‹ Recherches sur les ossemens fossiles (volume 4)Chapitre 84 sur 98 · IT · texte numérisé non relu

IT

et lisse; da petite d'est plus basse; la tête artieulaire ; c, se porte très en arrière et est ovale. La ligne àpre parcourt obliquement tout l'os; peu saillante d'abord, elle se renfle au-dessous du tiers supérieur de l'os par un tubercule, d,e(fig.7et8) ; le condyle externe, 2, est plus sailiant que l’'interne, f; mais sa erête ne saille point au-dessus de Jui le long de l'os, comme par exemple dans l'éléphant; la poulie articulire, 4, éstoblique du dehors en dedans, plus grosse au côté interne, ayant une gorge large peu concave et une étroite et encore moins eoncave vers le dehors. En arrière, entre les deux condyles, 7, fig. 8, est une fosse pour l'olécrâne, trés-profonde, mais ne perçant pas l'os. I n’y a pas non plus au condyle interne de trou pour l'artère eubitale. Cet humérus approche singulièrement de celui du bœuf, qui est seulement plus court à proportion et a les rainures de sa poulie plus marquées ; celui du cochon a aussi quelques rapports, mais est moins large vers le bas.

Le radius ,E (fig. 1, pl. 50) et a, b (fig. #1, pl. 51), est gros et court, un peu aplati d'avant en arrière; sa tête supérieure, c, d, (fig. 12, b.) est transversalement oblongue, plus large du côté interne, un peu saillante dans son milieu ,e, ce qui ne lui permet qu’un mouve-

ment de flexion sur l’humérus; elle se soude promptement par son bord postérieur au bord inférieur de la facette sigmoïde du ecubitus. Sa face antérieure est irrégulièrement en portion de cylindre; la face interne est plane. Il se soude par tout le bord extérieur de cette face avec le bord antérieur du cubitus.

Sa tête inférieure, e, f (fig. 11), offre en dessous deux facettes obliques et concaves, £'et L, pour les deux premiers os du carpe, et en avant, deux grosses tubérosités. Le bord externe de la deuxième facette se soude avec le bord antérieur ou interne de la facette cubitale.

Le cubitus, F (pl. 30, fig. 1) etc, d(pl. 3x, fig. 11), est comprimé; l’olécràne, c, est peu prolongé, et son bord postérieur presque tranchant ; en arrière il est arrondi, et en dessus un peu tranchant. À l'extrémité, ce bord tran- chantse recourbe un peu en dedans en forme de crochet. La facette sismoïdale est étroite en haut; vers le bas elle s’élargit et se bifurque comme dans beaucoup d’autres animaux ; mais sa bifurcation externe est entièrement séparée de l’autre par une fosse profonde et forme une facette à part.

La facette inférieure du cubitus est petite, concave, et s’unit à une petite portion de fa-

cette du radius pour former une troisième poulie oblique pour los correspondant du carpe.

Les deux os dont nous venons de parler n’en font réellement qu'un dans l’hippopotame, car ils sy soudent de très-bonne heure, laissant seulement entre eux, du côté externe, un sillon assez profond qui occupe les trois quarts de la longueur du radius, et, du côté interne, un simple trou vers le quart supérieur.

Le bœuf ressemble assez à l’hippopotame par lavant-bras; mais il l’a plus allongé, et les facettes articulaires de la tête inférieure y sont moins obliques.

Le carpe de l’hippopotame est fait en gros sur le modèle du cochon, mais ses os sont moins élevés, plus déprimés; ceux du premier rang ont les faces supérieures plus concaves d'avant en arrière. Le scaphoïde, a, fig. 15, pl. 31, à une tubérosité postérieure plus saillante. Le semi-lunaire, b, #b., a sa face antérieure montant plus obliquement vers le dehors, et son angle supérieur externe plus pointu. Le cunéiforme, d, est moins comprimé latéralement. Le pisiforme, e, est aussi moins comprimé ; il a une grosse saillie ronde à sa face externe, qui le fait paraitre crochu,

Au second rang, un petit os pointu, f, presque semblable à un pisiforme, tient lieu de pouce et de trapèze. Le trapézoïde, g, n’est pas comprimé latéralement comme au cochon, mais plus large que haut. Sa facette pour le trapèze occupe toute la hauteur de sa face externe. Sa face supérieure est un trapèze légèrement convexe. Le grand os, 2, n’a presque pas de face antérieure, tant il est déprimé; et en arrière de sa double facette supérieure, il a un tubercule, ou plutôt un long pédicule crochu, qui n’est pas dans le cochon.

