‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 5)Chapitre 136 sur 284 · VIII. AcRODus Gaillardoti Agass · texte numérisé non relu

VIII. AcRODus Gaillardoti Agass

Vol. 3, Tab. 22, fig. iG, 17, 18, 19 et 20.

Cette espèce est très-caractéristique pour le Muschelkalk ; on la trouve également en France et en Allemagne, partout où le Muschelkalk est développé. C'est à M. le D' Gaillardot, de Lunéville, que j'en ai du les premiers exemplaires, et c'est avec un sentiment de vive reconnaissance que je la dédie à sa mémoire. MM. Voltz et Mougeot m'en ont depuis communiqué de plusieurs points de la France orientale. Un fait assez curieux c'est que les carriers de Rehainviller donnent à ces dents le nom de sangsues j à cause de leur forme et des stries transversales de leur surface. Les carriers anglais appellent du même nom les dents de V ^crodus nobilis j qui sont aussi communes dans le Lias de Lyme Régis que celles de V Acr. Gaillardoti dans le Muschelkalk. M. le Comte de Munster a aussi fréquemment trouvé de ces dents dans le Muschelkalk des environs de Bayreuth, et M. d'Alberti dans celui du Wurtemberg.

Les dents à' Acr. Gaillardoti ressemblent beaucoup à celles de l'Acr. nobilis par leur aspect général et par la disposition principale des rides -, mais elles en diffèrent spécifiquement en ce qu'elles sont essentiellement plus petites, que leurs deux extrémités sont moins différentes l'une de l'autre, c'est-à-dire plus uniformément rétrécies, et que leur milieu est plus généralement renflé. La saillie longitudinale du sommet de la dent s'étend exactement sur son milieu ; elle est très-marquée aux extrémités de chaque dent, mais à peine sensible sur son centre. Les rides qui s'y rattachent sont moins rapprochées et plus généralement transversales 5 enfin sur les

bords de rémail, qui forment des bourrelets assez saillans au-dessus de la racine, il y a un bien plus grand espace lisse que dans les dents de l'Acr. nobilis.

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