‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 68 sur 289 · IV. Gyrolepis giganteus Agass · texte numérisé non relu

IV. Gyrolepis giganteus Agass

J'ai établi cette espèce d'après d'immenses écailles qui ont été découvertes dans le vieux grès-rouge d'Ecosse par M. Spence, et décrites par M. le D"^ Fleming, dans VEdinb. Jouni. of natural. et geogr. Scien. nouv. série, N° 2, pi. i. Elles ont été trouvées, d'abord dans la carrière de Drumdryan au sud de Cupar, et plus tard à Clashbinnie près d'Errol en Perthshire 5 j'en ai vu des exemplaires dans les collections de M. le D' Buckland et de M. le Prof. Jameson. Ce sont les plus grandes écailles de poissons que je connaisse : elles ont souvent plus de deux pouces de diamètre 5 mais

leur épaisseur n'est pas proportionnée à leur grandeur, car elle n'excède guère trois lignes. La partie de ces écailles qui n'était pas recouverte par leur imbrication est sillonnée de rides profondes et très-larges, qui présentent de fréquentes anastomoses, et qui sont généralement dirigées obliquement d'avant en arrière. La partie de l'écaille cachée par la série antérieure égale environ le quart de la longueur totale ; elle est complètement lisse.

Tous ces caractères se rapprochent assez de ceux qui ont été assignés aux Gyrolepis du terrain triasique j, pour que j'aie cru pouvoir ranger ces écailles dans le même genre. Je ne connais non plus encore du G. giganteus que des écailles détachées.

QUELQUES OBSERVATIOIXS

SUR LES HETÉROCERQUES.

3Iaintenant que j'ai achevé la description des espèces de la première section de la famille des Lépidoïdes, il ne me paraît pas hors de propos de rappeler ce qu'elles ont de commun , et de faire ressortir les différences qui existent entr'elles et les espèces des genres suivans. En comparant le contenu des chapitres précédens, qui se trouve en tête de ce volume, et qui a été publié dans la i" livraison , on s'apercevra aisément que non-seulement leiiombre des espèces, mais aussi celui des genres s'est considérablement accru pendant la publication des 5 premières livraisons. Au lieu de renfermer dans 7 genres (dont 2 douteux) 3i espèces ( dont 5 douteuses) , cette section comprend maintenant 55 espèces bien déterminées dans 1 1 genres, dont un seul est resté douteux. Il me paraît naturel de les distribuer comme on le voit dans le tableau ci-joint.

Outre les caractères qui constituent la famille des Lépidoïdes , tous ces genres ont ceci de commun, que leur caudale est formée de deux lobes impairs, dont l'inférieur, quoique plus court, a les plus longs rayons, tandis que le supérieur a ses rayons plus courts et attachés le long du prolongement du pédicule de la queue, qui s'étend jusqu'au bout de la nageoire, comme dans les Esturgeons. Les côtés de ce prolongement sont toujours recouverts d'écaillés en forme de losanges allongées. A cause de cette singulière structure de la caudale, j'ai réuni ces genres dans une section particulière de la famille des Lépidoïdes, sous le nom de Lépidoïdes HétérocerqiieSj, et je comprendrai dans une autre section ceux dont les lobes de la caudale. sont symétriques, sous la dénomination de Lépidoïdes Homocerques. Les Lépidoïdes hétérocerques se subdivisent en deux groupes, d'après la forme du corps. Le premier comprend les genres dont les espèces ont le corps fusiforme : ce sont les Cephalaspis , Dipterus j Osteolepis j Acanthodes ^ Cheiracanthus j, Cheirolepis j Ambljpterus j Gyrolepis et Palœoniscus. Le second groupe comprend ceux qui ont le coips aplati, savoir : les Eurynotus et les Platjsomus.

LEPIDOIDES HÉTÉROCERQUES.

I" Groupe : Fusiformes.

a; à deux dorsales :

Cephalaspis Agass.

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