‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 2)Chapitre 23 sur 43 · SS4 FOSSILES DS VAAU · texte numérisé non relu

SS4 FOSSILES DS VAAU

ue crois pas me tromper en Fy rapportent

aussi :

Largeur entre les deux condyles. • • • t • OfiSlî

Largeur de la tête articulaire 0^05

Diamètre de la partie externe OfiSi

— — — — de Tinteme. •. 0,017

— de la gorge 0,019

iwd-

M, de Drée possède un humérus brisé long!? tudinaiement , qui s'accorde , dans ce qui eo reste , . avec cette tête inférieure , et que je rapporte à cette espèce à cause de sa brièveté. Je le donne, à demi-grandeur, pi. m, fig. 7.

Sa longueur, de la tète supérieure au condyle , n'est que de 0,16

Le diamètre de la partie interne de sa pau*lie de • . 0,082

4* Humérus de palœotherium magnum.

On en voit l'empreinte entière, pi. i5o, fig. I, à moitié grandeur; et quand elle n'aundt pas été trouvée avec le reste du squelette, la seule ooarbure simple de sa poulie articu'-

RETABUSS. DB8 QRANDS Q3 PB4 EXTREM. S55

laire inférieure! dirait que c'est un humérus de palseothérium.

Je l'ai trouvé depuis^ plus complet à ses extrémités, et le beau groupe de la pi . 1417 %» 2» m'en a fourni deux, dont l'un aVait I Teitrémité inférieure, l'autre la supérieure entière, en sorte que j'ai pu en vérifier toutes lis formes.

Sa tête inférieure est semblahle jusque

dans les détails à celle du palœotherium cras-^

sum : elle a même la petite échancrure au

bord supérieur de la saillie externe de la pou-

iie. Seulement la saillie- interné a son cône

ttioins évasé.

Longueur de Fhumérus de la pi. 130,

fig. 1. ....... 0,3

Largeur de sa tète supérieure 0,085

— ■' inférieure 0,087

Longueur de celui de la pi. 141, fig. 2. . • 0,38

Largeur de sa tète supérieure 0,09

■ ■ ■ inférieure 0^1

Un humérus trouvé avec un autre sc[ueiette,a : 0,346

J'ai des morceaux où la4;ete inférieure entre les condyles est large de 0^09

La poulie articulaire y est large de ... . 0,08

Le plus grand diamètre de la faillie interne de. . • 0,065

Cdui de l'eztenie dcu ù/èi& j

5"* Humérus de palœotherium minus.

Il nous est donné , et quant à ses dimensions et quant à sa tête inférieure^ par le squelette de la pL 1 15. Il a o^ioS de long et o^o35 de. diamètre antéro-postérieur dans le haut. Sa .tête inférieure est à deux saillies, comme toutes les précédentes.

§ II. Humérus d^uinoplothérium.

I** Humérus ^ anoplotherium commune.

Jen ai trouvé la tête inférieure avec l'un des radius précédemment reconnus pour ap partenir à cette espèce ^ et les deux os s'articulent parfaitement. Cette tête est à moitié grandeur, pi. m, fig. 2, par devant; fig* 3^ par derrière; fig. 4^ ^^ dessous.

Il serait fort inutile de vouloir la comparei à celle d'aucun humérus connu. Sa poulie radiale a deux enfoncemens, et par conséquent trois éminences pour les enfoncemens du radius. Celle du milieu est arrondie comme une

BETABU88. DBS GRANDS OS DES KXTRBM. S37

portion de sphéroïde ^ et plas large qae les deux autres^ qui ne sont qu'en portions de cônes y pour répondre aux plans inclinés du radius. Le bord interne descend très<-bas, . parce que la facette de ce coté s'élargit beaucoup vers le bas.

En arrière il n'y a qu'un seul enfoncement demi-circulaire pour le cubitus , qui est la continuation très-élargie de l'enfoncement interne de devant. Le condyle interne est beaucoup plus saillant que l'autre , chose qui a lieu dans les carnassiers, dans les singes, et dont le cochon seul approche un peu parmi les pachydermes.

Au-dessus de Tarticulation devait être un trou qui perçait l'os d'outre en outre. Cela se juge, parce que le bord a^ fig. 2, est entier et non rompu.

La structure la pliis approchante est celle de l'hippopotame et des cochons, qui ont aussi trois saillies; mais la saillie mitoyenne est de beaucoup plus étroite à proportion.

