I. Enchodus halocyon Agass
Vol. 5, Tab. 25c. fig. 1.16.
SvN. £sox lewesiensis Mant. Tab. 44 , fig. 1 , 2 , et Tab. 33 , fig, 2 , 3 et 4
M. Mantell a figuré sous le nom à'Esox lewesiensis plusieurs fragmens de mâchoires et une série de dents isolées de la craie blanche qui paraissent appartenir à la même espèce, d'autant plus qu'elles proviennent de la même localité. Il y a en effet quelque ressemblance entre les dents de ce type et celles du Brochet ; mais l'analogie est plus grande avec la dentition des Thyrsites et des Lepidopus. Seulement, dans notre E. halocyon, les dents sont plus espacées et le nombre en est par là même moins considérable. Il n'y en a guère que six ou sept grandes de chaque côté de la mâchoire inférieure (fig. 2, 3, 5, 7j ; elles sont . si possible , encore plus effilées que dans les genres vivans que nous venons de citer, et il paraît que la première est ordinairement du double plus grande que les autres. Nous envisageons les exemplaires de lig. 2, 3 et 4 comme types de 1'^'. halocyon. L'os palatin, qui est très-bien con-
serve dans l'exemplaire de (ig. i, est armé de donts plus poliles et plus serrées, mais également de grandeur variable : les antérieures sont aussi ici les plus grandes. Les os , et particulièrement les os des mâchoires, sont marqués à l'extérieur d'une fine granulation très-distincte et disposée en séries régulières (fig. 3).
On a retrouvé avec ces fragmens de mâchoires plusieurs écailles et quelques vertèbres. Les écailles (fig. ik et 15), qui pourraient bien être aussi des pièces operculaires, ont tout-à-tait le caractère des écailles de Cycloïdes ; on y remarque des lignes concentriques s'eiitrecroisanl avec les sillons qui sont très-distincts. Les vertèbres que j'ai représentées grossies (fig. 16) sont un peu plus longues que hautes, médiocrement renflées à leur articulation et munies d "apophyses très-vigoureuses .
Les fig. 9 , 1 0 . H , 1 2 et 1 3 représentent des dents isolées ; la fig. 6, deux dents réunies : la fig. 7. une mâchoire inférieure d'un très-petit individu, probablement d'un jeune ; la fig. o, celle d'un individu un peu plus grand ; la fig. 8 , les deux dents antérieures de la mâchoire inférieure ; elles sont réunies par leur base et remarquables par leur courbure.
Cette espèce provient de la craie blanche de Lewes ; elle a aussi été recueillie dans la craie du canal de Dellavvare , à l'embouchure du Potamac, d'où elle a été rapportée par M. Pascalis, et déposée par M. Emile Rousseau au Muséum d'Histoire naturelle de Paris.