L’arête qui sépare les deux facettes supérieures dans l’unciforme, ?, est moins oblique que dans le cochon; l’extérieure de ces deux facettes est moins étendue en dehors, et il y a en arrière un pédicule, comme au grand o$, qui n'existe pas dans le cochon.

Tous ces caractères du carpe de l’hippopotame le distinguent du bœuf non moins que du cochon.

Son métacarpe ne peut être comparé qu’à celui du cochon; mais tous ses os sont pius pros et plus courts; les deux éxtrêmes, k, Z, plus gros que les deux moyens,”, n; le diamétre antéro-postérieur de leurs têtes supé-

13, pl. 31, sont plus courts mais aussi

rieures est plus considérable à proportion, et les poulies articulaires de leurs têtes inférieures sont simples, montrant à peine en arrière un vestige d’'arête mitoyenne.

Les phalanges ont les caractères d’artieulation ordinaires. Les secondes sont moitié plus courtes que les premières, et les troisièmes sont les plus petites de toutes, et de forme demi-circulaire.

$ V. L’extrémité postérieure.

Le bassin de Vhippopotame, G, fig. r, pl. 50, et fig. 14, pl. 51, se distingue facilement de ceux de l'éléphant et du rhinocéros, parce qu'il est beaucoup moins large dans la partie des ïles, que les grandes ailes iléales .serapprochent davantage d’un plan commun, que les cols des os des iles, les ischions et les pubis sont plus allongés et ces derniers moins saillans, en sorte que le détroit est très-oblique et le petit bassin fort allongé. C’est en-

core le bœuf qui en approche le plus sous ces’

divers rapports; mais dans l’hippopotame le petit bassin et surtout les trous ovalaires sont bien plus allongés. La figure de la partie évasée des os des iles est aussi très-différente : les deux ailes en sont à peu près également

exubérantes; l'externe est :plus Jarge, plus arrondie que l’autre, quiest plus pointue; c'est le contraire dans le bœuf, le chameau. ! Le bord antérieur qui les unit est en arc de cerele convexe : dans le bœuf il est en vw. Le chameau l'a bien comme l’hippopotame , mais il ne lui ressemble pas d’ailleurs. La tubérosité de son ischion, par exemple, est transversale et en ligne droite avec sa correspondante. Dans le bœuf, elles font ensemble un angle de 45°; dans l’hippopotame, elles deviennent presque parallèles.

Le sacrum , a, b (ib.), est très-large ; la partie externe des os des iles, c, d, est très-évasée et presque dans le même plan. Leur partie située en arrière ou plutôt en dessus du sacrum se relève un peu. Le col de l'os, e, e, est large et court, et l’os lui-même est plus large que long ; son bord externe est aussi long que l'interne ; sa face postérieure est concave; ce qu'on voit de l’antérieure, en n’ôtant pas le sacrum , est plane. Les pubis, f, s, sont peu saillans , de manière que la cavité du bassin est petite. Le diamètre antéro-postérieur, g; h, est néanmoins plus long d’un tiers que le transverse z, #, (cette proportion ne peut se juger dans la figure à cause de la perspective). Le plan du détroit antérieur est oblique

en arrière. La partie postérieure de l’ ischion à m, m, est fort élargie.

Le fémur, KK (pL. 50, fig. 1, et pl. 3x, fig. 15, 16et 17), est d’une belle forme droite; son fût est presque égal du haut en bas; régulièrement cylindrique en avant, avec deux lignes âpres, une interne et une postérieure peu marquée.

Son £rand trochanter, a, comprimé latéraleinent,ne dépasse pas la hauteur de sa tête, 2; le petit, c, est médiocre; ils se joignent par une côte saillante oblique, au-devant de laquelle est une fosse profonde et arrondie. Il n'y en à point de troisième comme dans le rhinocéros, le tapir et le cheval. La tête inférieure est fort grosse. Le condyle interne est d’un tiers plus grand que autre. Tous deux saillent beaucoup en arrière. La poulie rotulienne, d, est peu profonde; ses bords sont mousses. L’interne s’élève plus que l’externe.

Il n’a guère de ressemblance qu'avec les fémurs des grands ruminans; mais sa tête supérieure est beaucoup plus détachée, plus sphérique , et l’inférieure plus large, surtout en arriére.

