‹ Recherches sur les phénomènes de radioactivitéChapitre 26 sur 39 · A. DEBIERNE · texte numérisé non relu

A. DEBIERNE

de plomb pour éviter le rayonnement qui pouvait provenir de l’émanation contenue dans les autres parties de l'appareil. Le courant d’ionisation produit dans le condensateur par lPaction des rayons pénétrants, fut déterminé par la méthode du quartz piézoélectrique.

Dans chaque série d’expériences, on commence par mesurer, à un instant déterminé, l'intensité du rayonnement pénétrant émis par le réservoir-jauge, l’équihbre radioactif étant établi entre les constituants de l’activité induite et l’émanation; puis, le vide complet ayant été fait préalablement dans le grand ballon, on ouvre le robinet R, placé au-dessous du petit orifice, le mercure étant au niveau &, et on laisse s’écouler l’émanation et les

gaz qui l’accompagnent pendant un temps bien déterminé (5 à 7 minutes). On ferme ensuite le robinet et

lon fait monter le mercure à un niveau un peu supérieur de manière à éviter le contact de l’émanation avec la graisse du robinet, puis on attend pendant au moins 4 heures pour que s’établisse l’équihibre radioactif; on eflectue ensuite une mesure de rayonnement en notant encore l’heure exacte à laquelle est effectuée la mesure.

Pendant l’établissement de léquilibre radioactif, on élimine complètement l’émanation du gros ballon par plusieurs lavages successifs à l'oxygène, et le vide complet est fait de nouveau. Après la mesure du rayonnement, on ouvre de nouveau le robinet R, pendant un temps déterminé, on laisse s'établir l'équilibre radioactif, on effectue une nouvelle mesure de rayonnement, et ainsi de suite.

Pendant cette série d’opérations, la concentration de l’émanation dans le réservoir-jauge ne diminue pas seulement à cause de son passage à travers le petitorifice, mais aussi par suite de la destruction spontanée. Comme on connaît très exactement la loi de décroissance de lémanation, il est facile d’en tenir compte. Il suffit pour

cela de multiplier chaque mesure par le facteur e, À étant la constante de l’émanation, et T le temps écoulé entre la mesure et un instant déterminé, choisi d’une manière arbitraire comme temps initial. Toutes les “mesures sont ainsi ramenées à ce qu’elles auraient été si elles avaient été faites en même temps, ou si l’émanation n'avait pas subi de destruction spontanée.

Les nombres ainsi obtenus donnent la concentration de l’émanation restante après des durées d’écoulement déterminées. On peut, comme précédemment, faire une courbe de ces résultats, en portant en ordonnées les logarithmes des courants mesurés, et en abscisses, les durées d'écoulement. Dans chaque série d'expérience, on a obtenu ainsi une droite de même inclinaison lorsqu'on ne changeait en rien l’appareil et la grandeur de l’orifice. Ce résultat vient confirmer, d’une manière particulièrement démonstrative, l'hypothèse qui avait été faite, eten partie vérifiée, que le passage de chaque gaz contenu dans un mélange à travers le petit orifice, s'effectue comme sl était seul, car, dans ces différentes expériences, la proportion des gaz étrangers de natures diverses qui accompagnaient l’émanation était très variable. J’ai mesuré à diverses reprises la pression totale des gaz et j’ai constaté que la proportion d’émanation dans les gaz a varié entre environ 5 et :5005:

Les résultats obtenus pour une série d'expériences, sont indiqués dans le Tableau ci-dessous, et sont représentés par la courbe (fig. 20).

Dates des mesures.

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