Largeur de la poulie iisn ayant 0,063

— — ^ en dessous 0,053

Son plus petit diamètre dans l'enfoncement

interne. . ' 0,03

Largeur de l'os d'un condyle à Tautre. . . 0,087 V. 22

5^ F099ILE8 9B ?Àm9f

Un autre morceau, pi. m, fig. i, m'a donné la coup^ de H totalité de Tq^j eelle de 1« tête inférieurei ftinsi que sa grandeur» ne Ifûaseni pas de doute sur l'espèee. \om se^ dimensions :

Largeur en bas entre les deux eondyles. . 0,09

Longueur totale 0,325

Laideur en haut 0,0?S

Pltt& petit diamètre rm la tiexa ia££miuw %QSA

J*ai Qbtenu enfin deux de ces «4 p.re^un

entiers, seulement un peu écrasés dans Ift parr^ tie supérieure, et qui m'ont fourni tous Jes caractières spécifiques.

Le plus complet est représenté, pi. 140, fig. 5, par devant; fig. 6, par dçjrrière; et fig. 7, par le côté interne. Us ressemblent aussi à l'humérus de l'hippopotame, esx ce que leur crête deltoîdale descend très -bas avant de se confondre avec la crête antérieure qui descend de la grande tubérosité. Il paraît que la partie supérieure de l'os, même dans son état naturel , était assez comprimée latéralement, et que sa grande tubérosité s'élevait plus haut que la tête articulaire ;, laquelle se portait fort eu arrière.

RÉTÂBL1S3. DUS GRANDS OB 1>Ba EXTREH. SSg

Je ne puis décrire complètement cette par-* tie supérieure qui n'étsut pa9 asaez bien conservée pour cela.

liQni^lju: de U tète au horà, du çondyle externe , 0,325

Lopgueur d^ la grande tubérositf au même •ndroit. 0,S45

SUtmètre antéro ^postérieur de la tête articnlairç k la grosie tubërosité 0^13

JHamètre transrerse de la tète articnlairt lopéri^ur^. • QyQÇ^

DistaqiDç oitrci la (grouse tubéroisité ^t Feiu^

droit où finit la crêfe del]»ïdale. « « « f Q|S35 Lai|;eur de la tête inférieure entre les deux

condyles 0,09

Largeur transverse de la poulie inférieure

en ayant et en dessus 0,052

Largeur transverse de la poulie inférieure

en ayant et en dessous. 0,06

Diamètre vertical de son bord interne. . . 0,055

■ . *i* ■■■ ■■ ■ ■ de l'externe. 0,04

■ ■ ■ .^■■■■. de- la saillie

mo^penne 0,035

Certainement cet os à lui 3eul serait la preuve de l'existence d'une espèce inconnue.

54o FOSSILES DE PARIS;

dl^ Humérus d* anoploilierium seaindarium.

On voit, pi. i32, fig. i3, la figure à demigrandeur d'un OS de la même forme que le précédent, en tout ce qui en reste, mais dont la longueur depuis la grande tubérosité jusqu'au condyle n'est que de o,23. L'humérus du numéro précédent l'avait de o,34f c'est à peu près la même proportion que nous avons observée entre les fémurs et les tibia de Vj^no^ plotherium secundarium , et du commune; par conséquent nous pouvons sans crainte rapporter cet humérus à la première de ces espèces.

3"* Humérus d anoplotherium gracile.

Il est encore adhérent à son squelette, planche 1 33 ; isa coupe générale ressemble , comme on voit, beaucoup à celle de V anoplotlierium commune ; seulement sa grande tubérosité est encore plus pointue et plus élevée.

Quant à sa poulie inférieure, ce qui en reste a donné lieu d'en reconnaître une plus complète et qui s'articulait très-bien avec le

RETABLISS. DBS GRANDS OS DES EXTRBM. 34l

cabitus et le radius représentés pi. 112, fig. i à 4.

Cette poulie ressemble à celle du cochon , beaucoup plus qu'à celle de V anoplotherium commune j la saillie externe et la mitoyenne sont très-rapprochées ; celle-ci est seulement une arête mousse séparée par un léger sillon ^ etc. Cependant la poulie du cochon est un peu plus haute à proportion de sa largeur transverse.

L'homérus du squelette de la pi. 133 est long, du condyle au sommet de la grande

tubcrositc , de 0,13

Du condyle à la tète articulaire, de. . . . 0,115 Son diamètre antéro - postérieur, de la tête

articulaire à la gi'osse tubérosité 0,04

La plus entière des deux têtes inférieures que j'ai eues séparément est large , enti^e

les deux condyles > de. 0,023

La largeur transverse de la poulie est de. • 0,02 Le diamètre de sa saillie interne de. . . . 0,014 de l'externe de. . 0,012

4* Humérus d' Anoplotherium leporinum.

