‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 218 sur 289 · V. Sphaerodus irregularis Agass · texte numérisé non relu

V. Sphaerodus irregularis Agass

Vol. 2, Tab. 73, fig. 74-81.

Syh. Pisoodon Coleanus Kaiip, Oss. foss. de Maminif. Tab. IX. — Isis 1834, p. 535.

Parmi les dents que je crois pouvoir rapporter à cette espèce, il en est un certain nombre qui sont elliptiques, d'autres sont circulaires ; c'est cette variété dans le contour qui m'a engagé à donner à l'espèce le nom spécifique d' irregularis. Les dents sont médiocrement bombées , mais peu élevées ; leur hauteur n'égale guère que le tiers de leur diamètre. La couronne est fort épaisse (fig. 75") et d'un beau lustre noir.

Je dois la communication de cette espèce à l'obligeance de M. le comte de Munster. Les originaux de mes figures se trouvent dans la collection de ce savant, et proviennent de la montagne tertiaire d'Oelingen (Oelingerberg) près d'Osnabriick.

Je rapporte provisoirement à cette espèce quelques dents isolées qu'on a trouvées dans la molasse suisse et dont il existe des échantillons au Musée de Berne.

Les dents décrites et figurées par M. Kaup sous le nom de Pisoodon Coleanus sont aussi probablement identiques avec notre Sph. irregularis. Ce sont en tout cas des dents de Sphjerodus et nullement des dents d'un Saurien, comme le pensait cet auteur. Elles proviennent du sable tertiaire d'Eppelsheim , près d'ÂIzey, dans la vallée du Rhin.

VL Sphaerodus depressus Agass.

Vol. 2, Tab. 73, fig. 3-10.

J'appelle cette espèce Sph. depressus , parce que sa couronne est effectivement très-peu bombée et presque plate dans quelques exemplaires. Sous d'autres rapports elle diffère peu du Sph. irregularis et du Sph. parvus. L'identité de gisement m'engage à réunir ici deux formes trèsdistinctes, des dents circulaires ou ovales, qui sont les dents molaires, et d'autres plus coniques et plus hautes (fig. 3), que j'envisage comme des dents antérieures.

Je dois la communication de cette espèce à M. le comte de Mijnster, qui m'apprend quelle provient de Salzbourg. Le gisement n'en est pas connu. Il ne serait pas impossible qu'elle fût une variété du Sph. irregularis décrit ci-dessus.

Vn. Sphaerodus parvus Agass.

Vol. 2, Tab. 73, fig. 11-18.

Quoique les dents de cette espèce soient petites, elles l'emportent cependant par leur taille sur la plupart des exemplaires du Sph. lens. Leur forme est circulaire et très-haute relative-

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ment à leur diamètre ; quelques exemplaires sont plats à leur surface , mais c'est par suite de l'usure. La couronne est très-épaisse. Il est très-difficile et presque impossible , d'après de simples dessins , de distinguer cette espèce du Sph. irregularis, dont elle n'est peut-être en définitive qu'une variété locale. Les fig. 18 et 18' représentent une dent antérieure.

Les originaux de mes figures font partie de la collection de M. le comte de Munster ; ils proviennent du terrain tertiaire de Cassel. Peut-être faut-il rapporter à cette espèce quelques petites dents de la collection de M. Brongniart, provenant de Longjumeau.

Vin. Sphaerodus discus Âgass.

Vol. 2, Tab. 73, fig. 62-67.

Cette espèce doit être comptée parmi les moins renflées du genre. Il semble même que plus les dents sont petites, moins elles ont d'épaisseur (fig. 63'' et 66"). Sa forme est d'ailleurs régulière. Tous les exemplaires que j'ai vus sont circulaires ; la couronne est très-mince (fig. 66 et 67').

M. le comte de Miïnster, à qui je dois la communication de cette espèce, m'apprend qu'elle provient des Algarves, en Portugal. Le gisement n'en est pas connu d'une manière précise.

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