Ces différences aideront à le distinguer du fémur du bœuf; celui de la giraffe, qui pourrait encore plus aisément faire illus'on, parce qu'il est de même grandeur, outre sa tête su-

périeure plus rapprochée, a encore ses condyles plus petits et le bord interne de sa poulie rotulienne beaucoup plus élevé et plus saillant; celui du cochon lui ressemble davantage par le haut, mais beaucoup moins par le bas, et d’ailleurs ses dimensions ne permettent pas qu'on s’y méprenne.

Le bia, LL (pl. 50, fig. r, et pl. 31, fig. 18 et 19), est court et gros plus que celui d’aucun animal, surtout aux extrémités ; il est trianpulairé partout : seulement son arête antérieure, 4, b, qui est très-saillante dans les deux tiers supérieurs , et échancrée dans le haut, dérive dans le bas, vers la malléole interne, 8 ; la malléole externe est formée, comme dans le cochon et les ruminans, par un osselet particulier, c, qui s'articule avec le péroné, le tibia, l’astragale et une facette particulière du calcanéum. La tête supérieure a une figure très-bizarre, arrondie en demi-cercle du côté interne, profondément échancrée en arrière et du côté externe en avant. Le condyle externe est presque carré; l’interne plus orand et triangulaire; l’arête antérieure forme en avant de l’échancrure du côté externe un gros tubercule arrondi. La face astragalienne, e, fig. 19, est plus large du côté interne où la malléole y forme un angle aigu.

C'est du tibia du bœuf qu’il se rapproche le plus, mais celui-ci est plus allongé; la saillie de l’arête antérieure n’y descend pas si bas, et elle n’est pas si aplatie et si échancrée dans le haut. Celui du cochon est aussi plus allongé, et les échancrures de sa tête supérieure sont moins marquées. |

Le péroné, d, fig. 18, est très-grèle et fort écarté du tibia partout, hors ses deux extrémités. L’osselet malléolaire se soude promptement à l'extrémité inférieure.

C'est aussi sur le modele du cochon qu'est principalement fait le tarse de l’hippopotame.

L’astragale, À, fig. 20, pl. 31, est plus large à proportion; comme les ruminans et le cochon, il a sa poulie inférieure divisée en deux gorges, a, b, séparées par une arête mousse ; mais ces deux gorges sont presque égales et peu concaves : j’externe, a, répond au euboïde; l'interne, b, au scaphoïde. La poulie tibiale, e, est bien prononcée; il y a à la face postérieure une grande facette pour l'articulation avec le calcanéum, et deux autres à la face externe.

Cette face en montre de plus une pour l’articulation avec l'extrémité malléolaire du péroné, c (fig. 18), et il y en a une presque pareille à la face interne, pour la imalléole interne tibiale.

Le calcanéum ( pl. 51, fig. 20, B ) a les mémes faces et facettes que celui du cochon, et disposées à peu près de même; mais son corps est plus gros, plus court, moins comprimé.

Sa grande face astragalienne est plus large ; ces caractères le distinguent aussi de celui d bœuf.

Le cuboide ( 1b., C) correspond par sa forme aux deux os précédens ; sa facette calcanéenne est de très-peu plus étroite que l’astragalienne, et sa face antérieure, c, est un peu en forme d’équerre. L'inférieure offre deux facettes pour les deux os externes du métatarse, dont l’externe est très-étroite; et au-dessus d'elle, à la face externe de l'os, il y en a une autre.

Le scaphoïde (1b., D) est séparé du cuboïde, comme dans le chameau et le cochon; la tubérosité postérieure ne se relève pas comme dans le dernier. Sa face inférieure offre trois facettes , dont deux pour les deux os cunéiformes E et F qui répondent aux deux os externes du métatarse , et la troisième pour un osselet surnuméraire qui tient lieu à la fois de premier cunéiforme et de pouce. Le cunéiforme du côté interne est trois fois plus petit que l’autre. Ce que nous avons dit des doigts de devant convient aussi à ceux de derrière. Les os du métatarse et les phalanges ont avec les os ana-

logues du cochon les mêmes différences et les mêmes ressemblances.

De cette description il résulte, comme on voit, que l’hippopotame se rapproche à la fois du bœuf et du cochon par la structure de son squelette, mais qu'en même temps il a dans chacun de ses os des caractères suflisans pour qu'on ne puisse jamais les confondre avec ceux d'aucun animal. |

Il ne me reste qu'à donner les dimensions des diverses parties de mon squelette pour en faire mieux saisir les proportions.

Dimensions du squelette d'un hippopotame qui avait en vie onze pieds de longueur.

Page 1