CHAPITRE VIN
: \ ’ s , ’ Comparaison des résultats fournis par les différents moteurs
et Conclusions
Pour l'étude d’un phénomène aussi complexe, fuyant et incertain que les pertes par frottements des moteurs à explosions, il est bien évident que les recherches faites sur un moteur unique ne sauraient suffire à éclaircir l’ensemble de la question, et l'on comprend aisément la raison en songeant aux sources variées, tant connues qu'indélerminées, dont proviennent les erreurs auxquelles on s’expose dans les expériences.
L'étude d’un moteur, aussi complète el minutieuse qu'on la suppose, possible seulement dans un laboratoire permel, en effel, d’élucider certaines incertitudes. de dégager les données essentielles du problème, d'évaluer l'effet des principales causes agissant sur les froltements : elle ne fournit évidemment pas de documents sur les particularités propres au moteur qui a servi à la poursuivre et qui, peut-être, ne se retrouveront pas dans une autre machine; elle ne permet pas d’être sûr de la généralité des relations observées entre les phénomènes.
Celle-ci devra donc être vérifiée ensuite sur d’autres machines et c’est le but que nous nous sommes proposé dans les essais des différents moteurs, dont nous avons exposé les résultats à la suite de ceux du moteur expérimental Winterthur.
Malheureusement de tels essais ne sont que bien rarement possibles, et c’est une bonne fortune rare, dont il faut se hâter de profiter. que la réunion sur une même machine, généralement en service ou en essai dans une usine, de l’ensemble de conditions indispensables au succès des mesures de pertes par frottements.
Le nombre des machines qu’il nous a été possible d’essayer dans ce bul jusqu'à présent est encore bien réduit en regard de ce que nous eussions souhaité; il permet cependant de faire d’intéressantes comparaisons entre les résultats obtenus, en attendant qu'il soit possible d'élargir davantage le champ des vérifications expérimentales.
Nous avons déjà montré au passage que la forme générale des relations entre les phénomènes, c'est-à-dire l'allure de ceux-ci, était ia même dans tous les cas étudiés : on trouvera ici des comparaisons numériques plus précises entre les différentes machines.
A. — Variations des pertes avec la pression moyenne au diagramme développé II.
Nous avons montré aux chapitres consacrés aux différents moteurs étudiés que les pertes par frottements ont pu être représentées par les expressions suivantes, en les rapportant au couple moteur indiqué maximum défini précédemment :
LS
MOTeuE Winterthur 30 CV . = 0,125 + 0,0285 IT Droite n° 1 — S.M.I. M. 60 CV 0,135 + 0,0295 11 — 2 — S. MI. M. SUN 0,076 + 0,050 11 5 — S.M.I. M. 120 CV 0,037 + 0,019 II — 4
On voit que les résultats fournis par les trois premiers moteurs sont assez voisins les uns des autres : la figure #1 où ont été reportées les droites représentatives permet, d’ailleurs, de se rendre compte du fait :
Si l’on fait la moyenne des coefficients &« et $ dans — 4 + 6 II pour les trois moteurs en int
question, on obtient l'équation de la droite.
Cf Cim
= 0,112 + 0,036 II Droite M
qui représente l’ensemble des observations faites sur ces trois machines.
La figure #1 montre qu'aucune des déterminations ne s’en écarte de plus de 0,01 en ordonnées, ce qui revient à dire que la droite moyenne tracée en trait plein, représente les couples résistants de frottement observés sur les trois moteurs à moins de 1 o/o près du couple indiqué maximum : cette précision est bien rarement atteinte réellement dans la mesure du rendement organique, ainsi qu’on a pu s’en rendre compte dans le premier chapitre.
On est donc fondé à représenter par la relation