J'ai obtenu un humérus presque complet qui par la taille appartient évidemment à cette

S4a ' FOS8ILBS DB PARIS.

efipéce. ( PlaDehe iii^ figure i5 à i6. ) U a 0,067 ^^ ^^^Sf ^yOiS de large en bas. Sa tête inférieure représenta très-bien en petit celle de ï Anoplotherium commune j elle a les trois saillies , le grand trou y l'inégalilé des condyles, etc.

Je n'ai pu encore troutet aucune partie du bras ni de Tàvant-bras de V AruopltÀhèrium minimum.

ARTICLE VII

Des omoplates.

Tous les os longs fournis jusqu'à ce jour par nos carrières sont ^ comme on vient de.le voir, rendus à leurs espèces respective». Il s'agit maintenant de faire la même opération sur les os plats y mais nous ne pouvons y espérer un succès aussi complet.

Les os plats sont les plus difficiles à obtenir entiers : il n'y a peut-être dans aucun cabinet une omoplate fossile qui ne soit fracturée ^ même de celles que l'on trouve dans les terrains meubles. Les os die même nature > inciiiâiés dans nos pierres à plâtre f se briseiKt

KETÀBU8S. DBd ISIlAltbS OS DÈS EXTREM. 1^4^

in^alismént quand on fend celles-^;!; et ai lear empreinte atteste encore leur contour^ il n'y reste presque jamais d'apophyses^ ni d'autres saillies minces ^ assez entières pdur qa'on puisse déterminer leurs formes; Ce n'est qu'après beaucoup de temps et des prodiges de patience de la part de mes aides ^ pour dégager de la pierre les parties faibles , que j'ai pu rassembler les renseignemens im« parfaits qui rempliront cette section. .

J'Ai trouvé dans les formes des omoplàted le même avantage que pour toutes les autres parties.

Toutes celles que j'ai eues se sont éliiifrë^ ment laissées rapporter à deux caractères généraux.

Lë^ unes » comme telle dont lé. tête est reptéseniëe pi. ti5, fig. 7,8,gi, avaient tm dcromidn , c'est-à-dire que leur épine * plu» saillante en avant que dânâ le reste de sa longueur^ y émet de son angle externe tihè production isolée qui se dirige ausd en avant.

Lés autres ( fig. i et 5 ) n'ont aucun âcroliiidn ; l'épine se côtifond en avant arec la face ëttème de Totooplate , et s'élève insensiblemëfit juâqu'atfx detfx tiers de àa longueur ^ oà est sa piartie la plus satllatite ^ et éà sdn

bord est en même temps le ' plus élargi.

Un des objets principaux de Vacromim étant de donner attache à la clavicule ^ on devait s'attendre qu'il n'existerait point dans les animaux où la clavicule manque entièrement.

Gela est en effet presque toujours ainsi. Les pachydermes et les solipèdes n'en ont pas même de vestige : dans les ruminans, la partie la plus saillante de l'épine est bien en avant ^ mais elle y est tronquée net.

II n'y a quelle genre des chameaux qui fasse exception à cette règle ; l'angle antérieur et externe de l'épine s'y prolonge et y forme un véritable acromion , encore plus marqué dans le lama que dans le chameau et le dromadaire.

En voila assez pour nous faire rapporter nos omoplates fossiles pourvues d'acromion à notre genre Anoploihérium , puisque nous sommes habitués par toutes nos recherches précédentes à le voir se rapprocher des chameaux dans toutes les circonstances où il s'éloigne un peu des pachydermes ordinaires.

Les omoplates sans acromion appartiendront donc aux palœothériumsj et en effet l'analogie vient de son côté confirmer ce résultat.

L épine de l'omoplate du r/unocéras et du

RETABUSS. DBS GRANDS OS DES EXTREM. 345

tapir a sa partie ]a plus saillante vers le tiers postérieur de l'os , et ces deux extrémités se perdent insensiblement dans la face externe. Le cochon et le clieval ont aussi ce caractère ; mais V hippopotame se rapproche davantage de la forme des ruminans.

D'après cette règle , il nous sera aisé , en ayant égard aux grandeurs^ de répartir entre les espèces les omoplates ou les fragmens d'omoplates que nous avons recueillis.

§ I. Omoplates de palœothérium.

1% a* et 5* Omoplates de grandeur moyenne qui pourraient appartenir aux paljeotherium

Page 1