OSTÉOLOGIE DU MORSE
Le squelette de morse de la pi. a 19 bis^ le premier qui aura été publié par la gravure , est dû au zèle inépuisable de M. le professeur Backland ^ qui ^ ayant reçu de Famiraoté te beau morceau recueilli dans la mer Glaciale par les compagnons du capitaine Parry , a bien voulu me fournir par là les moyens de compléter rhistoire ostéologique des grands mammifères (t).
»u est aussi long qu'aux phoques ; des épaisses forment un thorax lai^e et
Le cou côtes épaisses solide.
(1) La tête a été décrite tome Vil, p. 107 et saiv. VIII. W
"rrs.i-Tr:
45a MORSE
-4'7'ft«ept vertèbres cemcales-i-^pittsM dorsales, six lombaires, qnatre sacrées, et huit ou neuf coccygiennes.
Le sternum a neaSr os , et il y a i^ùf paires de côtes vraies.
Toutes lesp^fçfiiçfi ^fiq^e^ ressemblait beaucoup à celles du phoque -à ventre blane.
Les apophyses transverses des vertëbrei cervicales se proIongentuoL peu plus.
Les apophyses épineuses des dorsales s'élè-
iond'fff^ >vant<
vent moins, et. ont plus de^dimei ^
rfèrtSatani^ ^- ''''''' *^
Les corps des vertèbres sont plus courts et plus 'lai^gies; les apophyses transverses éA dorsales se renflent au-dessus de l'articulation des cèta^cn tubercules rugueu^i:.
l^.psjrtîe supérieyujre ^ga c^tes, ,f^mttput jç|^ antérieures, est comprimée et platç d'avftnt^m arrière.
L'omqplfUe est moins large de la partie w)^ térieure , plus haute à proportion par conséquent; son bord postérieur estj>lus rectiligne; son épine est plus saillante.
VIVANT. 45l
La crête deltoidale de rhumérus et ses crêtes condyloïdiennes sont plus marquées ; l'olécrâne est moins haut ^ et ne fait pas en dessous un crochet si aigu.
Les dernières phalanges ont une forme trèsparticuhère , tronquées net au bout , ayant en dessus une fosse , au milieu de laquelle est une très-légère arête servant de base à Tongle. Cependant le phoque approche de cette forme, maiç sa fidsse n'occupe que le bout de la j^alange.
Le bassip est plus allongé , sop os des ilj^ plus long et plus épais; le fémur est aplati ^ même, mais un peu plus long à propQrtio^i]| et moins rétréci dans le haut.
Le tibia et le péroné sont moins arqués.
L'astragale se rapproche davantage de la forme d'un astragale de carnassier : aussi )e P4e4 paraît-il pouvoir prendre plus aisément sa position ordinaire daos ces animaux. Da reste , il est composé comme dans le phoque.
La queue est plus courte à proportion oue dans \A plupart des phoques.
TROtSIÈUfE SECTION, m 06 rossius mpmoques r tm tiontm
C'était une idée asset natoreUe à une èfi^ ' que où Ton confondait tontes les espèoes àt tenrainSy et où on les oonsidérait toni^ comme des produits de la mer^ 4*<tttijliMi; atissi à dés animaux marins les ossonens fo sont en si grand nombre dans quelqaes-anss : aussi voit-on que les descripteurs d^os fossiles ont eu souvent recours à la supposition que les os dont ils parlaient avaient appartenu à des phoques.
Les naturalistes du margrave d'Anspadb prétendirent même déterminer l'espèce d'une partie des os des cavernes de Franconie , et les attribuèrent au petit phoque de Buffon i qui est, comme nous l'avons vu , une otarie des mers Antarctiques (i).
(1) Hbt. nat , Suppl., t. V, ia-4% p. 491.