‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 43 sur 289 · OSTEOLEPIS MACROLEPIDOTUS Val. Cl Petit · texte numérisé non relu

OSTEOLEPIS MACROLEPIDOTUS Val. Cl Petit

Vol. ■2, Tal). 2 bj fig. 1 , 2, 3 et 4 ; et Tab. n Cj fig. 5 et 6.

Cette espèce diffère moins de la suivante par la grandeur de ses écailles, que par la forme allongée de son corps, qui est peu renflé dans sa partie antérieure, et dont le pédicule de la queue n'est pas sensiblement aminci. Les différences obsei-vées dans les dimensions des écailles par MM. Valenciennes et Pentland, me paraissent plutôt provenir de la différence de taille des individus dont ils ont examiné des fragmens. La fig. I , Tab. 2 bj donne une juste idée de ses proportions, et en même temps la représentation la plus complète des caractères génériques. Dans la fig. 2, on voit surtout bien la partie supérieure de la tête, la forme des os du crâne en particulier; la mâchoire inférieure du côté droit y est également conservée. La fig. 3 représente les os du crâne grossis, et la fig. 4 quelques écailles de la ligne latérale, prises à la partie antérieure du corps. La fig. 5 de la Tab. 2 c représente l'extrémité caudale d'un plus grand exemplaire, et la fig. 6 quelques écailles du pédicule de la queue.

La tête est petite , proportionnellement ; elle excède à peine un cinquième de la longueur totale. Son extrémité antérieure est arrondie; la partie antérieure du museau est renflée, exactement comme dans le genre Poljpterus ; d'où j'infère que ce renflement est dû au développement de l'ethmoïde réuni à l'intermaxillaire, Tab. 2 Z>, lig. 3 a. Sur le côté de ce renflement, en bj l'on voit une partie du bord de l'orbite, qui dans ce genre est aussi placée exactement comme dans le BicJiir. Plus en arrière, en Cj l'on voit à droite et à gauche les frontaux postérieurs , qui embrassent les prolongemens des frontaux principaux d d ,- ceux-ci ont une forme très-particulière : coupés carrément à leur jonction avec les pariétaux, leur partie supérieure est considérablement plus dilatée que leur extrémité antérieure, qui s'allonge en avant sur le milieu du crâne ; celui de droite est plus large que celui de gauche , qu'il recouvre en partie. Les osselets e e me paraissent être de petits mastoïdiens. La plaque impaire o est probablement l'occipital supérieur, tandis que les os désignés par la lettre / semblent plutôt correspondre aux pariétaux. Dans la fig. 2 de la même planche, on voit en arrière et à gauche de la tête une partie de l'opercule, et à son bord inférieur, à droite, la branche droite de la mâchoire inférieure , dont le bord est armé de très-petites dents pointues, et dont les deux antérieures seulement sont un peu plus grandes. Au côté opposé de la tête on voit un fragment de la mâchoire supérieure, qui porte des dents semblables. Les fragmens d'os épars des deux côtés du crâne font supposer que les joues étaient entièrement cuirassées. En avant de la tête, dans la même figure , on voit deux plaques inclinées l'iuie contre l'autre ; ce sont les empreintes de deux larges os qui , dans ce genre comme dans les genres Megalichthjs et Poljpte-

rusj, tiennent lieu de rayons brancliiostègues et recouvrent l'espace compris entre les deux branches de la mâchoire inférieure. La surface de tous ces os est couverte d'un émail parfaitement lisse, sur lequel on remarque à un fort grossissement les traces d'une fine granulation creuse.

Tout le corps est couvert d'écaillés rhomboïdales , un peu plus grandes sur les côtés de l'abdomen, et qui vont en diminuant de taille sur le prolongement du pédicule de la queue. Dans toute la partie antérieure du corps, jusque vers la seconde anale, ces écailles sont plus hautes que longues ; leur bord supérieur est légèrement concave, et leur bord inférieur convexe sur les parois abdominales ; plus en arrière ces bords sont droits, ainsi que le bord postérieur. Sur le prolongement du pédicule de la queue, les écailles sont aussi longues que hautes, et paraissent équilatérales; ce que ces écailles ont de particulier, c'est qu'elles forment sur la caudale même un prolongement écailleux, bordé en haut comme en bas par des rayons, et résultant de ce que les petits rayons, qui sont ordinairement placés au bord supéi^eur de ce pédicule, sont beaucoup plus développés dans cette espèce que dans celles des autres genres de cette famille, et ont en même temps plus d'analogie avec les rayons qui s'insèrent en dessous de cette série d'écajiUés et qui constituent proprement la caudale. La lig. 5, Tab. 2 Cj fait bien voir ces relations. Du reste, la surface de toutes les écailles est parfaitement lisse ; cependant à l'aide d'un fort grossissement on y remarque la même granulation pointillée que sur les os du crâne. La ligne latérale s'étend sur le milieu du corps ; à sa partie antérieure elle est légèrement courbée vers le ventre; les tubes qui la rendent apparente traversent obliquement les écailles, et s'ouvrent en dessous de leur bord postérieur. Sur différons points du corps on remarque des écailles de forme particulière. Il y en a ime série impaire sur le milieu du dos, qui sont à-peuprès triangulaires , mais dont le bord postérieur est cependant arrondi , comme dans quelques espèces du genre Lepidosteus. Sur les côtés de la première dorsale il y a une grande écaille longitudinale, qui forme le long de la base de ses rayons une espèce de gaine, dans laquelle la nageoire peut se reployer ; il en existe de semblables dans la plupart des Sparoïdes. On voit très-bien ces deux écailles dans la fig. i de la Tab. 2 6; il y en a une semblable, mais moins allongée, sur les côtés et en arrière de la seconde dorsale et de la seconde anale, au. bord antérieur desquelles s'élèvent aussi quelques grosses écailles impaires. On les voit surtout bien dans la fig. 5 de la Tab. ■1 c. Au bord antérieur de la première anale il y a aussi quelques gros&es écailles impaires dressées contre ses premiers rayons ; mais dans aucun exemplaire je n'ai aperçu sur les côtés de cette nageoire de grosses écailles allongées. La surface intérieure des écailles est traversée par une quille étroite, qui se termine au bord supérieur en un petit onglet articulaire, et en avant de laquelle il y a au boid inférieur une petite fossette qui reçoit l'onglet de l'écaiile iiiféricure.

Les rayons de toutes les nageoires sont grêles, bifurques à plusieurs reprises jusqu'à la moitié de leur longueur et au delà 5 leurs articulations transversales sont éloignées, en sorte que les articles des rayons sont beaucoup plus longs que larges. Les rayons antérieurs de toutes les nageoires sont un peu plus gros que les suivans ; le long de leur bord antérieur il y a de très-petits rayons imbriqués et accolés aux plus longs. Les deux dorsales et les deux anales ont à-peu-près la même grandeur ; la première dorsale paraît seulement un peu plus petite. Le lobe inférieur de la caudale a, même à son bord, des rayons qui ne sont pas très-allongés ; en sorte que cette nageoire est peu écbancrée, les rayons du lobe supérieur diminuant très-insensiblement de longueur. Les pectorales sont sensiblement plus grandes que les nageoires impaires; leur bord est arrondi, et leurs rayons, aussi grêles que ceux des autres nageoires, ont ime large base d'insertion. Dans aucun exemplaire les ventrales ne sont assez bien conservées pour pouvoir être décrites.

Ce poisson provient des scbistes de Caithness et de Pomona ; il est très-commun dans cette dernière localité.

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