d’une classification générale des Myxosporidies, en prenant pour point de départ les caractères tirés des spores.

Ce choix me semble facile à justifier et, d’après les faits exposés plus haut à propos de la morphologie et de la structure du corps protoplasmique de nos organismes, on comprendra, je pense, qu’il était impossible de chercher de ce côté la base de leur classification. Il est certain, toutefois, que dans bien des cas il sera très avantageux de tenir compte des particularités que peut présenter la Myxosporidie elle-même, surtout dans les espèces qui vivent libres et mobiles dans les cavités organiques et entre lesquelles, comme nous l’avons vu, on observe à cet égard des différences parfois très accentuées.

Je crois donc que, du moins dans l’état actuel de nos connaissances, on ne trouve que dans les spores des particularités suffisamment tranchées et assez variées pour pouvoir servir à la distinction et au groupement des diverses formes spécifiques.

En notant les différences de forme et de taille de ces corps, en tenant compte de la présence ou de l’absence de vacuole dans leur protoplasma, on peut arriver, me semble-t-il, à obtenir des éléments suffisants pour une tentative de ce genre.

La classification que j’avais proposée a été depuis adoptée dans son ensemble par M. Gurley, qui a cru cependant devoir y apporter quelques modifications de détail, dont la plupart ne me semblent pas présenter d’avantage bien évident.

D’abord, M. Gurley considère les Myxosporidies comme une sous-classcet les divise en deux ordres, sous le nom deCryptocystes et de Phænocystes. Les premières, caractérisées par leur capsule non visible, comprennent les Glugéidées ; les Phænocystes renferment toutes les autres familles.

SUR LKS MYX0SP0R1D1KS.

J’avoue ({ue la constitution do cos deux groupes ne me semble pas bien utile»

Les Cryptocysles se confondent avec les Glugéidees, et je ne vois pas de raison pour opposer a ce groupe l'ensemble des autres espèces, réunies sous le nom de Phænocystes.

Parmi ces dernières, l’auteur conserve la famille des Myxidiécs, dans laquelle il ne fait figurer que le genre My.vidium. Parmi les caractères qu’il donne pour justifier l’isolement de ce genre, il signale la structure non bivalve de l’enveloppe, ce qui est une erreur manifeste.

Il réunit, sous le nom de Chloromyxidées, le reste des Myxidiécs avec des Chloromyxées.

Il conserve les Myxobolidées, mais supprime le genr q Ilennegwja qu'il réunit aux Myæobolus .

Enfin, il crée une famille spéciale sous le nom de Gystodiscidécs pour le Cystodiscux immei-su* (Lutz) et l’organisme trouvé par M. Balbiani chez la Pyi'cilis viridana.

Cette famille ne me semble pas suffisamment justifiée : la spore du Cystodiscus immersas présente évidemment une constitution un peu spéciale, mais elle ne me paraît pas impossible à rattacher à celles do certaines Myxidiées, entre autres de la Sphœrospom diteryens et delà Spliœromyxa Bcdbianii : en outre, la structure du corps protoplasmique de cette espèce présente trop d’analogie avec celle que l’on observe chez la Sphœromyxa pour qu’on puisse séparer ces deux organismes.

La réunion des Chloromyxum aux Sphœrospom. Ceratomy.va , etc., ne me paraît pas heureuse : en rapport avec le nombre des capsules polaires, l’évolution des spores présente des particularités assez importantes: et n’y eût-il en faveur delà séparation des Chloromyxum que le caractère tiré du nombre des capsules, ce fait me semblerait suffisant pour justifier la création d’une famille distincte. Si le fait, pour ces éléments, d’être plus ou moins apparents, paraît suffisant a l’auteur pour servir de caractéristique h un ordre, une différence du simple au double dans leur nombre peut, à plus forte raison, semblet-il,servir à distinguer deux familles. Vn mot encore, à propos de la suppression du genre Henneyuya proposée par M. Guklry.

Evidemment la valeur du caractère que j'ai choisi pour distinguer ce genre peut être diversement appréciée ; mais l’auteur donne en

P. THELOHAN.

faveur delà fusion de ce genre avec les Myxobolm , un argument basé sur une erreur d’observation que j’ai déjà signalée, à savoir la prétendue existence, dans la même espèce, de spores dont les unes seraient pourvues, les autres dépourvues d’appendice. Je crois en avoir dit assez sur ce sujet pour qu’il soit inutile d’y revenir ici. (v. page 282).

Quant à la modification de certains noms de familles, auxquelles M. Gurley a donné une terminaison identique, je ne fais aucune difficulté pour m’y conformer.

La classification suivante est, à quelques détails près, la même que cêlle que j’ai proposée en 1892. Elle n’en diffère guère que par l’adjonction d’un assez grand nombre d’espèces nouvelles que je n’avais pas encore observées à cette époque ou que je n’avais pas pu étudier suffisamment pour leur assigner une place.

Je n’ai nullement la prétention de donner une liste complète des différentes espèces de Myxosporidics, non plus d’ailleurs qu’un groupement définitif de ces espèces. J’ai tâché seulement de fournir aux observateurs un moyen, au moins provisoire, de donner aux formes nouvelles qu’ils pourront rencontrer une place en rapport avec leurs affinités, et surtout, j’ai voulu diminuer dans la mesure du possible, la confusion qui résulte de la façon arbitraire et vague dont on avait jusqu’ici désigné chaque espèce, confusion que je n’ai eu que trop souvent l’occasion de constater depuis que j’étudie ces organismes, et qui, je crois, constituait un obstacle sérieux au progrès de nos connaissances à leur sujet.

MYXOSPORIDIES.

I pas de vacuole ( 2 capsules. I. Myxididées. dans le plasma. )

2 ou 4 capsules. / 4 capsules. 11. Ciiloromyxidées. i vacuole à contenu Colombie [ en rouge brun par l’iode. <. HL Myxobolidées.

1 ou 2 capsules :

piriforrnes, une seule capsule polaire, d’ordinaire non apparente, h l’extrémité pointue ; une vacuole claire non Colombie par l’iode à la grosse extrémité :

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