‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 143 sur 156 · I. Anguilla LATispiNA Agass · texte numérisé non relu

I. Anguilla LATispiNA Agass

Vol. D, Tab. 45,%. 3.

Cette espèce est voisine de la Myre (Murœna Myrus L.) La dorsale commence immédiatement derrière la ceinture thoracique , et se combine en arrière avec l'anale pour ne former avec elle qu'une seule nageoire qui embrasse l'extrémité de la queue. Le squelette rappelle tout-à-fait celui de l'Anguille commune que nous avons décrit ci -dessus. Les vertèbres sont robustes et plus hautes que longues dans toute la partie antérieure du tronc. Les apophyses épineuses sont excessivement fortes, surtout derrière la nuque, où il y en a qui ont près d'une ligne de large , si bien qu'elles l'emportent en largeur sur l'espace intermédiaire ; outre cela elles sont fort courtes et ne s'allongent un peu que vers le milieu du corps, en se rétrécissant au fur et à mesure. Cependant les plus larges ne sont pas les plus rapprochées de la tète ; il y en a au devant d'elles quelques unes de plus allongées, mais également très-robustes qui n'atteignent pas le maximum de largeur. Les apophyses inférieures se font encore remarquer par une autre particularité , c'est qu'elles ont l'air de se bifurquer à leur extrémité , et que leur branche principale qui est la plus forte est presque horizontale. Chaque apophyse a en outre une arête musculaire à sa base, qui manque complètement aux apophyses supérieures. Les osselets interapophysaires contrastent d'une manière étrange avec ces apophyses par leur forme ToM. V, 2'= Part. 18

— 13i — excessivement grêle qui fait qu'ils ressemblent à de petits fils très-fins. Aussi il y en a régulièrement trois pour une apophyse. Les rayons de la nageoire terminale sont encore plus fins et s'allongent vers la queue, tandis que les osselets se raccourcissent.

La tète , y compris l'appareil operculaire , est assez longue , car elle n'est contenue que cinq fois dans la longueur du corps ; mais il est à remarquer que l'appareil branchial en occupe àpeu-près la moitié. On distingue dans notre exemplaire toute une série d'arcs branchiaux qui sont excessivement grêles et peu courbés. Les os operculaires sont aussi fort minces ; et il parait que les mâchoires étaient d'égale longueur. On distingue aux deux mâchoires quelques petites dents coniques , acérées et recourbées d'avant en arrière.

C'est une espèce propre aux terrains de Monte-Bolca. L'original se trouve en double plaque au Muséum de Paris.

IL Anguilla venthalis Agass.

Vol. §,Tab. i3, (ig. 2-5.

Celte espèce est facHe à distinguer ; elle est fort grêle, très-allongée et a une très-petite tête qui ne comprend giière que la onzième partie de la longueur totale. Les vertèbres sont plus longues que hautes et cylindriques, du moins dans la partie postérieure du corps. Leurs apophyses articulaires sont à peine indiquées ; les apophyses épineuses sont aussi fort grêles et courtes. Les rayons de la nageoire sont excessivement nombreux et il y en a ordinairement quatre et parfois même cinq pour une apophyse. L'anale, qui se combine avec la caudale et la dorsale, ne commence qu'à la moitié de la longueur. La dorsale a son origine très-près de la tête. Les pectorales sont reconnaissables à quelques petits fils fort grêles, insérés sous la ceinture thoracique. La mâchoire supérieure déborde l'inférieure ; l'une et l'autre sont armées de dents très-acérées , dont les plus longues sont au bout de la mâchoire. La gueule paraît être largement fendue. Lès rayons branchiostègues sont très-fins et fortement arqués.

La iig. 3 représente la tête du même exemplaire grossie. Des dents fines sont implantées sur les deux mâchoires.

C'est une espèce propre aux schistes de Monte-Bolca et qui fait partie de la collection du Docteur Hartmann.

IIL Angxjilla brevicula Agass.

Vol. 5,Tab. ?i3,fig. 1.

Pour une Anguille , cette espèce est plutôt trapue qu'allongée , et cette apparence résulte surtout de la largeur du squelette dans sa partie postérieure. La colonne vertébrale est composée de près de quatre-vingt vertèbres dont vingt-six abdominales , qui sont en général aussi hautes que longues. Les dernières vertèbres caudales se font remarquer par leur petitesse ex-

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Irême , à tel point que la colonne vertébrale a l'air de se terminer en un filet très-mince. La dorsale commence à une petite distance de la tète. Elle est d'abord excessivement basse et ses rayons ne s'élèvent (ju'insensiblement. L'anale commence d'une manière plus brusque aux deux cinquièmes de la loni>ueur. La tête est petite , mais admirablement conservée. Tous les os en sont très-délicats. La gueule est largement fendue : elle s'étend jusque derrière l'orbite, et l'on distingue plusieurs dents (rès-acérées à la mâchoire supérieure. Les rayons brancliiostègues sont aussi très-distincts et à-peu-près droits. Les pectorales sont petites. La première vertèbre abdominale est beaucoup plus grande que les autres. Cette jolie petite espèce provient de Monte-Bolca.

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