CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Après avoir rappelé quelques notions principales sur l’acide perchlorique et sur les perchlorates, nous avons tout d’abord passé en revue au cours de ce travail, les nombreux travaux présentés au sujet de leur dosage, travaux dont le grand nombre indique par là même la difficulté de la technique ou son manque de précision dans certains cas particuliers.
Recherchant l’utilisation possible de nouveaux réducteurs, nous avons essayé de nombreux corps chimiques et avons mis au point une technique de réduction par les oxydes de molybdène intermédiaires entre MoO* et Mo°O$ qui se forment au cours de la réduction par l’hydrogène naissant, d’une solution de molybdate de sodium en milieu acide. Nous avons donné le modus cperandi et les conditions optima permettant d'obtenir un résultat sensiblement quantitatif (erreur inférieure à 3 %). Nous n’avons pu obtenir de résultat équivalent par l'emploi du tungstène agissant dans des cond't'ons analogues.
Poursuivant les recherches sur emploi des sels titaneux comme réducteurs de l’ion perchlorique, nous avons indiqué une technique facile de préparation d’une solution de sulfate titaneux en vue de son empicei pour le titrage, et nous avons déterminé les conditions optima de son exécution.
Toutes ces méthodes ne peuvent être utilisées qu’en présence de solutions minérales; aussi avons-nous cherché une méthode où la destruction totale des substances crganiques par l’acide sulfurique bouillant permette son emploi pour le dosage de l’ion perchlorique au sein d’un liquide complexe. Nous avons à nouveau essayé les diffé-
rents corps chimiques que nous pensions susceptibles d'agir, et avons mis au point une méthode employant le soufre en présence d’acide sulfurique bouillant, comme réducteur de l’ion perchlorique, qui, cette fois, peut être dosé en présence de toute substance minérale ou organique. Nous indiquons les quelques précautions simples à prendre et les résultats obtenus : dosages de quantités de perchlorate de sodium comprises entre 10 et 150 mg. avec une erreur inférieure à 4 %.
Pour la mettre en application, il est nécessaire dès lors d’extraire Fion perchlorique des substances biologiques susceptibles de le contenir : nous passons en revue dans le chapitre suivant les différentes méthodes permettant la recherche d’un élément déterminé dans une substance biologique. En ce qui concerne l’ion perchlorique, nous avons utilisé une méthode d’extraction à l’alcool-acétone donnant toute satisfaction, et avec laquelle nous avons dosé des quantités de perchlorate de sodium comprises entre 10 et 150 mg., avec ane erreur inférieure à 4 % en opérant sur l’urine, à 5 % sur le sang, à 9 % sur le foie.
L'association de cette méthode d’épuisement et de notre technique de dosage nous permettant dès lors de titrer la quantité d’ion perchlorique contenue dans une substance biologique quelconque, nous en faisons l’application dans une étude sur l'élimination des perchlorates par la voie urinaire chez l’homme. Nous observons la rapide et presque totale élimination par cette voie (50 % après 5 heures, 95 % après 48 heures), et représentons celle-ci par une courbe dont les différentes coordonnées sont établies toutes les cinq minutes pendant la phase la plus active.
Nous faisons une seconde application de nos techniques en étudiant la répartition dans les différents organes de l’ion perchlorique introduit dans l’organisme du lapin par différentes voies. Nous observons à nouveau sa rapide diffusion et nous constatons, au cours de son élimination, son taux du même ordre de grandeur dans les organes à irrigation analogue, et un taux nettement plus élevé dans les glandes à sécrétion interne.
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Enfin, notre méthode de dosage est appliquée à la recherche du sort de l’ion perchlorique au cours de la putréfaction. Elle permet d'établir qu’il y a, à ce moment, une réduction effective, quoique lente, sans passer à l’état d’ion chlorique. C’est ainsi que, dans le foie, nous avons constaté une perte de 60 % après 75 jours sur les 25 mg. ajoutés au début de l’expérience.
Nofre dernier chapitre représente nos recherches sur la toxicité des perchlorates. Elles nous montrent le peu de toxicité de cet élément vis-à-vis d'animaux, de plantes ou d'êtres inférieurs que nous avons fait vivre au sein de liquides renfermant des quantités assez élevées de perchlorate de sodium.
Comme on pouvait s’y attendre, la sensibilité vis-às. du milieu perchloraté croît avec la complexité de l’organisme de l'être vivant considéré.
Vu : Le Doyen : Vu : Le Président de la Thèse : Paul GUERIN. René FABRE.
Vu et permis d'imprimer :
Pour le Recteur de l’Académie de Paris, l'inspecteur de l’Académie :
G. RIMEY.
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