‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 5)Chapitre 155 sur 284 · X. Hybodus dubius Agass · texte numérisé non relu

X. Hybodus dubius Agass

Vol. 3, Tab. 22 o, fig. 8, 9, iO.

Cette espèce est de forme très-élancée , et sous ce rapport elle ressemble plutôt à un Cladodus qu'à un Hybodus, d'autant plus que les cônes secondaires sont aussi très-développés. Cependant comme il n'y a qu'un cône de chaque côté dans les exemplaires que je possède , je suis plus porté à l'envisager comme un Hybode. Ce serait d'ailleurs le seul Cladodus que l'on trouverait dans les terrains jurassiques , car nous verrons plus bas que ce genre est particulièrement propre au terrain bouiller. Les plis de l'émail sont très-marqués et s'étendent sur le cône principal jusque vers le sommet. La base de la couronne est très-étroite ; la racine n'est pas conservée, et c'est encore une présomption en faveur du genre Hybodus.

Du calcaire de Purbeck de Linksfield. J'envisage l'exemplaire de lig. 8 comme le type de l'espèce. La fig. 8 la montre grossie. Les originaux m'ont été communiqués par M. Rol)ertson .

Ce n'est pas sans quelque hésitation que je rapporte à cette espèce la petite dent, fig. 10. Quoique beaucoup plus petite, elle a en somme la même physionomie, et pourrait par conséquent fort bien provenir d'un jeune individu. On remarque de chaque côté du cône principal deux petits cônes latéraux. La base de la couronne est très-étroite, mais la racine qui est ici conservée, est fort haute. La fig. fO' montre la même dent grossie.

XL Hybodits undulatus Asrass.

Vol. 3. Tab. 22a, fig. H.

La physionomie de cette espèce rappelle certaines dents du Muschelkalk , qui se trouvent iigurées dans la planche 24. Mais outre qu'elle provient d'un terrain beaucoup plus récent, elle se distingue par un caractère essentiel , auquel il est fait allusion dans le nom spécifique, c'est que les plis de l'émail sont très-ondulés, et ont par conséquent une direction irrégulière. Le cône principal est peu saillant, et les cônes secondaires ne sont que de légers renflemens. J'en conclus dès lors que l'exemplaire figuré est une dent du fond de la mâchoire. Je ne connais point encore de dents provenant des mêmes localités qu'on pût en^ isager comme les dents antérieures de la même espèce.

Du calcaire de Purbeck de Linksfield. L'original m'a été communiqué par M. Robertson.

La fig. dd ' montre cette même dent grossie.

Espèces des terrains triaslqncs.

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