‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 2)Chapitre 36 sur 43 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

I Dans ces parties , la mar f mese èat plsa Mllte qne le

Ifoftbile , et la différence ebt surtout tr^fvriâ à la seconde ligne.

Dans ces parties, la marmose est plus grande que le fossile.

Ici eHe redevient subitement beaucoup plus petite.

ici il y a égalité.

Ici la marmose est beaucoup plus grandct

540 F0881LËS DE PARIS»

Mais ce tableau prouve en même temps que ce squelette n'est pas celui de la marmose, puisqu'il y a des différences essentielles dans les proportions 9 et que certaines parties sont plus petites et d'autres beaucoup plus grandes dans l'un que dans l'autre.

Pour ce qui concerne l'espèce ^ nous sommés donc en état d'assurer que notre fossile n'est d'aucune de celles sur lesquelles nous possédons des données suffisantes pour établir une comparaison.

Je ne m'étendrai point sur les conséquences géologiques de ce Mémoire; il est évident pour tous ceux qui sont un peu au fait des systèmes relatifs à la théorie de la terre y qu'il les renverse presque tous dans ce qui concerne les animaux fossiles. Jusqu'ici on ne voulait voir dans nos fossiles du Nord que des animaux d'Asie : on accordait bien aussi que les animaux d'Asie eussent passé en Amérique, et y eussent été enfouis au moins dans le Nord; mais il semblait que les genres américains fussent sortis de leur propre sol , et qu'ils ne se fussent jamais étendus aux pays qui forment aujourd'hui l'ancien continent. C'est ici la seconde preuve que je découvre du contraire. Dans la persuasion où je suis de la fu-

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tilité de tous ces systèmes ^ je me trôlive heureux chaque fois qu'un fait bien constaté vient en détruire quelqu'un ; le plus grand service qu'on puisse rendre à la science est d'y faire place nette avant d'y rien construire, de commencer par renverser tous ces édifices fantastiques qui en hérissent les avenues, et qui empêchent de s'y engager les hommes à qui les sciences exactes ont donné l'heureuse habitude de ne se rendre qu'à l'évidence, ou du moins de classer les propositions d'après le degré de leur probabilité. Avec cette dernière précaution y il n'est aucune science qui ne puisse devenir presque géométrique : les chimistes l'ont prouvé dans ces derniers temps pour la leur; et j'espère que l'époque n'est pas éloignée où l'on en dira autant des anatomistes.

ARTICLE IV

Des ossemens de rongeurs.

§ I. lyun petit rongeur du sous^genre des loirs.

Le règne animal à ces époques reculées était composé d'après les mêmes lois ; il comprenait

544 tAsdilEB Dit I^Àiiiâ.

pierre opposée, fig. 5, on voit les incisives et une partie des molaires gauches; quelques po^ lions du crâne et l'empreinte des membres conservés sur la première pierre. Les vertèbres du cou sont peu distinctes , mais on voit assez bien celles du dos et de la queue, ainsi que les côtes.

Il n*y a que huit vertèbres de la queue > mais elle n'est pas complète à beaucoup près $ et Ton juge par la force de la huitième ver^ tèbre qu'il devait y en avoir encore après ell^ un assez grand nombre, et que cette queu^ devait être longue.

La taille est celle de la souris commune^ ou du muscardin (mus m^ellanarius) , et si exactement, que deux individus d'une même espèce pourraient différer davantage.

Les incisives ne laissaient aucun doute sur la classe ni sur le grand genre de l'animal; incisives de rongeurs ^ elles sont coupées absolument comme celles des rats. Il ne s'agissait que de déterminer le sous-genre, ce que les dents molaires devaient faire aisément.

Elles montrèrent en effet bien vite que l'animal était du sous-genre des loirs ^ et même que dans ce sous-genre, c'est à l'espèce du

loir proprement dit (mus glis , L. ) , qu'elles ressemblent le plus.

Le caractère générique des molaires dans les loirs est d'être au nombre de quatre peu différentes pour la grandeur et dont les couronnes présentent des arêtes transverses, qui ne pénètrent pas dans la profondeur comme •celle des campagnols; mais chaque espèce a •ces lignes autrement disposées. Dans le mus- ■cardin ( M. avellanarins ), elles sont à peu près égales ( comme eh fig. 8 ) ; dans le lérot (M. nitela), il y en a quatre alternativement longues et courtes ( comme en fig. 9 ) , et dans le loir ( M. glis ), il y en a six alternativement longues et courtes (comme en fig. 10 )• C'est t^tte dernière structure qu'offre notre animal dans ses diverses dents, représentées fig. 11, à la loupe, et sous ce rapport il serait un véritable loir; mais sa taille n'étant que celle du muscardin, il est évident qu'il vient d'une espèce particulière. J'ai pris ses dimensions comparativement à celles d'un muscardin , et il est aisé de voir qu'elles ne se correspondent pas entièrement. Du reste, tout ce qu'on peut distinguer de ce petit squelette est fort semblable aux parties analogues soit du muscardin, soit de la souris.

Dimensions.

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